Il arrive à l'autel à la droite du Célébrant, fait la
(1) Si Ton doit faire l'aspersion de Peau bénite avant la Messe, le Diacre trouvera pour cette circonstance son Office exposé ci-dessus, au chap. ii.
(2) A moins que l'office de Diacre ne soit rempli par un Chanoine ; car alors celui-ci est dispensé d'aider le Célébrant en cette circonstance (Déc. du 13 juin 1676).
(3) L'Auteur met indistinctement le chœur pour le sanctuaire.
(4) C'est un usaj^e que nous croyons à peu près général de ne donner les barrettes au Cérémoniaire qu'en arrivant à l'autel. (Voir plus haut, chap. v, n. 5.) De plus, il est essentiel d'ajouter ici qu'en
PART. II, TIT. II, CHAP. VII
génuflexion in piano, ei répond avec le Sous-Diacre aux prières de la confession, se signant comme le Célébrant, etc. Il s'incline médiocrement vers lui en disant Misereatur, et profondément vers l'autel en disant le ConfiUor. Il se tourne un peu vers le Célébrant aux paroles €t tibi Pater. • . .et te Pater {Rubr. Miss,, part it. tit. m, n. 9)5 il se relève à V Indulgeniiam, et s'incline de nouveau médiocrement depuis Deus tu conversus Ixx^qvî'k Oremus,
Xota, Il tient ordinairement les mains jointes devant la poitrine, excepté quand il est assis ou occupé à faire quelque chose. Quand il se sert de la main droite, il tient la gauche étendue sur sa poitrine. Quand le Célébrant fait la génuflexion, et qu'il se trouve à son côté, il lui soutient le bras de sa main au moment où il se relève.
6. Après que le Célébrant a dit Ortraus, 'A monte avec lui à l'autel à sa droite, relevant d'une main le bas de ses habits par devant (1); ensuite il reçoit la navette des mains du Cérémoniaire, prend la cuiller, la baise, la présente au Célébrant en lui baisant la main et dit: BenedicHe, Pater Révérende (Rvbr,, ibid., tit. iv,
n. 4<). Si le Célébrant était un Prélat, il dirait : Be- j nedicite, Pater Rêver endissime. j
7. Après que le Célébrant a mis l'encens, il rend la | cuiller au Diacre : celui-ci la baise après avoir d'abord ! baisé la main du Célébrant {Rubr, ibid.); ce qu'il observe toujours en pareilles circonstances. L'encens étant béni, il prend l'encensoir fermé, et, le tenant de
la main droite par l'extrémité des chaînettes près du i petit couvercle, et de la gauche au-dessns du grand 1 couvercle, il le présente au Célébrant : en le présentant, il a soin de baiser d'abord l'extrémité de l'encensoir,
arrivant on salue le Chœur et l'autel. Il n'y aurait d'exception pour j le Chœur que dans les cas où le Clergé ne serait pas aux stalles.
(1) Il fait la génuflexion en même temps que le Prêtre baise || l'autel. Si l'encensement ne devait pas avoir lieu avant l'introït, par exemple, aux Messes des morts, le Diacre ne monterait pas avec le Célébrant jusque sur le marchepied : il s'arrêterait sur le dégré le plus élevé, ferait la génuflexion en même temps que le Prêtre baise l'autel, et suivrait ensuite le Célébrant pour Pintroït. j
DE l'office du DîACRE
puis la main du Célébrant (Ruhr- ibid.), qui se trouve entre les deux mains du Diacre.
Nota. Lors même que le Diacre serait honoré du titre de Chanoine, il ne doit pas omettre les baisers ordinaires dont nous venons de parler : ainsi l'a décrété la S. Congrégation des Rites, le 2 avril 1690 et le 4> juin 1817.
8. Pendant que le Célébrant encense Pautel, il se tient à sa droite un peu derrière lui, élevant de sa
I main gauche la partie postérieure de la chasuble. Il fait la génuflexion toutes les fois que pendant l'encensement on passe devant la croix {Rubr. ibid., n. 7) (1).
