‹ Cérémonial selon le rit romain d'après Baldeschi et FavrelChapitre 63 sur 337 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Du lit funèbre.

152. Toutes les fois qu'on doit porter à l'église le corps d'une personne défunte, et même en d'aulres circonstances, quand on doit faire un Office pour les morts, on dispose au milieu de l'église (1) un lit funèbre [tumulus, feretruMy lectica mortuorum, castrum doloris). Le lit fimèbre est recouvert d'un grand drap noir^, sur lequel on peut représenter des images de mort ^ (2).

135. Le lit funèbre peut être placé sur une estrade avec plusieurs degrés sur lesquels on dispose des chandeliers ; on peut aussi mettre des cierges sur des tringles disposées pour les recevoir. Ils peuvent être placés tout près du lit funèbre, ou à quelque distance, de manière qu'on puisse passer facilement entre eux et le catafalque^ (5).

(1) Il n'est pas d'usaçre àRomedemeUie le lit funèbre dans le chœur, comme on le tait chez nous pour les Prêtres. Aucune loi positive ne paraît cependant condamner cet usage : « In medio ecclesiae, dit Merati, (( vel in alio loco congruo pro dispositione situs. »

(2) Ce drap noir, que nous appelons drap mortuaire, n*a point, à Rome, comme dans plusieurs églises de France, une croix blanche au milieu. Il est très-riche nent brodé. Le milieu est une large bande d'étoffe jaune, et les deux côtés sont d'étoffe noire. Il est tout galonné en or, et des figures de têtes et d'ossements de morts y sont brodées. Les anciens auteurs permettent d'y mettre une croix rouge.

(3) Si les cierges sont placés sur des tringles, dit le même auteur d'après Bisso et Bauidry, on pourra les mettre tout près du lit funèbre* mais s'ils sont sur des chandeliers, on les mettra à une distance asse grande pour que le Célébrant et ses Ministres puissent passer entre les cierges et le lit funèbre pour l'aspersion et l'encensement. On peut aussi, ce semble, tenir compte de la disposition des lieux pour suivre l'une ou l'autre méthode.

* RiL, de Exeq. Cœi\ Ep.y 1. II, c. xi, n. 1, — 2 fous les auteur» — ^ Bisso, Bauidry, Merati et autres.

CEREMONIAL, I,

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