CHAPITRE VlII
DES VÊPRES CHANTÉES SOLENNELLEMENT (i).
Célébrant. PouF chanter les vêpres solennellement , le célébrant se revêt de la chape par-dessus le surplis, et non point de Faube ni de Tétole [2). Dans les cathédrales, comme chanoine , il se revêt sous la chape de Tamict par-dessus le rochet. Des prêtres , ou au moins des
Assistants. cIcFcs dcstinés à servir d^assistants au célébrant , se revêtent de la chape sur le surplis. Quand le clergé est assez considérable pour cela , ils sont au nombre de six dans les principales fêtes doubles de première classe , c'est-à-dire Noël , T Epiphanie , Pâques, l'Ascension , la Pentecôte , la Fête-Dieu , Saint-Pierre et Saint-Paul, l'Assomption, la Toussaint, la fête du titulaire de l'église, celle du patron du lieu et celle de la dédicace. Aux autres fêtes doubles de première classe et à celles de seconde classe de Notre Seigneur et de la Sainte Vierge , ainsi qu'aux fêtes qui suivent Noël, on emploie quatre assistants ; aux autres fêtes et aux . jours de dimanche, il n'y en a que deux.
C'est un rite propre à quelques ordres religieux que le célébrant se revête de la chape seulement au capitule. La Sacrée Congrégation (3) a déccidé que, dans les
(1) Voyez le cérémonial des évoques, L. II, c. m, et aussi dans les c I et II.
(2)5. -R. C, in Ragusina^ i3juL 1658; et in Volaler,, 16 dec.
(3) In Lticionen.^ ad d5, 12 aug^ 185^.
autres églises, c'était toujours dès le commencement des vêpres que le célébrant devait la prendre.
Si les vêpres doivent se partager au capitule , on partj[£. prend dès le commencement la couleur qui convient à roflSce du jour suivant.
La place du célébrant sera soit sur le banc qui est do céiébnnt. du côté de Tépître, comme à la messe , soit à la première stalle du chœur, du côté en semaine. Si c'est une place au chœur qu'il occupe , on aura soin de la distinguer en la recouvrant d'un tapis, et en e^Lhaussant le siège par un coussin qu'on y disposera. En tout cas, le célébrant devra avoir au-devant de lui un prie- Dieu ou pupitre, aussi recouvert d'un tapis, sur lequel on placera un bréviaire ou diurnal de grand format , qu'on ferait bien de revêtir d'une couverture de soie en rappoit avec la couleur de l'office. S'il n'y a pas d'appui fixe au-devant du siège du célébrant, on aura soin de n'y mettre qu'un pupitre mobile qu'on puisse aisément enlever dans les moments où cela serait commode , par exemple quand le célébrant doit être encensé, etc. (1). Pour les assistants, on prépare au milieu du chœur, au-devant de la première stalle et faisant face à l'autel, deux bancs couverts d'étoflTe verte, ou des escabeaux. Si l'officiant siège au banc du côté de l'épitre, les deux premiers assistants seront à ses côtés.
Sur l'autel , les acolytes allumeront les cierges en
(1^ Selon le cérémonial, aux vêpres chantées en présence de Févèqne, le célébrant n*a pas devant lui ce petit pupitre, et un acolyte vient alors soutenir le livre quand cela est nécessaire. (G. ir, n" 10.) On peut tenir note de cette façon de suppléer le pupitre, pour les autres cas où il n'aurait pas été possible d'en mettre.
DES vtPRBS.