9. A la fin de l'encensement, le Célébrant lui remet j l'encensoir : le Diacre le reprend de la même manière i qu'il l'a donné, et baise la main droite du Célébrant, i placée entre les doux siennes, comme nous l'avons expliqué plus haut, puis il baise l'extrémité supérieure des
I chaînettes. Alors il descend in piano in cornu epistolœ, I et, tenant l'encensoir de la main gauche par le haut, et i de la droite près du grand couvercle, il encense le Célébrant de trois coups, avec inclination profonde avant et j après. Ensuite il rend l'encensoir au Thuriféraire, I monte à la droite du Célébrant sur le degré le plus éle- I vé (Rubr. ibid.), lui indique l'introït de la Messe (2), j fait le signe de la croix en même temps que lui, répi>nd I au Kyrie, etc. Il reste au même lieu, ou bien, au signe î du Cérémoniaire, il va s'asseoir avec le Célébrant et le I Sous-Diacre (Rubr., Miss , part, i, tit. xvii, n. 6). En ce dernier cas, il fait, du lieu où il se trouve, une inclination médiocre à l'autel avant de le quitter.
10. Lorsqu'on chante le dernier Kyrie, s'il est assis, il retourne à l'autel de la même manière qu'à la fin du Gloria et du Credo, Mais si l'on ne s'est pas assis, au
j signe du Cérémoniaire, il va derrière le Célébrant (Rubr. Miss., part, ii, tit. iv, n. 4), au milieu de l'autel, toujours
(1) Lors même que le saint Sacrement ne serait pas à cet autel, le Diacre ferait dans cette circonstance les génuflexions prescrites, quoique le Célébrant ne fit alors que des inclinations,
(2) Lorsque le Cérémoniaire est plus à portée, c'est lui qui indique au Célébrant le commencement de l'introït, ainsi qu'il est dit ci-dessus, chap. V, n. 7.
168 PRRT. II, TIT. Il, CHAP. VII.
sur le degré le plus élevé. Quand le Célébrant entonne le Gloria, au mot Deo, il fait une inclination de tête (1), puis monte à la droite du Célébrant,- et continue ie Gloria avec lui {Ruhr,, ibid.), faisant comme lui les inclinations et le signe de la croix à la fin. Ayant fait la génuflexion en même temps que les autres Ministres sacrés (2), il va s'asseoir, marchant devant le Célébrant ou à sa gauche.
11. En arrivant à la banquette, il prend la barrette du Célébrant, et la lui donne avec les baisers ordinaires, tant de la barrette que de la main ; ensuite il prend sa propre barrette, fait au Célébrant une inclination en même temps que le Sous-Diacre, puis s'assied et se couvre. Pendant qu'il est assis, il tient les mains étendues sur ses genoux ; quand il se découvre, Eiu signe du Cérémoniaire, il pose la barrette sur son genou droit.
12. Vers la fin de l'hymne, aux paroles Cum sando Spiritu, il se lève après s'être découvert, met sa barrette sur la banquette, reçoit celle du Célébrant, en baisant d'abord la main, puis l'objet, la met aussi sur la banquette. En retournant à l'autel, il salue le Chœur en même temps que le Célébrant et le Sous-Diacre, d'abord le côté de l'épître, puis, après quelques pas, le côté de l'évangile, se tenant toujours à la droite du Célébrant (3).
13. En arrivant à l'autel, il fait la génuflexion sur le dernier degré, relève l'aube du Célébrant pendant qu'il monte, et reste derrière lui sur le degré le plus élevé (4-).
(1) Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait une génu- ; flexion avant de nnonter.
(2) Lors même que le Célébrant ne ferait qu'une inclination à la croix de Pautel, ce qui arriverait si le saint Sacrement n'était pas | dans le tabernacle, le Diacre ferait néanmoins une génuflexion.
