DES MESSES DES MORTS
à l'autel, mais de se mettre unvs post alium derrière le Célébrant : pendant que celui-ci baise l'autel, ils font la génuflexion, et s'en vont in cornu epistolœ pour assister à rintroït à la manière accoutumée, car on n'encense pas l'autel (Rubr., Miss., part, ii, tit. xm, n. 2). Le Cé- I lébrant, en disant Requiem œternam au commencement i de l'introït, pose la main gauche sur l'autel, en même temps qu'il fait avec la droite un signe de croix sur le missel. Ainsi Ta décidé la S. Congrégation des Rites, le 7 septembre 1816 (1).
6. Après avoir chanté l'épître, le Sous-Diacre ne se présente pas au Célébrant avec le missel, le baiser de la main et la bénédiction ne devant pas avoir lieu ; mais il salue le Chœur à l'ordinaire (2), et rend le livre au Cérémoniaire.
7. Quand on chante la prose, le Célébrant, ayant fini ' de la lire, va par le chemin le plus court s'asseoir avec
le Diacre et le Sous-Diacre. Les Clercs qui en sont , chargés distribuent au Chœur les cierges que l'on tient ' allumés pendant que l'évangile est chanté et depuis le S anciu s jusqii^èi la communion du Célébrant inclusive \ (Rubr. ibid., n. 3).
8. Sur la fin de la prose, c'est-à-dfre quand il n'en reste plus à chanter que cinq ou six versets, le Célébrant,
j au signe du Cérémoniaire, retourne à l'autel />6r brevio- \ rem (3). Pendant qu'il dit au milieu le Munda cor { meum, le Sous-Diacre transporte le missel avec le pupi- ^ tre in cornu evangelii. Le Diacre porte en son temps,
(1) Question: A a Sacerdos in Missa de Requiem ponere debeat ma- I i nuni sinistram super altare, dum facit sig-nuni Crucis ad introïtum.
I Réponse : Affirmative.
(2) Nous pensons qu'en effet, si le Chœur est devant Pautel, le -^'jijs-Diacre doit le saluer, par les raisons données ci-dessus, page 187.
(3) Ce retour à l'autel per breviorem serait difficile à justifier en j adoptant la pratique indiquée par notre Auteur. En le suivant à la
lettre, le Célébrant ayant réservé l'évangile pour la fin de la prose, I fie rendrait directement au milieu de l'autel pour y dire le Munda cor meum ; mais alors pourquoi ne pas suivre la règle ordinaire et s'y rendre per loagiorcm? Les Auteurs généralement donnent une pra- ■ (jue différente ; le Célébrant dit more solito l'évangile imméditeiient après avoir lu la prose, puis il va s'asseoir. A la iin de la prose, remonte per breviorem et se trouve tout placé au coin de l'épître !;our entendre l'évangile chanté par le Diacre.
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more soUto, le missel sur l'autel, et, après l'avoir posé, il se met à genoux sur le bord du marchepied, où il dit ie JWunda cor meum, sans demander la bénédiction au Célébrant et sans lui baiser la main (Rubr.y ibid.).
9. Après que le Célébrant a fini de lire l'évangile, comme on ne doit point alors mettre d'encens dans l'encensoir, le Cérémoniaire avertit le Diacre et le Sous- Diacre de descendre au milieu sur le pavé : les Acolytes s'y trouvent déjà disposés, les mains jointes et sans chandeliers {Ruhr,, ibid.). On va ainsi chanter l'évangile.
10. Le Diacre n'encense ni le livre au commencement, ni le Célébrant à la fin {Ruhr,, ibid.).
11. Le Sous-Diacre ne donne pas à baiser le commencement de l'évangile au Célébrant (Rubr,, ibid.); mais aussitôt que le Diacre a fini, il remet le livre au Cérémoniaire, et, tous ayant fait la génuflexion, chacun des Ministres s'en retourne à sa place.
12. Aussitôt que le Célébrant a dit Oremus pour l'Offertoire, le Sous-Diacre, au signe du Cérémoniaire, fait la génuflexion, et va prendre à la crédence le calice, qu'il apporte à l'autel couvert de son voile avec la bourse par dessus, et qu'il pose in cornu episiolœ,
13. Le Diacre prend la bourse, et étend le corporal à l'ordinaire ; le Sous-Diacre ôte le voile, et le donne à l'Acolyte : il met Peau dans le calice sans la faire bénir.
Jfota, Quand on présente au Célébrant ou qu'on reçoit de lai quelque chose, l'encens, les burettes, le manuterge, ou toute autre chose, on ne baise ni la main ni l'objet {Rubr,^ ibid.).
14<. Conime le Sous-Diacre ne doit pas tenir la patène pendant l'oblation du calice, le Cérémoniaire l'avertit de passer à la gauche du Célébrant: il fait alors une génuflexion seulement au milieu de l'autel.
15. Après POfîi-ande du calice, le Diacre met la patène un peu sous le corporal, et couvre du purificatoire la partie qui dépasse. En temps convenable, il présente l'encens à mettre dans l'encensoir. Après Pavoir béni, le Célébrant encense les oblats et l'autel à l'ordinaire, les Ministres sacrés relèvent sa chasuble. Ensuite le Diacre encense le Célébrant seulement (Rubr., ibid.).