‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 23 sur 196 · PART. II, TIT. I, CHAP. 1, ART. III · texte numérisé non relu

PART. II, TIT. I, CHAP. 1, ART. III

revint sans porter le calice, toutes les fois qu'il fait quelque sdlbfeitiou, il doit se découvrir. Quand il fait la génuflexion, il se découvre avant de fléchir le genou, et il né se ifecouvrë qu'après s'être levé *. - - .

ARTICLE III

De V arrivée du Prêtre à F Autel.

25. Arrivé au pied de l'autel sur lequel il doit célébrer, le Prêtre s'arrête au bas AeÈ degrés , se découvre , donne la bari^ette au Servant^ et fait une inclination profonde à. la croix. Si le très saint Sacrenient est dans le tabernacle, il fait la génuflexion {Rub. Miss., part, if, tit* m, n. 1) jusqu'à terre, et non sur lé dernier degré «.

26. ^tant monté à l'autel, il pose le calice vers le côté 4e l'évangile , et abaisse aussitôt avec les deux mains le voile qui était replié par- dessus la bourse *; il prend* la bourse , la dresse sur l'autel ^, la soutient avec la main

* Nous avons dit, dans une note précédente, que c'est le contraire lorsqpi*il porte le calice.

' ^ * Ce poin^ ^tait controversé : de bons Rnbricaires pensaient qu'il suffit de fii^ ^cètte génuflexion «m le dernier degré ; le lltanuét' des OSréinomes rbuiaines et l'usage commun étaient confirmes » ce sentiment; maîb H S. GohgrégathMi des Rites a résolu la question dias le sens île rAuieur; le 19 Dovembre f83t. Voici le doute proposé : Quando Celebrans genuflectit ante altare SS. 5oeranicntit tam expottUi quam in tabernaeulo rerondt<t, debetne genu^ fiettert m Tdané prea^lef ir, art m infimo' gradù àltorik' f fX'^ voièS là tépMse : Serveniw Hubrieae, sed in aeeesguet fênusu in fXànd ut ffen»^ fùttimdum. • • ■ \-,i\\ •■

''* LorsquÏB le calice est préparé à la manière des Eglises de France, cette recommandation dévient superflue, puisque ce voile n*est pas* relevé.

^ D'autres Cerémoniaux indiquent simplement de poser la bourse sur rantel, ei c'«st peut être la pratique la plus ordinaire : ^wm^ de Prétree po» ae&tU bourse à plat. •« r

gaache , et de la droite il en lire le corporal , qn'il met mr Fauteh poig il place également de la main droite la bonrse da côté de l'évangile, l'ouverture tournée vers le milieu de l'auler, à moiûs que quelque dessin en broderie , ou quelque autre sujet, ne demande que , pour la r^ularité, on la pose dans un autre sens^

27. Il déplie ensuite avec les deux mains le corporal * sur le milieu de l'autel, en le faisant avancer assez sur le devant, 'mais non, toutefois, si proche du bord, qu'en se retournant vers lé* peuple, il y ait danger qu*il tie le tire avec la chasuble ou le manipule '. C'est line très bonne précaution, lorsqu'on étend le corporal, de dép|ier

' Saint Liguori demande également que rouverture de la bourse regarde le côté de l'épître; mais, comme notre AuUur le recommande, il est essentiel de mettre la croix ou les autres sujets représentés sur la bourë«) dans leur «108 nj^turel. On y aura dOnc égard en la dressant On nuiH «usai ratteiAioH de la placer de manière à ce que la cire ne puisse dégoutter dessus.

* On lit dans quelques G rémoniaux : On peut^ à cause de$ sainlea parcelles, laisser le devant du corporal plié jusqu'à l'offertoire. Romsée va ^ loin/et enseigne positivement qnon ne déplie la partie de dievânt'qu*! fiiflenaire Cela^ paraît ^opposé au telte des Rubiiques : cdi^endant is'ett une iratiqiie que nous c< oyons générale dans les Eglises de France Elle a pu être introduite par suite de Taltération qu'a subie le voile du calice ': dans fia forme actuelle, il tombe sur ie deVant du corporal de tnanlèrè ï dontaer; çneffft, ces inquiétudes pour les saintes parcelles qui auraient pu y rester ^ * 'L^Autdir siippose partout' un autel fixe Les règles précises qu^it' donne sur û lien que doit occuper le cor^'oral étendli, et plus tard le câ1i(-6 <^é% Prêtre doit poser dessus, sont très bonnes en se plaçaut dans sa supposSilbn'; ttlfer»maiileufetiseiiiefit?itai«!Q3eaQcouj[) d*égHses il n'y a qbe «les asiéb portaifh, et'albr«'M ne'faoipaKtM^rdre de vue que l'attel,** c'est la pierre conaa- «ée. '6û dnit donc ^^reiidrei garde à éteindre le corporal^ à plaeer le cafeo, «t ylKi tard Ihaatie;^ do "telle manière qu'on ne coure pas le danger de célébrar iOï^^hors du'Véritalile ^utel Lea Prêtres chargés de ces églises doivent veil^ lir à «e (|Uo c<9 pierrto sacrées soient aisposé^'S oèDvenablemeiit, et de *telle Wtttt (fUd le Célébrant ne «oit pas «xposé è faire des céréiiionies iui|>ottantes aor tW teik on toiiie'iiiltt« fliatière qui* les environne' Ils «ItÂvent "Veiller aussr à'.«a ti'oii"«iii' totijoflrs? kr Y^M do^ as autels, toufc te raspaet que mérita Um