(3) On suppose le Chœur devant l'autel. On salue le côté de l'épître le premier, parce qu'on suppose que c'est celui qu'on trouve d'abord à portée d'être salué. C'est pour une raison contraire qu'on ^ indique quelques pas à faire avant de saluer le côté de l'évangile ; on suppose qu'après avoir fait ces quelques pas, on sera plus à portée de I le faire. l
(4) Ici, et dans toutes les circonstances semblables, on suppose que , le Diacre, placé sur le degré, se trouve à portée de servir le Prêtre ; j car si le marchepied dépassait de beaucoup l'autel par les côtés, de i] telle sorte que le Diacre, placé sur le degré, fût trop éloigné du i
DE l'office DIj DIACRE.
Après le Dominus vobiscum, il le suit au côté de l'épître {Ruhr., ibid., tit. v, n. 5) sans faire ni génuflexion ni inclination. Le Diacre reste derrière le Célébrant, pendant que celui-ci chante les oraisons, et il s'incline en même temps que lui.
JsTota, Si l'on doit dire Fledamus genua après que le Célébrant a dit Oremus, c'est au Diacre à le chanter en s'agenouillant ; il se relève après que le Sous-Diacre a chanté Levaie ( Rubr,, ibid.).
14-. Aussitôt ']ue le Célébrant a fini la dernière oraison, le Diacre va se placer à sa droite sur le degré le plus élevé au coin de l'épître (1). Quand le Prêtre, qui lit l'épître à demi-voix, a fini, il répond : Deo grattas, et demeure au même lieu jusqu'à ce que le Céléjbrant ait commencé l'évangile (Ruhr., ibid., tit. VI, n. 4).
15. Lorsque le Cérémoniaire l'en avertit, il descend in piano, et reçoit de lui le missel, de manière à le porter l'ouverture tournée vers sa propre gauche et élevé à la i hauteur des yeux ; il salue le Chœur, d'abord du côté i de l'épître, puis du côté de l'évangile (2); il va ensuite 'i au milieu de l'autel, fait la génuflexion sur le degré le plus bas, puis monte, et met sur le milieu de l'autel le i livre fermé {Rubr.^ ibid.), l'ouverture tournée du côté ; de l'évangile. Il reste là sans faire d'autre génu- I flexion (3).
Célébrant pour tourner commodément les feuillets du livre, il mon- : terait au besoin sur la plate-forme du marchepied, et s'approcherait , autant qu'il serait nécessaire pour son ministère. Mais, son minis- I tére rempli, il redescendrait sur le degré.
i (1) Le Diacre se tient au coin de l'épître, la face tournée vers le I côté de l'évangile, tellement que le Sous-Diacre venant demander la I bénédiction se met à genoux à sa gauche.
I (2) On suppose le Chœur devant l'autel. On salue le côté de i l'épître le premier, parce que c'est le premier qui se présente naturellement au Diacre, qui le premier se trouve de ce côté. I (3) Le Manuel des Cérémonies romaines fait assister le Diacre à I l'évangile récité par le Prêtre. Telle n'est pas la disposition de la Rubrique (tit. vi, n. 4 et 5). Le Sous-Diacre seul assiste le Célébrant dans cette circonstance ; le Diacre reste in cornu epistolœ, tourné vers l^ Prêtre, jusqu'à ce que le Cérémoniaire lui fasse signe de descendre pour recevoir le livre ; et alors il se prépaie pour l'évangile qu'il doit chanter. Si i'Évêque est présent, il va, pendant ce temps, lui baiser la main.
PART. II, TIT. II, CHAP. VII
JVo/a. Si c'est une Messe à laquelle le Diacre et le Sous-Diacre portent la chasuble pliée, pendant que le Célébrant lit l'évangile, le Diacre, au signe du Cérémoniaire, descend in piano, quitte la sienne, aidé en cela par le second Acolyte, et prend la grande étole (1). (Il conserve ce vêtement jusqu'au moment où, après la postcommunion, il aura transporté le missel in cornu epistolœ-^ alors il reprend la chasuble pliée). Après qu'il a mis la grande étole, il reçoit le missel des mains du Cérémoniaire, et fait le reste comme à l'ordi- ~ naire.
