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Après l'Evangile, il ne baise pas le Missel et ne dit

(1) On a dû préparer pour le Prélat ua prie-Dien (convenablement revêtu) devant le milieu de l'autel ou du côté de l'épître, à moins que les dispositions des lieux n'obligent à faire autrement (Cœrem. Epiac, lib. I, cap XXX, n. 1.).

(2) Il est passé en usage que le Prêtre, ayant salué le Prélat à son arrivée, commence la Messe, sans attendre que celui-ci lui en ftisse le sign^ (Nute de P Auteur.)

(3) On suppose que le très Saint Sacrement n'est pas dans le ta* b^'rn;icle : autrement il f tudrait faire la génuflexion conformément à

Rubiiciu-^.

(\) Au lieu de l'inclination à la croix, on fait la génuflexion au iaint Sacrement s'il est dans le tabeiaacle.

PART. Il, TIT I, CHAP VI.

pas : Per evangelica dicta] c''est le Prélat qui doit baisey le livre : le Clerc a soin pour cela de le lui présenter ouvert (Rub.y ibid., tit. vi^ n. 2). Quand même aucun Prélat ne baiserait le livre, comme cela arrive lorsqu'ils sont plusieurs d'égale dignité, car alors on ne le présente à aucun d'eux, dans ce cas même le Prêtre ne doit pas non plus le baiser. Si parmi ces Prélats il y en a un d'une plus grande dignité, on porte le Missel à baiser à celui-là seulement. Le Prélat ne bénit pas l'eau à l'Offertoire. (Cœrem, Ep. lib. î. c. xxx, n. 3).

8. A moins qu'on ne dise une Messe des morts, après la première des trois oraisons prescristes entre VJlgnus Dei et la communion, le Prêtre baise d'abord l'autel au milieu ; puis, baisant l'instrument de paix, qui lui est présenté par le Clerc à genoux à sa droite, il dit : Pax tecum ; le Clerc répond : Et cumspiritu tuo (Ruèr,, ibid. tit. x. n. 3). Ensuite celui-ci le porte, couvert de son voile, à baiser au Prélat, à tous s'ils sont plusieurs, en disant à chacun d'eux ; Pax tecum ; ils répondent : Et cum spiritu tuo. Le Clerc qui porte la paix ne salue point en arrivant ; mais, après que le Prélat a baisé l'instrument, il lui fait le salut convenable {Cœrem, Ep., lib. I, cap. XXIX, n. 8). Pendant ce temps-là le Prêtre continue les autres oraisons.

9. Pour la bénédiction, ayant dit Benedicat vos omni"^ potens DeuSy il fait l'inclination à la croix ; puis il se tourne vers le Prélat, lui fait une inclination profonde, comme pour lui demander la permission de bénir, et donne la bénédiction sur les assistants du côté où n'est pas le Prélat, en disant : Pater, et Filius, et Spiritua snnctus (Rubr., ibid., tit. xii, n. S). Si celui-ci est au milieu, la bénédiction se donne sur le côté de l'évangile.

10. Après le dernier Evangile, le Prêtre se retourne de sa place vers le Prélat, sans alter au milieu de l'autel, et le salue d'une inclination profonde {Rubr., ibid., n. 5). Il ne sort de là qu'après que le Prélat est parti.

11. Si le Prélat restait, le Prêtre s'en irait au milieu de l'autel, prendrait le calice, descendrait au bas des degrés, ferait une inclination profonde, d'abord à la

DE LA MESSE BASSE

croix, puis au Prélat, ensuite prenant sa barrette et se couvrant, il s'en irait se déshabiller (1).

d^CHAPlTRE VII.

I>e la Messe privée célébrée par l'Eveqae.

1. Il convient que l'Evèque, qui doit célébrer la Messe, se revête des ornements sacrés, non pas à la sacristie, mais à l'autel, où l'on a dû les disposer à l'avance (Cœ?\ Ep,^ lib. I, cap. xxix, n, 1).

2. On devra donc avoir soin de faire préparer devant le milieu de cet autel, à distance convenable, un prie- Dieu, sur lequel le Prélat pourra faire sa préparation et son action de grâces (2).

3. Les ornements à préparer sur l'autel sont : la chasuble et l'étole de la couleur du jour, la croix pectorale, la ceinture, l'aube et l'amict. On met le manipule à part, soit sur l'autel, soit sur la crédence dont nous allons parler.

4. Cette crédence, que le Cérémonial des Evêques caractérise par le mot de mensula, doit être couverte d'une nappe. On dispose dessus le calice tout préparé pour la Messe et le manipule, si on ne Pa pas mis sur l'autel 5 les burettes, l'aiguière avec son bassin et une serviette.

