Chaque Heure se termine par une oraison
315. A Vêpres et à Laudes, l'oraison se dit immédiatement après l'antienne de Magnificat et de Benedictus. A Prime, Tierce, Sexte et None, on la dit après le répons bref, et à Com-
i ibid. — 2 ibi^.^ n. 2.-5 ibid.^ tit. XXIX, n. 2. — * Ibid., n. 5. — ^ Ibid., n. 4. — ^ Brev.
plies, après l'antienne de Niinc dimittis. Lorsqu'il y a des prières, suivant les règles indiquées ci-après, art. xvi, p. 204, on dit l'oraison seulement après ces prières*.
316. A Prime et à Gomplies, on dit toujours les oraisons qui se trouvent au psautier, comme il est dit n^* 187, 195, et 221, p. 168, 169 et 174, excepté les trois derniers jours de la semaine sainte : on dit alors Respice. Aux autres Heures, on dit ordinairement l'oraison des premières Vêpres. Pendant le Carême, aux quatre-temps, aux vigiles et le lundi des Rogations, l'oraison des Laudes se dit seulement à Tierce, à Sexte et à Noue ; et aux Vêpres suivantes, on dit l'oraison du dimanche précédent, ou, si c'est en Carême, une autre oraison propre. Dans les autres fériés, on dit pendant la semaine l'oraison du dimanche précédent. Pendant le cours d'une octave, on dit l'oraison de la fête. On la dit encore le jour de l'octave, s'il n'y a pas une oraison propre pour ce jour *.
317. On doit toujours faire précéder l'oraison du verset Dominus vobiscum, auquel on répond Et cum spiritu tuo. Ce verset doit toujours être dit, quand même on récite l'Office en son particulier, mais par ceux-là seulement qui ont reçu l'ordre du diaconat. Un Diacre ne peut même le dire devant un Prêtre sans la permission de celui-ci. Ceux qui ne sont pas Diacres doivent dire Domine exaiidi orationem meam, avec la réponse Et clamor meus ad te veniat. On dit ensuite Oremus^.
318. Après l'oraison, ou s'il y a des mémoires, suivant ce qui est dit chap. viii, art. ii, p. 136, après la dernière, on dit Dominus vobiscum ou Domine exaudi orationem meam. On dit ensuite les versets Benedicamus Domino et Fidelium animœ. Ce dernier verset ne se dit ni à Prime ni à Complies. On ne le dit pas quand on doit dire immédiatement le petit Office de la sainte Vierge, l'Office des morts, les psaumes graduels, les psaumes de la pénitence ou les litanies seulement*.
* liub, Brev. Ibid., tit. xxx, n. 1. — « Ibid., n. 2. — ^ Ibid., n. 3. — Mbid.
319. Si toute roraison s'adresse à Dieu le Père, on la conclut par ces mots : Per Dominum ; si elle s'adresse au Fils, on dit Qui vivis et régnas ; s'il est fait mention du Fils au commencement de l'oraison, on dit : Per eumdem; si la fin de l'oraison fait mention du Fils, on dit : Qui tecum vivit; si l'on fait mention du Saint-Esprit, on dit dans la conclusion : In unitate ejusdem Spiritus sancti Deus^. Ces différentes règles sont renfermées dans les vers suivants :
Per Dominum dicas, si Patrem, Presbyter, ores : Si Ghristum memores, Per eumdem dicere debes ; Si loqueris Çhristo, Qui vivis, scire mémento ; Qui tecum, si sit collectée finis in ipso; Si memores Flamen, ejusdem die prope fmem.
Nota. II faut remarquer que le mot spiritus, qui se trouve dans les oraisons de saint Julien, de saint Fidèle de Sigmaringue, de saint Jérôme Émilien, de sainte Jeanne-Françoise de Chantai, de saint Camille de Lellis et des Vêpres du mercredi de la seconde semaine du Carême, ne se rapporte pas à la troisième personne de la sainte Trinité. On ne doit pus, par conséquent, ajouter e/wsdem dans la conclusionde cesoraisons^.
320. On conclut toujours la première oraison de l'Office de la manière indiquée au numéro précédent. S'il y en a plusieurs, on conclut aussi la dernière; mais on ne conclut pas les autres ^.
321. Quand on dit une oraison du commun des Saints, on doit dire le nom du Saint à l'endroit oii se trouve la lettre iV^; mais on doit dire le nom seulement, et non pas le surnom^ : ainsi, à l'oraison de la fête de saint Jean Gualbert, on doit dire seulement le mot Joannis^. La même règle ne
1 Ibid., n. 4. — 2 s. C, 12 nov. 1831. Gardel., 4520 ou 4C09, ad 49, Marsorum, 7 déc. 1844. Gardel., 4819 ou 4985, ad 9, inMechlinien, — ^ Piub. Brev. Ihià, n. 5. — ^ Hub. de ces jours. — ^ S. C, 23 juin 1736. Gardel., 3894 ou 4044, alia dub. ad 2, in Einsidlen. — ^ S. G , 23 mai 1835. Gardel., 4597 ou 4746, ad 3, in Namurcen, 7 déc. 1844. Gardel., 4839 ou 4985, ad 9, in Mechlinien,, 29 mars 1851. Gardel., 5157» ad 5, in Mediolanen,
s'applique pas aux mots Chrysostomus^ Chrysologtis ^ Cœlestinus, que Ton dit aux oraisons de saint Jean Chrysostome, de saint Pierre Chrysologue ^ et de saint Pierre
Célestin
ARTICLE xni De Vhymne Te Deum.
322. On dit Thymne Te Deum après la dernière leçon des Matines : 1^ tous les dimanches de l'année, excepté pendant TAvent et depuis la Septuagésime jusqu'à Pâques ; 2^ à l'Office de toutes les fêtes, tant de neuf que de trois leçons, et pendant les octaves; on en excepte le jour delà fête des saints Innocents, si elle n'arrive pas un dimanche, mais on le dit toujours le jour de l'octave de cette fête ; 5^ à toutes les fériés du temps pascal, excepté le lundi des Rogations^.
323. Quand on ne dit pas Te Deum^ on dit un répons après la dernière leçon comme après les autres leçons, ainsi qu'il a étéditn^M75, 298 et 300, p. 165, 195 et 196*.
ARTICLE XIV
De V oraison dominicale et de la salutation angélique.
324. En règle générale, on dit Pater noster et Ave Maria avant de commencer chaque Heure, et Pater noster à la fin, après Benedicamus Domino et Fidelium animée^ si Ton ne doit pas dire immédiatement l'Heure suivante ou le petit Office delà sainte Vierge. On excepte de cette règle l'Heure de Compiles, qui commence par Juhe Domne henedicere et la leçon brève : on dit Pater noster seulement après le verset Adjutorium nostrum; à la fin, on ne dit point Pater noster après Benedicamus Domino et le verset qui suit ; mais on
* S. C, 8 mars 1825. Garde)., 4460 ou 4610, Dec. gen. — 2 S. C, 7 dcc. 1844. GardeL, 4859 ou 4985, ad 6, in Mechlinien. — ^ Rub, Brev. Ibid., lit. xxxi, n. 1. ~ * Ibid., n. 4.