16. Au signe du Cérémoniaire, il fait bénir l'encens de la manière accoutumée ; puis il descend sur le degré le plus élevé, se met à genoux sur le bord du marchepied, et, profondément incliné, il dit : Munda cor meum ac labia mea^ omnipotens Deus, qui labia Isaiœ prophetm ^ calculo mundasti ignito : ita me tua grata miserationa dignare mundare, ut sancium Evangelium tuum digne valeam niintiare, Per Christum Dominum nosirum. Amenai Après avoir fait cette prière, il se lève ; et ayant prisi le livre, il se mot à genoux sur la plate-forme même du marchepied; et, tourné vers le Célébrant, il lui dit: Jube^ Damne, benedicere {Rubr., ibid.). Le Célébrant, de son côté, se tourne aussi vers lui.
17. Après qu'il a reçu la bénédiction du Célébrant^ il lui baise la main, que celui-ci pose sur le livre, puis il se relève, et, ayant fait l'inclination convenable ail Célébrant, il descend in piano. Il fait la génuflexion â la droite du Sous-Diacre, et, après avoir salué le Chœu^ (2), il s'avance à côté du Sous-Diacre, ou derrière luij au lieu où il doit chanter l'évangile; là il donne le livr^ au Sous-Diacre, l'ouvre, et, les mains jointes, il entonné Dominus vobiscum. En disant Segueniia sancH Evan^ gelii, il fait avec le pouce droit un signe de croix sur le commencement de l'évangile, la main gauche ouverte! et étendue sur le livre ; puis il se signe lui-même aveoi
(1) C'est une étole très ample que les Italiens appellent stoîone:\ on se sert aussi> chez les Chartreux, d'une étole très longue.
(2) Si le Chœur est à portée d'être salué, ce qui a toujours lien quand le Chœur est devant l'autel, lors même qu'il en serait éloigné.! (Décret du 3 octobre 1851.)
I DE l'office du diacre. 171
[e même pouce de la main droite infronte, in ore et in peciore, la main gauche étendue sur sa poitrine 5 ensuite, prenant l'encensoir, il encense le livre de trois coups (1): |le premier sur le milieu, le second sur le côté droit, et le troisième sur le côté gauche du livre. Ayant rendu l'encensoir au Cérémoniaire, il chante l'évangile les mains jointes (/2w^r., ibid. n. 5). S'il faut incliner la tête et fléchir le genou, il le fait vers le livre (Rubr.^ 'Miss., part, i, tit. xvii, n. 4; part. 11, tit. v, n. 2).
18. Lorsqu'il a fini de chanter, il montre de la main droite au Sous- Diacre le commencement de l'évangile ; ipuis, placé in cornu evangelii, il encense le Célébrant, iconime à l'ordinaire, de trois coups (Rubr»^ ibid.), avec inclination profonde avant et après (2).
19. Après avoir rendu l'encensoir, il monte sur le second degré ou sur le degré le plus élevé, selon que
ll'exige la disposition de l'autel, derrière le Célébrant ; il fait en arrivant la génuflexion en même temps que le Sous-Diacre et I3 Thuriféraire. Lorsque le Célébrant
I entonne le Credo, il incline la tête au mot Deum, puis monte à sa droite, et observe tout ce que nous avons dit pour le Gloria in excelsis (Rubr,, part. 11, tit. vi, n. 6).
jll va s'asseoir quand le temps en est venu.
20. Après que le Chœur a chanté Et homo facius est, j le Diacre se lève, et, laissant sa barrette sur la banquette, lil fait, les mains jointes, une inclination au Célébrant, ! puis s'en va à la crédence prendre la bourse, qu'il porte |des deux mains, élevée mque ad oculos {Rubr,, ibid., n. ! 7), l'ouverture tournée vers lui. En passant devant le
Célébrant, il le salue ; il salue ensuite le Chœur, d'abord
(1) Caerem. Ep. (Lib. i, cap. ix, n. 2.)