5. Quoique deux cierges suffiseni à la rigueur ( Cœr, Ep, ib, n. 4), il est très-convenable, surtout si l'Evêque doit célébrer dans une église publique, que l'on en allume au moins quatre.

(1) Lorsque des Prélats sont hors du lieu de leur juridiction, on leur donne seulement à baiser l'instrument de paix ; on les salue aussi en allant à l'autel et en revenant, et même, selon l'avis de quelques-uns, après le dernier Evangile. Pour le reste, on agit comme s'ils n'étaient pas présents. Lorsqu'un prince séculier de grande considération est présent pendant la Messe, on observe les mêmes choses que pour les grands Prélats, à l'exception de ce qui suit: 1^ au Confiteor on dit à l'ordinaire Vobis,fratres,. vos,fratres, sans leur faire au-i cune inclination; 2^ après l'évangile on leur donne à baiser le Missel, mais non pas celui de l'autel, que le Célébrant doit baiser seul ; on leur en présente un autre préparé à cette fin. 3^ enfin, le Prêtre ne s'incline pas vers eux avant la bénédiction, et il la donne sur euxmêmes (Note de l'auteur),

(2) Si l'on sait que l'Evêque l'agrée, on disposera sur ce prie-Dieu un Missel ouvert à l'endroit des prières de la préparation.

PART. II. TÎT. I, CHAP. VII

6. Il est également de -grande convenance que cette Messe ne soit pas seulement servie par de «impies Clercs, mais en onire par un Prêtre. Le Cérémmi d des Evêq'ies en désire même plusiem's. Il s'exprime ainsi : Valde coiiveniens esset ut duos salfem Capellanos, coitis mundis indutos, apud se ministraates habtret Episcopus (ibid. n. 2.) (1).

7. i^e moment venu, PEvêque se lave Jes mains prés de son prie- Dieu. Les Prêtres (|ui Passistent lui p ésentent la serviette pour essuyer. ses mains.

8. L'Evêque s'étant immédiatement rendu au pied de l'autel, les Prêires assistants Ini présentent successivement les ornements sacrés avec les révérences et les baisers convenables : d'aborcl Pamict, qnel'Evêque met par-dessus le rochet {Rubr. part ii, tit i, n. 2) ensuite Paube, puis la ceinture. La ceinture étant attachée et Paube convenablement fixée, ils lui donnent à baiser la croix pectorale, et l'aident à l'adapter sur sa poitrine {Rubr., ib., n. 4)(2). Ils lui présentent également Pétole à baiser et la lui mettent sur le cou, prenant soin de la faire passer sur le portant de la croix. L'I^vêquene croise pas Pétole (Rabr.^ ib). Enfin ils l'aident à se revêtir de la chasuble.

9. L'Evêque dit ensuite la prière du manipule, qu'il ne pourrait pas dire duns le moment où Pon devra le lui mettre au bras (^Cœr., n, cap viii, n. 9).

10. Quand la chasuble n'est plus sur l'autel, un de ceux qui assistent l'Evêque va prendre le calice à la crédence, et le place de la même manière que pour les Messes dites par un simple Prêtre (8). Celui qui doit assister l'Evêque à sa gauche a soin de prendre le ma-

(1) Nous avons vu souvent les Prêtres qui assistent- l'Evêque à la Messe basse se servir de l'étole. Nous n'avons trouvé ni dans le Cérémonial ni dans les Auteurs aucun texte qui justifiât cette pratique.

(2) Si l'Evêque devait dire une Messe de Requiem, on lui présenterait le manipule à baiser, et on l'attacherait à son bras avant »le lui présenter la croix.

(3) Nous croyons qu'oîi pourrait laisser le calice sur la crédence jusqu'à V Offertoire, et l'y reporter immédiatement après la communion. Catalan le dit positivement pour le temps qui suit la communion (Comyn-iiit, n. 3). Notre Auteur, également (ians le chapitre de la 3Iesse chaalée avec deux Acolytes seulement, donne pour lè^ie de porter le calice sur la crédence après la communion. Enfin, on

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nipnle, pour se tenir prêt à l'attaclier au bras du Prélat.

11. Les Prêtres qui assistent PEvêque n'étant pas soais ia<hcti, sont sonmis à la règle générale, et doivent être à genoux pour répondre au commencement de la IMesse, ccjnformément à ce que porte la Rubrique Çldid., tir. ir, n. 6).

