‹ Cérémonial selon le rit romain d'après Baldeschi et FavrelChapitre 290 sur 337 · DU SACREMENT DE PENITENCE · texte numérisé non relu

DU SACREMENT DE PENITENCE

HO. Le Confesseur doit ê(re revêtu du surplis et de Tétôle violette ^

Nota. Celte règle n'est pas obligatoire en toute circoastance^. On peut se dispenser du surplis et de l'étole pour entendre les confessions hors de l'église; mais il est toujours préférable d'avoir au moins une éiole^ (1).

(1) L'usage d'entendre les confessions avec le surplis sans étole est contraire aux règles de la liturgie. Deux rubriques du Rituel, il est vrai, admettent une exception pour l'administralion du sacrement de pénitence, a In omni sacramentorumadminislratione (Sacerdo-) superpelliceo sit inc( dutus, etdesuper stola ejus coloris quem sacramenti litusexposcit, nisi « in sacramento pœnilentise ministrando occasio, vel consueludo vel lo- « eus interdum aliter suadeat. » [Rit. de sacram. adm.) « Superpelliceo et « slola violacei coloris utatur, prouttompus vellocorum ferel consuetudo.» (Ibid. desacr. pœnitentiae.) Cette restriction ne peut autoriser à admettre l'usage de ne pas prendre l'étole lorsqu'on entend les confessions à l'église. Trois décrets de la S. C. des rites s'expriment en ce sens, et Catalan condamne cet usage. Ces trois décrets sont le3 suivants. I. Question. ce An adsit praeceptum utendi slola violacea in adminislratione sacrannenti pœnitentiœ?» Réponse, a Servetur Rituale Romaniim , » (S. C, 17 août 4853 Gardel., 4579 ou 4718, ad 3, Ord. S. Joan, de Dec.) II. Question. « In cathedrali Patavina ex immemorabili consuetudine in « publica administratione sacramenli pœnitentise Sacerdotes Confessarii « interdicunlur ab usu stolœ a Rituali Romano preescripiae : Qiiœritur « an standum sit bujusmodi consuetudini? » Réponse. « Négative^ sed c( standum omnino Rituali, et aliis decretis. » (S. C, 7 déc. 1844, « Gardel., 4854 ou 5000, ad 3, in Patavina.) III. Question. « Quffîritur ce an Confessarii in ecclesia cathedrali (Palavin.) in actu confessionum « assumere debeant stolam, qua non utuntur? » Réponse. « Affirma- (( tire juxta décréta. ï> (S. C., 11 sept. 1847. Gardel., 4946 ou 5107, ad 1, in Patavin.) Catalan, dans son commentaire sur le Rituel, dit positivement que les Prêtres doivent porter l'étole pour administrer le sacrement de pénitence, sur le surplis s'ils sont séculiers, ou sur l'habit de leur ordre, s'ils sont réguliers, ce Extant et in banc rem Vciria S. R. G. (( décréta, atque edicta summorum Romanorum Pontificum, quibus dis- « tricte praîcipitur Conl'essariis, si scilicet Prœsbyteri sœcuhues, vel re- « gulares sunt, ut in confessionibus audiendis, in ecclesia scilicet, et in (L confessionali sede, superpelliceum et stolam violaceam adhibeant; si « vero monachi, aulfratres mendicantes, stolam. Caiterum, licetex nostri

1 Rit. Ibid. S. C, 17 août 1833. Gardel., 4569 ou 4718, ad 3, Ord. S. Joan. de Deo. 11 sept. 1847. Gardel., 4946 ou 5107, ad 1, in Patavin. 31 août 1867. Gardel., 5382, ad 5, in Ambianen. — ^ Rit. Ibid. — ^ Mêmes auteurs.

m. Le Confesseur s'assied, et le pénitent se met à genoux. Celui-ci récite le Confiteor avec la formule et iibi Pater, Il peut se contenter de dire Confiteor Deo omnipotenti^ et tibi Pater (1). 11 fait ensuite sa confession*.

112. Après la confession, le Confesseur donne à son pénitent les avis qu'il croit utiles, et s'il le juge à propos, lui donne l'absolution^.

H3. Pour donner l'absolution, il dit à' dhord Misereatur et Indulgentiam , puis prononce la formule sacramentelle ^ (2j.

« paragraphi proîscripto videatur posse omitli superpelliceum ipsum et a stolarn, si aliier feiat consuctiido locorum, puto nihilon-inus, ubi in « ecclesin, et in sede tonfes!>ionali pœnitentiîe sacramentum administra- « tur, adhibendum Cbse superpelliceum et slolam a saecularibus Presby- « teris, a regularibus vero, quicumque illi sint, stolam, juxla memorata (( S. C. décréta, ac cummunia fere diœcesiurn statuta. »

(1) Il est d'usnn;e, en France et ailleurs, que le pénitent demande d'abord la bénédiction du Prêîre, par ces paroles : Benedic mihi, Pater, quia pecçavi^ en latin ou en langue vulgaire, et le Prêtre bénit son pénitent par cette formule : Dominus sit in corde tuo et in labiis tiiis, ut rite confitearis omnia joeccata tua : in nomine Patris, et Filii, et Spiritus sancti. Les ;iuteurs anciens ne font point mention de cet usage; mais les meilleurs auteurs modernes paraissent l'approuver. Toute la difficulté, d'ailleurs, serait relative à cette formule de bénédiction. Un autre usage consiste à partager le Confiteor en deux parties ; le pénitent dit cette prière jus ju'à mea culpa exclusivement avant de confesser ses péchés ; après l'avoir fait, il termine la prière; pendant qu'il récite la dernière partie du Confiteor^ le Confesseur dit Misereatur et Indulgentiam, et donne ensuite ses avis an pénitent. Dans cet ensemble, il y a quelque chose de coniraire aux rubriques du Rituel. Elles permettent l'abréviation du Confiteor, suivant ce qui est dit au n° 111, la suppression de Misereatur et Indulgentiam, comme il est dit au n® 113; mais il n'est question ni de la division du Confiteor, ni de séparer Misereatur et Indulgentiam de la formu'e d'absolution.

(2) Les Hubricistes ne sont pas d'accord sur la nature du mot Deinde qui précède les paroles Ego te absolvo a peccatis tuis. D'après les uns, ce mot est une rubrique insérée à cet endroit pour indiquer les paroles sacramentelles ; suivant les autres, il fait partie du texte, et doit être prononcé par le Confesseur. Les anciens Rituels imprimés à Rome ne sont pas d'accoi'd sur ce point; les décrets de la S. C. des rites ne sont pas suffisamment clairs, et les auteurs les plus recommandables sont eux-

* m. Ibid. -~ 2 j^n^ ibi^j^ 5 ibid.

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