(2) Le Célébrant est toujours encensé de trois coups, à moins que PÉvêque ne soit présent. En ce dernier cas le Célébrant est encen-
; sé le prenriier conrime à l'ordinaire, mais seulement de deux coups, et I l'Évêque est encensé après lui de trois coups. Il est bon d'observer I ici Que l'Eveque présent en chape à son trône est encensé trois fois ' pendant la Messe, autant de fois que le Célébrant, avant Tintroït, ' après l'évangile, et à l'offertoire. Mais si l'Évêque est présent sim- : plement à sa stalle, il n'est encensé qu^à l'offertoire, ce qui n'empêche ; pas que le Célébrant ne soit encensé autant de fois qu'à l'ordinaire, I conformément à un décret de la S. Congrégation des Rites du 4 août ! 1663, contre le sentiment de Gavantus et de quelques autres Rubri- I cistes.
PART. Il, TIT. II, CHAP. VII.
du côté de l'épître, puis du côté de l'évangile ; ensuite, ayant fait la génuflexion sur le dernier degré, il monte sur le marchepied.
21. Il pose la bourse sur l'autel, en tire le corporal, la place contre le gradin du côté de l'évangile (1), étend le corporal (^Rubr., ibid.), et dispose le missel pour la plus grande commodité du Célébrant. Il fait ensuite la génuflexion sans appuyer les mains sur l'autel (2), et s'en retourne per breviorem à la banquette, où, avant de s'asseoir, il fait une inclination au Célébrant. A ces paroles de la fin du Credo, Et vitam, ou un peu auparavant, il s'en retourne avec les autres à l'autel de la même manière qu'à la fin du Gloria.
JVota. Aux trois Messes de Noël et le jour de l'Annonciation, les Ministres sacrés se mettent à genoux quand on chante V Incarnatus est 5 si la fête de l'Annonciation est transférée, on s'y met in die translationis tantum. Ainsi l'a décidé la S. Congrégation des Rites, le 16 juin 1663.
22. Quand le Célébrant dit Oremus, le Diacre fait une inclination de tête (3), et monte à sa droite 5 et quand le KSous-Diacre arrive, il découvre le calice, commençant par prendre la bourse et étendre le corporal, si l'on n'a pas dit le Credo à cette Messe ; puis il ôte la pale, qu'il place près du corporal, prend la patène avec l'hostie, et la présente au Célébrant (Ruby, ibid., tit. vu, n. 9), baisant à l'ordinaire, d'abord la patène, ensuite la main du Prêtre.
23. S'il y a de petites hosties à consacrer pour la communion du Clergé, le Diacre découvre le ciboire, et, pendant que le Célébrant offre la grande hostie, il tient de la main droite le ciboire un peu élevé au-dessus du corporal, et de la gauche, il soutient le bras du Célébrant (4). Ensuite il couvre le ciboire et le met sur le corporal derrière le calice. Après que le Sous-Diacre
(1) Il doit faire attention de la placer de manière que la cire dus cierges ne dégoutte par dessus.
(2) C'est une règle générale, que le Célébrant seul appuie les mains sur Pautel en faisant la génuflexion.
(3) Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait une génuflexion avant de monter.
(4) Le Diacre ne touche ainsi le bras du Célébrant que dans le cas
DE l'office du diacre.
i nettoyé le calice, le Diacre le prend avec la main ^auche, y verse le vin {Ruôr, ibid); le Sous-Diacre y veisû l'eau.
24. Après avoir essuyé avec le purificatoire (1) les gouttes d'eau qui ne seraient pas adhérentes au vin, il prend le calice de la main droite en dessous de la coupe, et de la gaucLe par le pied, le présente au Prêtre avec les baisers ordinaires; c'est-à-dire qu'il baise d'abord le pied du calice, puis la main du Célébrant Ensuite, soutenant de la droite le pied du calice ou le bras droit du Célébrant (2) et la gauche appuyée sur la poitrine, il dit avec lui : Offerimus iibi, Domine, calicem salutaris, luam (Jeprecanfes ctementiam, ut la conspectu diviuœ majes- Uitis tuœ, pro nostra et totms mundi sainte cum odore suavilotis ascendal. Amen, {Ruhr,^ ibid.) Il couvre le calice de la pale, met ensuite la patène dans la main droite du Sous-Diacre, et la couvre avec l'extrémité du voile qui pend du même côté (3).