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en dernier lieu la partie de devant, et, lorsqu'on le plie, de commencer au contraire par celle même parlie : par ce moyen, on éloigne tout danger de laisser perdre les parcelles qui auraient pu rester inaperçues ; et, si tous les Prêtres gardaient cette règle, il en résulterait que cette partie du corporal qui touche la sainte hostie serait moins exposée. Il faut avoir l'attention de réserver ainsi un même côté pour le devant du corporal, lors même qu'il n'y aurait pas de croix, atteAdu que cela n'est pas prescrit, et qu'on ne baise pas l'autel à cause de la croix supposée sur le corporal ^

28 Après avoir étendu le corporal, le Prêtre prend de ta main gauche le calice par le nœud, en mettant la droite par-dessus, et le place sur le milieu du corporal, à telle dislance du bord qu'il n'empêche pas de baiser l'autel ; il arrange le voile de tel!e manière que par devant il soit convenablement disposé, et couvre tout le calice, ainsi que le veut la S. Congrégation des Rites (12 janvier 1669) ^ Cela fait, il se rend au côté de l'épUre les maiiis jointes, ouvre le missel, et le dispose sur son coussin ou pupitre {Rubr., ibid., n. 4).

* Le corporal ne doit avoir aucaDe broderie, si ce n^est une petite croit qu'on permet de faire sur le devant, à un doigt ou deux du bord, jamais au milieu.

* n n'entre pas dans Tesprit de TÉglise que les vases sacrés soient expo* ses à découvprt à la vue du peuple. Nous regardons comme regrettable l'usage introduit en beauo up de lieux de porter à Taulel et d'en rapporter os* tensiblement la custode et surtout Toslensoir ne renfermant pas de saintes hosties. On voit même ces objets sacrés portés ainsi à la vue de t4iut le peuple jusque dans les saints ofG:es> par des sacristains laïcs. Ceci est plus que regrettable, c'est un abus de nature h diminuer le respect d s fidèles pour les choses saintes. Mais nous pourrions citer des paroisses où Tesprit de TÉgiise est mieux suivi. L.e8 vases sacrés et notamment rostensoir n'apparaissent ja* mais aux yeux des fidèles que lorsqu'ils contiennent le saint SaçremeiiL En tout autre temps, ils sont renfermés ou voilés.

S9. Après qu'il a trouvé la Messe, il retourne au milieu, et fait k la croix, en arrivant, une inclinalion médiocre : car on ne voit pas déraison, du moins fondée, sur b Rubrique, qui oblige a la faire profonde ^ Se tournant ensuite la face du côté de Tépitre, il se retire un peu sur le côté de l'évangile pour ne pas tourner le dos à la croix d'une manière inconvenante, et il descende les mains jointes, au pied de l'autel pour commencer la Messe (JRu6r., ibid , n. 4) *.

ARTICLE IV

Du Commencement de la Messe^ et du Confiteor.

30. Le Prêtre, descendu au bas de i'autel, fait une inclination profonde k la croix, ou, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, une génuflexion^ sans autre salut (car c'est l'enseignement commun des auteurs^ que toute espèce de salut est renfermée dans la génuflexion, de même qu'une inclination médiocre est renfermée dans une profonde, et une inclination légère dans une médiocrej. Il commence ensuite la Messe par le signe de la croix (Rubr. Jfm.,part. ii, tit. m, n. 1, 4) *.

* LMnclindtion que l'Auteur appelle médiocre doit être, selon Merati, mtntmarum maxima.

* Lorsqu'on joint les mains, on met le pouce de la main droite sur celui de la main gauche, si ce n'est dans le temps de la consécration à la communion, comme il sera dit en son lieu. (Rubr., part, ii, tit. m, n. l.)0n a soin que les mains ne soient ni trop rapprochées, ni trop éloignées de la chasuble, ni trop relevées vers la figure, ni abaissées vers la terre ; mais on les tent dans une situation naturelle, médiocrement élevées vers U ciel. (Noie de V Auteur.)

' Otte génuflexion se fait sur le degré : la génuflexitn in piano est prescrite seulement in acccssu et recessu.

* Pour faire le signe de la croix , on met la main gauche au-dessous de U poitrine (Rubr,t ibid,y n. 5) ; on élève la main droUc, et, eu louchant avec

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