12. Après larlulgej'tiam {Rnbr, ib., u. 10), le Prêtro ou les deux Prêtres qui ré[)ondent de chaque côté de l'Evêque se lèvent, et celui qni est à gauche Ini présente, avec les cérémonies ordinaires, le manipule à baiser et le lui attache an bras. *

13. Ils l'assistent pendant tonte la Messe, se tenant à portée ponr répondre, tourner les fenillets du livre, indiquer de la main ce qu'il faut dire, couvrir et découvrir le calice, servir les burettes, présenter la serviette lorsqu'on lui donne à laver, et tout ce qui est du service de l'autel ( ^û?/'f77^., E/;., lib. i, cap. xxix, n. 5).

14<. Lorsqu'ils sont deux pour remplir ces offices, et que l'Evê jue est au milieu de l'autel, ils se tiennent l'un à sa droite et l'autre à sa gauche. Mais si l'Evêque est au côté de l'épître, ils se tiennent tous les deux à sa droite, et, s'il est au côté de l'évangile, tous les deux à sa sauche, de telle sorte que l'Evêque soit toujours le plus près du milieu de l'autel (1;.

15. Le Ctrémonial des Evêques xQcoiTLmwadiQ que, pour la consécration, on apporte deux flambeaux, que l'on ne devra éteindre qu'après la communion {Ibid^ n. 6 et 7).

trouve cette même règle dans le Memoriale Rituum pour la Messe célébrée dans les petites églises le jour de la Purilication, le dimanche des Rameaux, etc. Du Molin enseigne positivement qu'il ûuit placer d'abord le calice à lacrédence eî l'y laisser jusqu'à l'Offertoire. De plus, il fait verser l'eau et le vin' dans le calice par le Chapelain, ce qui semble contraire au Cérémonial des Evêques, où les fonctions df^s Chapelains sont ainsi décrites : Capellani servient ei in Missa,

in respondendo, in transferendo librum ab uno latere alîaris ad

aliud, cooperiendo et discooperiendo calicem cum opus fuerit, in •• porrio'^ndo mantili cum lavât manus, in ministrando ampullas, et

in casteris omnibus f tciendis usque ad fmenri Missas necessariis " (lib. cap. XXIX, n. 5). " Le Cérémonial indique tout ce qu'il y a de particulier à l'Evêque ; il ne dit rien sur le |^o;nt en question, et à la fin du chapitre il ajoute : Cœtpra omnia Ep'scopus celo-

hra-is servat, prout aîii tacertlotes observare consueveruiit nempe

juxta nibricas Missalis. "

(1) 11 en est ainsi dans tous les cas semblables, que l'Officiant soit

98 PART. II, TIT. I. CHAP. VIII, ART. I

16. Après l'ablution des doigts, PEvêque se lave les mains comme après l'Offertoire : Et semper in lotione^ dit le Cérémonial (ibid., n. 10), familiari s aliguis ministrat aquam in pelvim, Capellani vero manUle,

17. A la fin de la Messe, l'Evêqne donne la bénédiction more episcopali, en disant : Sit nomen, etc., et faisant, trois signes de croix {Rubr., tit. xiii, ^. 8), mais sans la crosse et sans la mitre.

18. Immédiatement après le dernier Evangile, les assistants de PEvêqiie, ayanfe porté le calice à la crédence, s'il n'y a été transféré immédiatement après les ablutions, aident le Prélat à quitter les ornements sacrés, qu'ils déposent au milieu de l'autel, au même lieu où ils avaient été préparés avant la Messe.

CHAPITHE VIII.

I>u Servant de la Messe Basse (!)• ARTICLE l.

Observations et Règles générales,

1, Autrefois les Clercs de chaque église servaient exclusivement de Ministres aux Messes qui s'y célébraient ; et il serait bien désirable qu'un ministère si saint pût toujours être rempli par de vrais Clercs revêtus de surplis. Mais, puisque ce point de discipline ancienne est devenu impraticable, et qu'il est aujourd'hui d'usage général de suppléer au défaut de Clercs par des enfknts de chœur, il est du devoir des Prêtres de faire comprendre à ceux-ci l'importance des fonctions saintes que l'Eglise consent à leur laisser remplir, et de veiller à ce qu'ils s'en acquittent toujours dignement. Il est honteux pour la religion et affligeant pour la foi, de voir autour des autels des enfants sans piété, sans modestie, exercer les fonctions de ministères que l'Eglise

un Evêque ou un simple Prêtre. Il n'y a d'exception que quand cet Officiant est en chape ; car alors ses Ministres sont toujours à chaque côté de lui. Nous pensons qu'en ce dernier cas l'intention de la Rubrique est de mettre les Ministres en position de toujours soutenir et porter au besoin la chape de l'Officiant.

(1) Ce chapitre nous a paru un complément nécessaire de ceux qui précèdent.