25 Après cela, il fait bénir l'encens de la manière que nous l'avons dit. Pendant que le Célébrant encense les oblats,le Diacre relève la chasuble de la main gauche, et tient la droite sur le pied du calice. Après la génuflexion faite, il retire le calice du milieu de l'autel vers le côté de l'épître, sans toutefois le sortir de dessus le corporal ; après l'encensement de la croix, il le remet à sa place (Rubr., ibid., n. 10), fait de nouveau la génuflexion avec le Célébrant, et se comporte pour tout le jeste comme à l'encensement qui précède l'introït. I 26. Après qu'il a encensé le Célébrant, il va encen- |ser le Chœur (Rubr,, ibid.) (4). Il commence par le côté
où il y a offrande d'hosties dans le ciboire. Dans les cas ordinaires, cela ne se lait pas.
(1) Qu'il met ensuite sur l'autel, i (2) Cum eo tangens et ipse calicem^ dit le Cérémonial des Évêquesf j(lib. I, cap. IX, n. 5).
I (3) Il présente la patène, et l'enveloppe de manière que le dedans Isoît tourné vers le Sous- Diacre. Si celui-ci ne doit par tenir la pa- I téne, ainsi qu'il arrive aux Messes des morts, le Diaere la met à demi I80U8 le corporal, comme cela se pratique dans les Messes basses; et lil recouvre avec le purificatoire la partie qui n'est pas couverte par le corporal.
I (4) Si le St. Sacrement est dans le tabernacle, le Diacre, avant de 1 quitter l'autel, fait la génuflexion; et lorsque, après avoir encensé le
PART. 11^ TIT. II. CHAP. VII
de l'évangile, et finit par celui de l'épître (1) : quand il va d'un côté à l'autre, il fait la génuflexion en passant au milieu.
27. Voici quelques points qui concernent l'encensement. Lorsque le Diacre arrive pour encenser un côté, il commence par saluer le côté tout entier d'une commune inclination ; puis il encense chacun en particulier d'un coup : quand il a fini, il salue de notiveau tout ce côté à la fois, (f ) Après qu'il a encensé le côté de l'épître (2), il encense îe Sous-Diacre de deux coups. Il rend ensuite l'encensoir, monte sur le degré le plus élevé, derrière le Célébrant, et, ayant fait la génuflexion, il S3 tourne pour être encensé par Je Thuriféraire ; celuici l'encense de deux coups.
Nota I, S'il y avait au Chœur des Prélats ou des Chanoines, portant le rochet (3), ils sont encensés, comme le Sous- Diacre, de deux coups chacun, avec une inclination particulière avant et après.
JVota IL Si le Clergé du Chœur était composé de deux ordres, on commencerait par encenser le premier ordre du côté de l'évangile de la manière que nous venons de dire, puis on passerait du côté de l'épître pour y encenser ceux qui appartiennent également au premier ordre. Ensuite on passerait au côte de l'évangile, et on encenserait ceux da second ordre d'un coup, avec les
Chœur, il revient à l'autel, il fait encore une génuflexion. Avant d'encenser le Chœur, le Diacre le salue, à moins que le saint Sacrement ne soit exposé ; car, dans ce dernier cas, le Diacre ne salue pas le Chœur en y entrant, et il salue seulement ceux qu'il encense avant et après l'encensement (S. R. C, 3 octobre 1851).
(1) Supposé que le côté de l'évangile soit toujours le plus digne. Nous avons déjà remarqué que, dans beaucoup d'églises, chacun des deux côtés est alternativement le premier.
(2) Supposé que l'encensement finisse par ce côté.
En ce qui est de l'ordre de l'encensement, la pensée de notre Auteur se trouve complétée par les Nota qui suivent et qui sont conformes au Cérémonial des Evêques (lib. i, cap. xxiv, n. 27 et seq.).
(3) Par les Prélats dont parle l'Auteur, il ne s'agit pas de l'Evêque ; les grands Prélats doivent être encensés de trois coups. Tous les Chanoines, en Italie, ne portent pas le rochet : cet habit indique une sorte de prélature.
(f) Cela suppose qu'au lieu d'encenser le Chœur de long, on Pencense en face, comme on le pratique à l'encensement du peuple. On le fait de même en Italie.
