PART. II, TIT. I CHAP. I, ART. II
flexion du genou droit jusqu'à terre : dans l'un et ràutre cas, il reste la tête couverte de sa barrette (Ruhr., ibid.) *. . 20. De méme> s'il passe devant quelque autel où se trouve exposée une relique insigne, soit qu'on en fasse alors la fête dans cette église, soit k raison de quelque circonstance particulière, il lui fera une inclination profonde sans se découvrir ; mais si c'est une relique de la vraie Croix, il fera la génuflexion d'un genou, également la tête couverte. Ainsi la décidé la S. Congrégation des Rites le 7 mai 1746.
21. Quoiqu'il ait le calice en main, s'il passe devant le saint Sacrement exposé, ou dans le moment de l'élévation, ou pendant qu'on distribue la sainte commuoion, il doit fléchir les deux genoux (décision de la S. Congr, des Rites, 21 juillet 1658), ensuite se découvrir et adorer le très saint Sacrement. Il remettra la barrette sur sa têle avant de se lever ; ce que, dans les deux derniers cas, il ne fera point avant que le Célébrant n'ait déposé le calice ou le saint ciboire sur l'autel : ainsi le veut la Rubrique Cependant, lorsqu'il y a beaucoup de communiants, il suffira de faire la génuflexion à deux genoux, sans attendre jusqu'à la (in pour se relever : on s'appuie, en ce dernier cas, sur un décret de la S. Congrégation des Rites du 5 juillet 1698 ^
* On suppose, dans toutes ces règles, que le Prêtre qui va dire la Messe porte son calice, ce qu'il doit faire à moins d*empéchrment physique (déc. du 3 octobre 1851); mais s'il arrivait, pour quelque c<use, qu^ le calice fût placé d'avance s r Tautel, le Prêtre ferait tête découverte les inclinations et génuflexions! t il est parlé ici et dans les iiuméros suivants, comme on le verra d'ailleurs n. 24.
* Les Rubriques, les décrets de la S. Congrégation, les Liturgistes romains, se taisent iibsolument sur le cas où le Prêtre passe devant quelque autel où Ton d>t la Messe, h moins qu*on ne fasse l'élévation ou qu'on i*e donne li sainte communion. Il suit de \k qu'à l'exc plion de ces deux circonstances, le
22. Lorsqu'il se découvrira, il devra faire aUention de ne pas laisser poser la barrette sur le calice (S. Cangr. des Rites, l^^ sepietnhre 1705); mais il la donnera au Servant, ou la tiendra lui-même entre le pouce et l'index, l'ouverture tournée de son côté, en appuyant le bas de la main sur la. bourse, pour qu'elle ne tombe pas.
23. Le Prêtre qui porte le calice ne doit saluer personne, à moins qu'il ne rencontre l'Evéque du lieu, ou quelque autre grand Prélat ou grand personnage : en ce <'^s il doit saluer d'une inclination de tête \ 11 saluera de même un Prêtre qui reviendrait de dire la Messe. Si deux Prêtres se rencontrent dans un passage étroit , l'un venant de l'autel et l'autre y allant, c'est à celui-ci à céder le pas à l'autre, et celui qui vient de célébrer doit modestement accepter de passer le premier sans perdre du temps a s'en excuser. Si un Prêtre qui se rend à l'autel ou qui en vient avec le calice entre les mains rencontre les Ministres sacrés de la Grand'Messe , soit qu'ils aillent la chanter ^ soit qu'ils reviennent , il doit modestement les laisser passer en inclinant la tête sans se découvrir : au contraire , le Célébrant aussi bien que les Ministres de la Messe chantée doivent se découvrir en lui rendant le salut.