PART. IV, CHÀP. VI«, ART. IV
Ministres per hreviorem, comme nous l'avons dit ci-dessus (noté dn n. 34, p. 413) : le Célébrant quitte la chasuble et le manipule pour prendre la chape violette ; le Diacre et le Sous-Diacre ôtent seulement leurs manipules, et tous trois se rendent au pied de l'autel.-
IV. On chante le trait Sieut cervus, et la Procession se met en marche dans Tordre qui suit : le Clerc qui porte le cierge pascal marche le premier, inunédiatement devant la croix {Gav.^ part, iv, tit. X, in Rubr. XX, litt. Z), qui est portée non par le Sous-Diacre, mais par un Clerc simplement revêtu de surplis {Meratiy ibid., n. 35), ce qui est particulier à cette circonstance. Les Acolytes se placent comme à l'ordinaire avec leurs ciei^es de chaque côté de la croix ; puis vient le reste du Clergé deux à deux ; et en dernier lieu le Célébrant marchant, les mains jointes, entre le Diacre et le Sous-Diacre (Caer. Episc, lib. ii, cap. xxiu, n. 1). Tous font les saints ordmaires avant de sortir, à l'exception de ceux qui portent le cierge pascal, la croix et les chandeliers des Acolytes. Pendant h Procession, tous sont découverts, à l'exception du Célébrant, qui se couvre après avoir salué la croix (Merati, ibid.).
y. En arrivant aux fonts, le Clerc qui porte la croix et les Acolytes se placent de manière que les fonts soient entre eux et le Célébrant {Meratiy ibid., n. 36 et 38). Celui-ci a toujours ai sa droite le Diacre, et à sa gauche le Sous-Diacre. Le Clerc qui porte le cierge pascal se place à la droite du Diacre, ainsi qu'un autre Clert qui tient une serviette pour essuyer les mains du Célébrant quand il en sera besoin {Merati, ibid., n. 38).
VL A la porte de la chapelle ou de l'enceinte des fonts, le Cé« lébrant, ayant remis sa barrette à ses Ministres, placé entre le Diacre et le Sous-Diacre, qui relèvent sa chape, dit, les mains jointes* sur le ton férial : Domintis vohiscum : Oremus : Omnipotens sempiteme Deus, respice, etc., un Acolyte tenant le missel, à moins qu'il ne soit sur un pupitre (Mero^i, ibid., n. 36).
VU. Le Célébrant, s'étant ensuite approché des fonts, chante, également les mains jointes, et sur le ton férial : Dominus vohiscum : Oremus : Respice : Omnipotens sempiteme Dem, adesto {Mémorial. Rit. tit. VI. cap. n, g iv, n. 6. MeraH, ibid., n. 39), qu'il conclut en chantant, comme s'il commençait la préface : Per omnia saecula
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taecularum. Après quoi il poursuit, toujours les mains jointes, le chant de la bénédiction en forme de préface, pendant laquelle il observe toutes les cérémonies marquées en détail dans le missel : le Diacre et le Sous-Diacre ont soin, quand il le faut, de lever le bord de sa chape ; le Diacre lui présente en temps convenable la serviette pour essuyer ses mams, le cierge pascal, l'huile des catéchumènes, et le saint chrême.
YIII. La bénédiction terminée, mais avant de faire Tinfusion des saintes huiles, on sépare Teau qui doit servir à Taspersion ou être emportée par les fidèles dans leurs maisons. Des Clercs mettent celle qui doit servir à Taspersion dans les bénitiers ordinaires ; le Diacre présente more solito Taspersoir au Célébrant, qui s*asperge d'abord lui-même, puis il fait Taspersion du Clergé qui Tenvironne, sans rien dire (Memoriale Rit., Horat. Christ., Merati, part iv, lit. X, n. 42). En même temps, un autre Prêtre en surplis et en étole violette, et non en aube, fait Taspersion du peuple, accompagné par un Acolyte qui porte le bénitier (Merati, ibid.).
IX. Après avoir fait l'aspersion du Clergé, le Célébrant achève la bénédiction de Teau baptismale , en versant dans le bassin des fonts de Ihuile des catéchumènes et du saint chrême, de la manière que la Rubrique du Missel le prescrit. S'il y avait quelques baptêmes à faire, on y procéderait immédiatement avec les cérémonies accoutumées (Caer. Episc, lib. ii, cap. xxvii, n. 8 ; Merati, ibid.).
X. La cérémonie des fonts entièrement terminée, on retourne à l'autel processionnellement dans le même ordre qu'on est venu, et en chantant les litanies des saints {Ruhr. Miss., ut in die; Bauld., Bisso, Merati, ibid., n, 43) *. Lorsqu'on rentre au chœur, tout le monde se met à genoux, et y reste jusqu'à ce que les litanies soient entièrement terminées. Les Officiers sacrés, après avoir fait à l'autel la révérence convenable, vont à la sacristie * quitter les orne-
* Le Missel recommande de chanter les Litanies sous le rit double, c'est-àdire en disant deux fois chaque invocation.
* C'est, du moins nous le croyons, la pratique générale en France. Merati dit que les Officiers sacrés, après avoir quitté les ornements violets h la banquette, devraient venir au pied- de Vautel se prosterner jusqu'à Peceatareê : mus la Rubrique du Missel ne prescrit la prostration que pour les lieux où il
M PAM. IV^ eilAf». Vtlt, ART. T.
mêntd Violets 6t ^ préparer pour la Me&se, ainsi qa'il a été ciniessu8« n« 36.
ARTICLE V
Du Commencement de la Messe à la Fin de V Office.