DE d'office du diacre.
saints proportionnés à la dignité de chacun (1). Enfin, on reviendrait in cornu episiolœ pour encenser le Sous- Diacre : le reste se ferait comme nous avons dit.
Pendant la préface, le Diacre se tient derrière le Célébrant. ces paroles, SuppHci confessione dicentes, il monte sur te marchepied à sa droite, et dit avec lui le Sanctus, Il fait le signe de la croix à Benedictus ; et ensuite il passe à la gauche pour tourner les feuillets du livre etle soutenir au besoin ibid., n. 11). Il fait
en passant au milieu la génuflexion sur le bord du n)archepied (2).
29. A ces paroles, Quam oblationem, il repasse de l'autre côté {Rubr., ibid. tit vu, n. 8), ayant soin de faire la génuflexion en passant au milieu (3). En arrivant, s'il y a un ciboire, il le met devant le Célébrant et le découvre. Il se met à genoux sur le marchepied pendant l'élévation de l'hostie, et relève la chasuble {Rubr., ibid.) de la main gauche sans la baiser. Après que le Célébrant a posé et adoré la sainte hostie, il se lève en même temps que lui, recouvre le ciboire s'il y a lieu, et le remet à sa place, découvre le calice, et se remet de nouveau à genoux, relève la chasuble, etc. (Rubr,, ib.)
30. Quand le Célébrant abaisse le calice, le Diacre se lelève pour le couvrir, et fait la génuflexion avec le Prêtre. Il retourne ensuite à sa gauche (Rnbr,, ibid.) où il fait la génuflexion, et non pas au milieu. Il reste là pour tourner les feuillets du missel quand il en est besoin.
31. A ces paroles, Per quemhœc omnia, il fait la génuflexion, et passe à la droite du Célébrant. A Prœstas nobis, il découvre le calice et fait la génuflexion avec le Prêtre. Après ces paroles, Omnis hon>or et gloria, il recouvre le calice, fait la génuflexion avec le Célébrant, et reste au même lieu jusqu'à ce qu'il commence le Pater, Alors il fait encore une génuflexion et se re-
(1) Quant aux Séminaristes qui seraient au Chœur, ils seront encensés Per modum continui : ainsi Pa déeidé la S. Congrégation, le 3 août 1839.
(2) Lorsque le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait deux génuflexions, la première avant de quitter la droite du Prêtre, et la seconde en arrivant à sa gauche. Alors il ne fait point de génuflexion au milieu.
(3) Même observation que dans la note précédente.
PART. II, TIT, II3 CHAP. VII
tire derrière le Célébrant {Rubr,^ ibid., tit. ix, n. 4), sur le degré le plus élevé.
32. Aux paroles, Et dimiite nobis, il fait la génuflexion en même temps que le Sous-Diacre la fait aussi en sa place, et ils montent tous deux au côté de l'épître. Le Diacre reçoit du Sous-Diacre la patène, l'essuie avec le purificatoire, et la présente au Célébrant avec les baisers ordinaires, d'abord de l'objet, puis de la main. Il découvre le calice, fait la génuflexion, le recouvre après que le Prêtre y a mis la particule de la sainte hostie 5 et, après avoir fait de nouveau la génuflexion, il dit avec le Célébrant VAgnus Dei, demeurant incliné et se frappant la poitrine comme lui. Après le troisième Jîgnusy il se met à genoux au même lieu à la droite du Célébrant {Ruhr., ibid., tit. x, n. 8.)
