CHAPITRE XL Des Vêpres des ITIorts, le premier jour de novembre
ARTICLE I
Des Choses quHl faut préparer.
1. On préparera une représentation couverte d'étoffe noire, avec des chandeliers et des cierges dessus.
2. Sous le devant d'autel blanc on en mettra un noir (1), si on peut le faire commodément^ sinon, on préparera ce dernier à la sacristie avant que l'on ne commence les Vêpres des morts. De même pour le pavillon du
ibernacle, si le saint Sacrement est à Tautel, on en met il violet sous le blanc (Bauldry, part, iv, cap. xvni, n. ■ et 6) (2).
3. On met sur la crédence la chape noire pour l'Officiant, et on pré})are son pupitre en lieu convenable (3).
(\) En Italie on a la coutume, appuyée d'ailleurs sur le Cérénno- ■•A des Evêques, de mettre toujours un devant d'autel de la couleur ; jour; il est donc blanc \)(jur les Vêpres de la Toussaint ; il sera ■ir i>our les Vêpres des morts.
(2) Pour plus de convenance, on couvre le tabernacle qui renferme saint Sacrement, non avec du noir, mais avec du violet. »
(3) Le Cérémonial suppose toujours que Pofhciant a son pupitre, qu'il récite les oraisons les mains jointes.
PART. lY, CHAP. XI, ART. II.
ARTICLE II
Des Vêpres.
4. Pendant le Magnifient des Vêpres de la Toussaint, on alkime les cierges de la représentation ; et pendant qu'on chante le Benedi camus, les Acolytes quittent l'Officiant, et, après avoir fait la génuflexion à Pordinaire devant le milieu de l'autel, ils vont placer leuis chandeliers à chaque côté et les éteignent {Bauldry, part. iv. cap. xviii,n. 3). Il se rend ensuite derrière les Chapiers, lesquels, après avoir chnnté le Benedicamus Domino, font tous ensemble la génuflexion à l'autel et le salut au Chœur, et vont à la sacristie déposer leurs chapes 5 les Acolytes les précèdent les mains jointes.
5. Après le Benedicam/us Domino, l'Officiant, sans dire Fidelium animœ ÇBauldnj, ibid., n. 6), quittera la chape blanche, et on lui en mettra une noire. Les Clercs désignés pour cela ôteront à l'autel les parements blancs, et les remplaceront par des noirs, à moins que les noirs ne soient dessous. Ils feront de même pour la banquette de l'Officiant et le pavillon du tabernacle.
6. L'Officiant revêtu de la chape noire^ et tout le monde étant debout, les Chantres chantent l'antienne Placebo Domino sons le rit double {Cœrem, Episc, lib. u, cap. X, n. 3) (1), et, après qu'ils ont entonné le psaume, tous s'asseyent, et l'on demeure assis jusqu'au commencement de Magnificat.
7. Lorsqu'on entonne Magnificat, tous se lèvent, et alors les Acolytes allument leurs cierges. Le cantique terminé, tout le monde s'assied jusqu'à ce que le Chœur ait répété l'antienne, pendant laquelle les Acolytes prennent leurs chandeliers, et, après avoir fait la génuflexion devant le milieu de l'autel, vont devant l'Officiant (Cœrem, Episc, ibid., n. 4).
8. Lorsque l'antienne est terminée, tous se mettent à genoux, à l'exception des Acolytes. L'Officiant, à genoux, commence le Pater nosler, que l'on continue à voix basse. L'Officiant reprend : Et ne nos inducas, etc., et
(1) Il est à remarquer qu'aux Offices des moits on ne va pas annoncer les antiennes : les Chantres les commencent eux-mêmes.
DE l'absoute pour LES DÉFUNTS.
dit les autres petits versets. Après Dominus vobisciimy il se lève, et dit roraisoii Fidelium, après laquelle il ajoute : Requiem œfernam, etc. (Ibid),
9. Les Acolytes, ayant fait devant l'Officiant le salut I accoutumé, vont devant le milieu de l'autel, font la génuflexion, posent leurs chandeliers à leurs places, les y laissent, retournent au milieu ; et après que les Chantres ont chanté le Rcquiescani in pace, ils font la génuflexion, et s'en retournent les mains jointes à la sacristie, en précédant le Clergé du Chœur et l'Officiant (1).