DES YÊPRES CHANTÉES NON SOLENNELLES
95. Ainsi que nous l'avons vu n° 5, p. 535, on peut célébrer les Vêpres sans que l'Officiant soit en chape et sans
* Conséq. — 2 Cœr, Ep. Ibid. — s C(îr, des Év. expl. Ibid. — * Cœr. Ep. Ibid., n. 9. ■— 5 Conséq. — ^ Cér. des Év. expL Ibid. — ^ Ibid.
562 PART. VllI, SECT. IL
faire les encensements. Pour cet Office, il n'y a aucun Ministre nécessaire, sinon les Chantres^.
96. L'Olficiant est en surplis (1). 11 occupe, en règle générale, la première place d'un des côtés du chœur ^. Cependant, si c'est Fusage, il peut demeurer à sa place ordinaire^, ou occuper une place séparée au milieu du chœur* ou ailleurs^. Dans un chapitre, si l'Officiant n'est pas Chanoine, il ne peut être placé au chœ-ur avant les Chanoines, il occupe alors la première place parmi ceux qui sont du même ordre que lui^ (2), ou bien il garde sa place ordinaire, ou encore il occupe une place séparée, comme il vient d'être dif^.
97. L'Officiant, s'étant revêtu du surplis, attend qu'il soit temps de partir, et au signal donné, il fait la révérence convenable^. Si d'autres Ecclésiastiques vont au chœur avec lui, ils marchent après lui, les plus dignes les premiers ^ Deux peuvent accompagner l'Officiant. Tous marchent la tête nue et la barrette à la main^^.
98. L'Olficiant et ceux qui l'accompagnent, arrivés devant l'autel, font d'abord la révérence convenable; l'Officiant se met à genoux sur le plus bas degré, au milieu ^^ pour réciter Aperi ^^.
99. La prière achevée, l'Officiant se lève avec ceux qui l'accompngnent, fait la révérence convenable, salue le Clergé, et se rend à sa place ^^.
(1) Nous avoEs vu, p. 61, que l'usage de Tétole est absolument interdit pendant les Heures canoniales.
(2) On a expliqué, p. o70, la division des membres du Clergé en plusieurs ordres.
* Cœr. Ep , 1. n, G. m, n. 17.— 2 ibid., 1, IL c, vi, n. 3 et 4. S. G.,
21 nov. 1626. Gardel., 514 ou 661, Lh^bis S, Hieronymi Illyricorum,
22 nov. 1659. Gnrdel., 1859 ou 2006, in Conversana. 24janv. 1688. Gardel., 5759 ou 3889, ad 2, in Eortana. 27 février 1847. Gardel., 4923 ou 5076, in Tranen. — ^ s. G., 24 m;ii 1659. Garde!., 1859 ou 1985, in Volaterrana. — ^ S. G., 17 juin 1706. Gardel., 169 ou 316, In Brundusina, — ^ Gonséq. — ® V. 3 et 4. 22 août 1026. Gardel., 505 ou 652, in Cascriana, — "^ Gonséq. — ^ Gonséq. — ^ (;^^. Ep., I. II, c, VI, n. 2. — 10 Gonséq. — i^ Cœr. Ep. Ibid., n. 5. — ^^ Gonséq. — *5 Cœr. Ep. Ihid., n. 4.
100. Après avoir dit à voix basse Pater et Ave, il commence Deus in adjutorium, en faisant le signe de la croix ^
101. L'Officiant cpmmence la première antienne, que le Chœur continue si TOffice est double ; puis, le Chantre ayant entonné le psaume, le Clergé s'assied et se couvre^.
102. Les autres antiennes sont entonnées par ceux qui sont au chœur, lés premières par les premiers, et toujours en descendant^.
103. Les cinq psaumes chantés, et la dernière antienne terminée, rOfficiant se découvre, se lève, dit le capitule et commence l'hymne*. Après l'hymne, deux Clercs chantent le verset^.
104. L'Officiant entonne l'antienne de Magnificat, et^ comme il n'y a pas d'encensement '', il dit à sa place Dominus vobiscum, et les oraisons en temps convenable, puis, après Benedicamus, le verset Fidelium^.
105. Nota. S'il faut dire les prières fériales, l'Officiant les chante sans inflexion de voix, et le Chœur répond de même. L'Officiant se lève pour les oraisons^»
TROISIÈME SECTION
106. Les petites Heures ne sont jamais solennelles ^^, si ce n'est Tierce, lorsque TEvêque officie ^^
* Conséq. — ^ Gonséq. — ^ D'après le Cér. des Év., 1. Il, c. m. — * Ibld. — s S. C, 19 mai 1604. Gardel., 204 ou 351, ad 19, in Placentina.— ^mà.— '^Cœr, Ep. Ibid.— « Conséq. — ^ S. C, 9 mai 1759. Gardel., 3935 ou 4084, Montis Politiani. 22 mars 1862. Gardel., 5318 ad 8 et 9, S, Marcu — ^^ Tous les auteurs. — ** Cœr. Ep., 1. II, c. viir, n. 5, 6 et 18.
