PARIS
JACQUES LEœFFRF, ET C", LIBRAIBRS,
PRÉFA€Ë DU TRADUCTEUR
Avant de domier cette troisième éditiim de notre travail sur les^ saintes cérémonies de rÉglise^ nous avons de nouveau étudié certaines questions contro^ versées. Grâce au zèle qui se manifeste partout pour cette science pratique du Prêtre, nous avons vu avec bonheur ces questions prises au sérieux et consciencieusement examinées.
De cet examen sont sorties des lumières dont nous avons fait notre profit. Des points jusqu'alors incertains ou contestés» ont même été fixés et souverainement résolus depuis que notre seconde édition a paru*
Nous avons donc pu fortifier par de nouvelles auto rites, les règles précédemment établies* Nous avons pu même poser nettement des règles nouvelles sur des sujets que nous n'avions pas encore osé aborder dans la crainte de dire des choses inexactes.
Ainsi cette fois nous donnons un chapitre détaillé des cérémonies à observer pour les bénédictions du très saint iSacrement. Précédemment nous avions évi-
té ces détails pour les raisons que nous venons d'exposer. Mais aujourd'hui ce point nous paraît suffisamment éclairci, surtout par les décisions récentes de la S, Congrégation des Ritt*s.
Dans la seconde édition, nous avertissions nos lecteurs que tout en conservant Touvrage de Joseph Baldeschi pour fondement du nôtre, nous avons donné un nouvel ordre aux matières, et qu'en outre d'un nombre considérable de notes, nous avons fait au texte beaucoup d'additions, que du reste il est facile de reconnaître : elles sont imprimées avec un caractère particulier et précédées d'un indicateur fifC?* placé en tète du titre ou du chapitre.
La bienveillance avec laquelle on a généralement accueilli cet ouvrage a dépassé nos espérances.
Nous l'avions déposé humblement aux pieds de notre Mère la sainte Église romaine, répétant de tout notre cœur ces paroles de saint Bernard : « Quae autem diœi absque praejudicio sanc dicta sint sanius sa-* pientis, Romanae praesertim Ecclesiae auctorifati atque examini totum hoc sicut et caetera quae ejusmodi sant universa reservo Ipsius, si quid aliter sapio^ pa-
RATtlS JUDICIO EMEMDARE. (Ep. CLXXIX.)
Pénétré de ces sentiments nous avions pris la confiance d'adresser notre faible travail à Sa Sainteté Pie IX, qui a daigné nous adresser le Bref qui suit :
pmspp-ix,
Dilecte Fili Salutem et Apostolicam Benedictionem. Perlatum ad Wos est cum tuis Litteris die quintâ Augusti proximi datis exemplar operis quod in tuum Gallicanum sermonem ex Italico vertere studuisti, Dilecte Fili, titulo apposito : Cérémonial selon le Rit Romain. Etsi autem Nos Librum ipsum tantisut sumus Apostolici Principatùs curis et occupationibus jugiter distenti, légère minime potuerimus, gratum tamen et acceptum Nobis ipsis accidit officium Tuum , in quo studium praeclarè eminet tuendi et conservandi cultum majestatemque sacrorum et cœremoniarum quas Romana adhibet Ecclesia. Agimus Tibi pro eodem munere gratias, et omnis cœlestis boni auspicem, ac paternœ Nostrae in te caritatis testem esse volumus Apostolicam Benedictionem , quam ipsi Tibi, Dilecte Fili, intimo cordis affectu amanter impertimur.
Datum Romae apud S. Petrura die 13 Decembris anni 1851, Poppcatu^ Nostrî pno yi,
Plus PP, IX-