DE LA MESSE BASSE

juge si élevés, qu'elle consacre par ses Pontifes, en leur conférant de saints ordres, ceux qui sont appelés par état à les remplir. Ces enfants, qui approchent le Célébrant, l'autel, Notre-Seigneur de si près, sont quelquefois d'une malpropreté rebutante. Ils montrent autant de précipitation que d'ignorance. Ils passent une partie des versets ; ils en estropient les paroles ; ils anticipent la réponse, au point de finir quelquefois avant le Prêtre qui dit le verset auquel ils doivent répondre. Ils marchent dans l'église, ils se tiennent dans le sanctuaire d'une manière irrévérencieuse. Ils ne savent ni faire la génuflexion, ni joindre les mains, ni tenir leurs chandeliers, ni présenter l'encensoir ou les burettes. En un mot, ils ne font rien avec cette décence qu'exigent les saintes cérémonies de l'église, que trop souvent ils ignorent complètement.

2. Il n'est pas de Pasteur qui, avec de la bonne volonté et de la persévérance, ne puisse avoir quelques enfants formés à bien servir la Messe.

3. Le Serv^ant de Messe, d'après la Rubrique, est revêtu d'un surplis {Ruhr, part ii, tit. ii, n. 1). Le reste de l'habillement doit être convenable et tel qile le requiert et le suppose le vêtement des Clercs. Cependant la S. Congrégation, récemment consultée sur la question de savoir si un laïque avec les habits ordinaires peut faire toutes les fonctions du Clerc, servant la Messe, a répondu : Affirmative sed opportunius ClericUs (3 octobre 1851). Ên tous cas, il faut veiller à ce que ses souliers soient propres et ses mains bien lavées (J).

4. Il faut lui apprendre d'abord (]^ue, quand le saint Sacrement repose dans le tabernacle, il doit, même en dehors de la Messe, toujours faire la génuflexion, non seulement quand il entre dans le sanctuaire ou qu'il en

(1) Il s'est introduit dans quelques églises un usage certainement abusif, et qu'il est important de réformer : c'est qu'on fait porter des calottes aux enfants, même in actu ministerii, ce qui est contre toutes les règles et opposé aux décrets de la S. Congrégation, qui ne permettent pas de porter la calotte à qui que ce soit dum minisirat.

L'usage des calottes a été introduit pour les enfants de chœur à raison de ce qu'ils avaient la tête rasée. Qu'on le tolère au chœur lorsqu'ils ne sont point en fonctions, ce doit être la dernière limite de l'indulgence sur ce point.

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sort, m^iis encore toutes les fois qu'il }>asse devant le tabernacle, ou même qnand il ap[)R)che de l'autel.

5. On ne manquera pas de le former à bien faire ces génuflexions, en lui faisant porter le genou droit jusqu'à terre, vis-à-vis le pied gauche, sans incliner le corps, mais seulement la tête, d'un même temps. On prendra garde que, pour bien faire cette a tion, il doit retirer en ligne directe le pied droit en arrièrpj qu'il doit s'abaisser et se relever naturellement, sans ])récipit;ition, mais avec une gravité qui n'ait pourtant rien d'affecté.

6. On lui reco ni mandera, lorsque le saint Sacrement est exposé, de ne pas manquer, en entrant dans le sanctuaire et en sortant, de fàre la gémitlexion à denx genoux. Dans ce cas, on met les deux genoux en terre avec une inclination.

7. Lor.:;qvi"il djvra faire quelque salut, on le fera toujours s'arrêter et se tourner vers la personne ou vers l'objet sacré qu'il doit saluer.

8. On lui a])j)rendra à bien joindre les mains. Pour bien faire cette îiction, il fiut appliquer la paume d'une main contre celle de l'autre main, et les tenir à la hauteur de sa poitrine, le pouce droit croisé snr le gauche, tous les autres doigts étendus, joints sans laisser d'es})ace, et un peu élevés vers l'extrémité. (Rubr, part. 11, tit. m, n. 1.)

9. On doit veiller à ce qu'il f isse bien les signes de croix. Ponr bien former le signe de croix sur soi, il faut tenir la main gauche appuyée an-drssons de la poitrine, les doigts joints enseiiible, [)nis étendre la droite, le dedans vers soi, et, de l'extrémité des doigts unis ensemble, toucher son front, sa poitrine, ensuite de Tépaule gauche les porter à la droite, (/bld., n. 5.)

Les petits signes de croix sur le front, sur la bouche sur la poitrine, se font avec le pouce de la main droite ouverte et tournée vers soi, tandis que la gauche est posée au-dessous de la poitrine. (Ibid., n. 5.)

10 Lorsqu'il se frappera la poitrine, il le fera, avec la main droite, de l'extrémité des doigts pliés et réunis ensemble, ayant la gauche posée au dessous de la poitrine. On lui fera éviter de se frapper avec bruit et de porter la main droite hors de la largeur du corps.

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