58. Lorsque les Chantres sont arrivés h VAgntis Dei^ uu peu plus tôt ou un peu plus tard, selon que la sacristie est plus ou moins éloignée, les Officiers sacrés, précédés des Acolytes portant leurs chandeliers, se rendent k Tautel, faisant en sorte de se trouver au chœur k la tin de Christe^ exaudi nos. Après qu'il est terminéi tous se lèvent, et les Chantres chantent le Kyrie^ qui suit ordinairement les Litanies. Ils le chantent grave» ment, pour donner aux Officiers sacrés le temps de faire leur entrée au chœur, puisque cela tient lieu d'introït pour la Messe de ce jour, et que les Chantres, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du 14 avril 1753, ne doivent pas commencer l'introït avant que les Officiers sacrés ne soient dans le chœur. Le Célébrant, ayant fait les saints ordinaires au Chœur et l'inclination profonde a la croix, conjointement avec ses Ministres, qui doivent faire la génuflexion, commence la Messe .
39. La Messe de ce jour se dit, jusqu'à la communioii du Prêtre inclusivement, comme à rordiuaire, k l'exception toutefois des particularités suivantes. On reprend le psaume Judica avec le Gloria Patri (Rubr. Miss.j ut in die). Il n'y a pas d'introït ; mais^ aussitôt l'encen-
D*y a pu de foots baptismaux, et le Gérémomal porte simplement qu'au rt^ tour des fonts baptismaux on se met à genoux jusqu'à Pecoatores (lib. ii, oep. uvu, n. 9).
DE L'ÔifVlOÉ ttt âAMÉDI Èkttn. 419
séttént fini, le Célébra&t dit le Kytiè alterttàtftèmeitt avec ses Ministres, more solito( Ruhr é, MA.).
40. Aussitôt que le Célébrant a fini riûtdnâtion du ûlotia^ et non auparavant, le premier Acolyte sonne la clochette de Tautel (Rubr., ibid.), et un autre sonné celle de la sacristie *^ pendant tout le temps que le Célébrant récite rhymne avec ses Ministres. On joue de l'orgue comme aux autres Messes (Merati, part, iv, tit. X, n. 51).
41. Après répitre, le Célébrant, ayant donné la bénédiction au Sous-Diacre, more solito^ chante Âlletuia trois fois, en élevant la voix à chaque fois. Le Chœur le répète autant de fois et de la même manière (Ruhr., ibid.). Pendant ce temps, le Diacre et le Sous-Diacre sont placés comme à l'introït *. Lorsque le Célébrant a ensuite fini de lire le trait, il va dire Tévangile, more solito.
i% Les Acolytes assistent à l'évangile sans leurs chandeliers {Rubr.^ ibid.). On ne dit ni Credo, ni offertoire (flti6r., ibid.), quoique le Prêtre, après l'évangile, dise : Dominm vobiscum et Oremm k l'ordinaire. On ne dit pas non plus VÀgnus Dei^ et on ne donne pas la paix (Rubr., ibid.).
45. Après que le Célébrant a mis la parcelle dans le calice, le Diacre le couvre, et passe de l'autre côté, tandis que le Sous-Diacre vient en même temps a la droite du Célébrant ' pour découvrir more solito le calice, ver-
' Au lieu de la cloche de la sacristie, il est généralement d*usage de sdnner les cloches de l'église pendant tout le temps qu'on chante le Gloria. Et eu effet le Pidsantur campanae paraît mal interprété si 1*00 se conteott de sonner une clochette de sacristie.
* Et le Chœur est debout. 11 ne s'assied qu'au verset Confitemini.
' L*un et Tautre ont soin de faire les génuflexions ordinaires, c'est-à-dire une première génuflexion avant de partir, et une seconde en arrivant.
4tO PART. IVt GHAP. YIU, ART. Y.
ser le ^n de la pariftcatioa da calice et les adilations (Merati^ ibid., n. 59).
44. Où peut, k cette Messe, donner la communion aux fidèles, et, dans les paroisses, elle pourra servir pour satisfaire au précepte pascal, comme l'a décidé la S. Con* grégaiion des Rites le 22 mars 1806. Si l'on doit don-* ner la communion, le Diacre change de côté, et le Sous- Diacre passe k la gauche du Célébrant, et fait tout comme le Jeudi saint.
45. Après la communion du Prêtre, le Thuriféraire va préparer l'encensoir. Les Chantres, au lieu de la comtntfnion^ chantent l'antienne Alleluia, puis le psaume Lau^ dateDominum^ omnes génies^ etc., après lequel ils répètent l'antienne (iRti&r, ibid.).
46 . Le Célébrant, après avoir pris les ablutions, va in cornu qpistolae, où il récite la même antienne et le même psaume submissa voce^ avec ses Ministres, qui sont placés comme k l'introït (Bauldry^ part, iv, cap. xi, art. y, n. 47 ; Gw., part, rv, tit. x, in Ruhr. XL, litt. P ; Merati, ibid., n. 60). Et lorsque le Chœur a répété l'antienne Alleluia^ le Célébrant entonne l'antienne Fespere autem Sabbati (Rubr.^ ibid.), qu'il poursuit su6missa voce avec ses Ministres, tandis que le Chœur continue k la chanter {Bauldry, Merati, ibid.)
47. Au moment où les Chantres entonnent le Magnificat, le Prêtre fait le signe de la croix conjointement avec ses Ministres, et se rend au milieu de l'autel. Le Sous-Diacre se place k sa gauche, et le Diacre a sa droite : celui-ci présente l'encens a l'ordinaire {Bauld.^ ibid., n. 18; Merati y ibid., n. 56J, et le Célébrant encense tnore solito l'autel, absolument comme aux Vêpres des autres fêtes {Rubr.^ ibid.).