DE LA PROCESSION DE LÀ FÊTE-DIEU
très qui portent les côtés de sa chape : on s'avance la tète couverte.
4. Lorsqu'ils sont en vue du saint Sacrement (qu'on suppose déjà exposé^, ils se découvrent, et, en arrivant devant l'autel^ il font la génuflexion in pUmo à deux genoux^ avec inclination profonde; ils se relèvent et se mettent à genoux sur le dernier degré.
5. Au signe de Cérémoniaire, ils se lèvent. Le Célébrant met de l'encens dans l'encensoir more solito^ et il encense le très saint Sacrement. Le Diacre ou le Prêtre qui doit remplir cette fonction , ayant mis l'étole, descend l'ostensoir de son trône, le met sur le corporal, fait la génuflexion, se retire, et dépose son étole ^
6. Le Célébrant, ayant pris l'écharpe sur «es épaules, monte avec ses Ministres sur le bord du marchepied, et reçoit à genoux l'ostensoir des mains du Dia-> cre. Il se relève, se tourne vers le peuple, ayant à ses côtés ses Ministres, qui relèvent les bords de sa chape. On entonne le Pange, lingua, et la Procession se met en marche par le chemin accoutumé.
7. Si le trajet à parcourir était long, le Prêtre pourrait s'arrêter dans quelque église, ou à quelque autel préparé convenablement sur le chemin. Cela peut se faire avec la permission de TOrdinaire^ pourvu que ce ne soit pas trop souvent, ainsi que le déclare le Cérémonial des Évêques (lib. ii, cap. xxxiii, n. 22). Il prescrit au Célébrant, après qu'il aura posé le très saint Sacrement sur l'autel, avant de se remettre en marche, de l'encenser more solito^ et de chanter l'oraison Deus, qui nobis, etc. Et par le Célébrant on n'entend pas seulement parler
> Il est bien clair que» si c'est le Diacre en fonction pour ta cérémonie, il ne met ni ne dépose Fétole, puisqu'il en est revêtu sous la dalmatique.
496 PART. lY, CHÂP. X.
il^un Évé({iie, ou d'un Dignitaire, mais encore d'an simple Prêtre, ainsi qœ le porte un décret de la S* Congrégation des Rites du 10 juillet 1677.
8. Quoiqu'on ne puisse déduire ni du texte du Cérémonial des ÉVêques, ni d'une instance faite h la S. Gon« gfrégatton des Rites le 11 mai 1652, laquelle prescrit d'observer ledit Cérémonial, qu'il soit permis de donner la bénédiction au peuple ; néanmoins cela peut se £iire, ainsi qu'on y est autorisée toutefois avec qnelques résertes, par la réponse à une autre instance du 16 mai 1744, et encore, de nos jours, le 23 septembre 1890« C'est ca qui résulte clairement du décret qui suit ; Jtmotavotufn : nimirum : non obstante deereto imerto in Ordine dipini Officii redtandi^ vetmtimman conmetudinem toUrari pQi$e, $0 tamm modo^ ut saltem s^rvetur régula Ceremanialn^ quod non toties pamatio fiai et benedictio elargior fur quoties altaria occurrunt, êed semel vel iterum : et qltaria per viam extrada sint decenter omata, et a probo ceremoniarum perito prim auctoritate Episcopi visitata,
9 . Dans les circonstances où l'on a cette permission de l'Ordinaire, lorsque les Ministres sacrés sont arrivés devant l'autel, le Diacre, s'étant mis k genoux, reçoit Postensoir des mains du Célébrant, le place more $olitQ sur l'autel ou sur le trône préparé, fait la génuflexion, puis vase mettre a la droite du Célébrant. Celui ci quitte Pécharpe^ les Chantres chantent le Tantum ergo, et le Célébrant encense à l'ordinaire.
. 10. On dit le verset Panem de Cœlo, avec alléluia^ et l'oraison du saint Sacrement, avec la conclusion Qui vivis et régnas in saecula saeculorum. Le Célébrant reprend l'écharpe, bénit le peuple k l'ordinaire, et on coa^ tinuela Procession (Rituale rom.^de Process.; Bauldry^ Ub. iij» cap. XYi, art. m, n, 25)«