33. Après la première oraison, il se lève, et, les mains jointes devant la poitrine, il baise l'autel en dehors du cor^ oral, en même temps que le Célébrant ; il reçoit de lui la paix avec inclination avant et après ; et aux paroles Pux tecum, il répond : Et cum spiritu tuo. Il fait ensuite la génuflexion, descend sur le dernier degré, et donne la paix au Sous-Diacre ÇRubr., ibid), en lui faisant une inclination seulement. De là il monte à lagau* che du Célébrant, où il fait la génuflexion en arrivant ; il y demeure jusqu'à la dernière ablution, s'inclinant profondément pendant la communion du Prêtre sous j l'une et l'autre espèce (Ruhr., ibid.) (1). I
34. Lorsque le Célébrant a pris la dernière ablution, j il porte le missel au côté de l'épître (Rubr, ibid., tit xi, j n. 3), ayant soin de faire la génuflexion en passant au | milieu en même temps que le Sous-Diacre. S'il a la j grande étole (stolone), il l'ôte pour reprendre la chasuble pliée. Il se retire ensuite du côté de l'épître sur le de*
(1) Si le Sous-Biacre n'est pas revenu du Chœur, après que le Célébrant a pris le précieux Corps de Notre-Seigneur, le Diacre fait j la génuflexion et passe à la droite. Lorsque le Célébrant commence à séparer les mains, il découvre le calice et fait avec lui la génu- j flexion. Il sert les ablutions, à moins que le Sous-Diacre ne soit j arrivé ; car, en ce cas, il lui cède la place et retourne à gâticjîe, en i faisant la génuflexion à l'ordinaire.
Si à cette Messe on doit donner la communion, le Diacre suivra les instructions tracées ci-dessus, chap. v, nota i et 11.
DE l'office du diacre.
gré le plus élevé derrière le Célébrant, et il le suit également lorsqu'il va au milieu et qu'il retourne au livre.
35. Lorsque le Célébrant, après l'oraison, a dit Dominus vobiscum, le Diacre se tourne vers le peuple, et chante lté Missa est (Rubr., ibid.,). Il se trouve alors en face du Sous-Diacre, tout à fait au milieu de l'autel, à moins que le très saint Sacrement ne soit exposé.
Jfota, S'il doit chanter Benedicamus Domino ou Requiescant in pace, il ne se retourne pas vers le peuple. Lorsque, pendant le Carême, il faut chanter Humiliafe capita vestra Deo, après que le Célébrant a dit Oremus pour la troisième fois à la postcommunion, le Diacre se tourne de sa place vers le peuple par le côté droit, et, après avoir dit Humiliate,eic., il se retourne vers l'autel^ en revenant sur ses pas sans achever le cercle.
36. Pendant que le Célébrant dit la prière Placeat, le Diacre se retire vers le côté de i'épître, la face tournée vers l'autel ; et quand le Célébant dit Benedicai vos, il jse met à genoux sur le bord du marchepied pour la béinédiction. Après qu'elle est donnée, il se lève. Use signe au commencement de l'évangile, et fait la génu- 1 flexion à Verbum euro fadum est.
j 37. Quand l'évangile est fini, il monte sur le marche- ; pied à la droite du Célébrant ; et, au signe du Cérémoniaire, ayant fait une inclination de tète, il descend in plaîto avec les autres (Rubr,, ibid., tit. xii, n. 7), fait la génuflexion ; et, si le Clergé reste au Chœur, il le salue ; à l'ordinaire. Il présente la barrette au Célébrant avec 1 les baisers ordinaires de l'objet et de la main. Il reçoit aussi la sienne du Cérémoniaire, et retourne, la tète couverte, à la sacristie derrière le Sous-Diacre.
38. En arrivant, il se découvre, salue, conjointement avec les autres Ministres, le Clergé, supposé qu'il ; soit présent ; puis, après qu'il a fait à l'image de la sa- I cristie et au Célébrant les révérences convenables, il i ôte son manipule et la chasuble pliée s'il en est revêtu ; ensuite il aide le Célébrant à se déshabiller. Cela fait, il le salue de nouveau, et achève de se déshabiller luimême.
JV ota. Lorsque les Ministres sacrés ont à passer d'un ! côté à l'autre du Célébrant, avant la consécration, ils
PART II, TIT. II CHAP. VIIÎ
font la génuflexion seulement au milieu ; mais après la consécration, ils la font de chaque côté, c'est-à-dire d'abord avant de partir, puis en arrivant. (1) En aucun cas, ils ne doivent appuyer les mains sur Fautel. Quand ils montent à l'autel, au DimiiU nobis, ils la font au milieu. La première génuflexion en arrivant à l'autel et la dernière en le quittant, se font in piano ; les autres se font sur le dernier degré.