564 PART. YIII, SEGT. III.
107. Le Chœur est debout, tourné vers l'autel, pendant le Pater et YAve^ qui se disent à voix basse avant de commencer; pendant le Deus in adjutorium, le capitule, le répons bref, les petits versets, l'oraison et le Benedicamus, Pendant l'hymne, on est debout, tourné en chœur, et pendant les psaumes on est assis et couvert. Lorsqu'on dit les prières, si l'on ne doit pas les dire à genoux, on se tient debout, tourné vers l'autel. Si on les dit à genoux, celui qui préside se lève pour l'oraison^ (1).
108. Celui qui préside à l'Office commence Deus in adjutoriiim et Tantienne avant le psaume, dit le capitule, l'oraison, le verset Benedicamus et le verset Fidelium ^. S'il faut dire les prières, on observe ce qui est dit n^ 105^. Ceux qui font l'office de Chantres commencent le premier psaume, les hymnes, les répons brefs et les petits versets*. De jeunes Clercs ou des Enfants de chœur les remplacent très-convenablement dans les deux derniers cas^.
109. Nota. On ne peut pas commencer une petite Heure après la Messe avant la fin du dernier évangile^.
110. Les Chantres, en simple habit de chœur, restent à leurs places ordinaires, ou bien vont au milieu du chœur seulement pour chanter les répons brefs, selon les usages des lieux et le degré de solennité qu'on veut donner à l'Office ^
111. A Prime, durant la lecture du Martyrologe, tous, excepté le Lecteur, sont assis; et, quand celui qui préside dit Pretiosa, ils se découvrent, se lèvent et se tournent vers l'autel^. Quand le Lecteur, à la fin de la leçon brève, dit Tu
(1) Ainsi que nous Tavons dit, p. 582, aucune règle positive n'impose au Clergé, lorsqu'il est debout, l'obligation de se tourner vers l'autel ou de rester en cbœur. Les dispositions que nous donnons à ce sujet ne sont appuyées que sur la pratique de certaines églises et le besoin de l'uniformité.
* Ibid., c. X, n. 8. — 2 ^^y. chori, — s g. c., 22 mars 1862. Gardel., 3955 ou 4084, ad 8 et 9, S. Marci, — * Dir. chori. — ^ Plusieurs auteurs. — 6 S. C, 14 avril 1753. Gardel., 4084 ou 4259, ad 8, in Conimhricen, — "^ Usages divers. — ^ Tous les auteurs.
autem Domine miserere nobis, il fléchit le genou, ou s'il est Chanoine, il s'incline profondément ^ On fait le signe de la croix à Dominus nos benedicat^.
112. A compHes, dans les grandes éghses, lorsqu'elles suivent immédiatement les Vêpres, elles sont présidées par un Prêtre autre que l'Officiant des Vêpres. On attend donc, pour les commencer, que celui-ci soit retiré^.
115. Le Lecteur ou Chantre, médiocrement inchné vers celui qui préside, dit d'un ton convenable. Jubé, Domne, benedicere'', et demeure incliné jusqu'à la fin de la bénédiction ^. Le Prêtre se tourne aussi vers lui pour dire Noctem qtdetam^j et le Chœur répond Amen'^ ; puis le même Lecteur ou Chantre dit la leçon brève : Fratres, sobrii estote^: à Tu autem Domine miserere nobis, il fait la génuflexion comme il est dit n<^ 111^. Le Chœur répond Deo gratias, L'Officiant dit alors , à voix médiocre , Adjutorium nostrum^^, sans inflexion de voix^^; puis on dit tout bas Pater noster ^^.
114. L'Oîficiant, étant médiocrement incliné, dit ensuite, d'un ton grave, le Confiteor; à vobis fratres,., vos fratres^ il se tourne vers les deux côtés du chœur. Le Clergé, à son tour, répète les mêmes cérémonies, et se tourne vers lui en disant tibi Pater et te Pater, A Indulgentiam, tous se redressent, et chacun fait le signe de la croix ^^. En faisant la confession, personne ne doit porter la calotte^*.
115. Le Chœur est tourné vers l'autel jusqu'à ce que le Prêtre commence le Confiteor; on se tourne alors en chœur, on demeure dans cette position jusqu'à Converte nos, et l'on se tourne de nouveau vers l'autel ^^ (1).