PART. II, TIT, I, CHAP. I, ART. VIÏ
milieu, tout près du corporal, mais non pas dessus ; et, joiguant aussitôt les ma'ms, il retourne au milieu.
^. Quand on doit dire le Credo^ il disjoint les mains aossitôi qu'il prononce le premier mot, les élève jusqu'aux épaules, et les rejoint aussitôt aux paroles /ntmum Deum^ en inclinant en même temps la tète vers la croix. Il conserve ainsi les mains jointes pendant le Credo (Aii6r., ibid., n. 5) ^
51. Aux paroles Etincamatm est^ il s'agenouille, fléchissant seulement le genou droit, ainsi que l'a déclaré la S. Congrégation des Rites le 22 août 1818. Il faut commencer la génuflexion aux mots Et incarnalm est^ et l'achever en disant : Et homo foetus est ^sans baisser aucunement la tête, comme le font quelques-uns sans nulle raison). Aux paroles Simul adoratur^ il incline la tète. En disant : Et vitam venturi saeculi^ il fait sur soi le signe delà croix comme en terminant le Gloria (JRu&r ., ibid.)*.
ARTICLE VU
De l'Offertoire au Canon.
52. Quand le Prêtre a terminé le Credo^ il baise l'au-^ tel, se tourne vers le peuple, et dit : Dominus vobis" eum. Il se retourne vers l'autel : il dit Oremm en étendant les mains et en inclinant la tête à l'ordinaire ; puis, les mains Jointes, il lit l'offertoire {Rubr.^ Miss., part. II, tit. vu, n. i).
55. L'offertoire étant fini, le Célébrant ôte avec les deux mains le voile de dessus le calice, le plie a l'instant ou le donne à plier au Servant ', et le place k sa
* QifaDd doit-on dire le Credo? On trouvera la réponse è cette question, part. Il, tit. I, chap ii, o. 10.
' Sans rqoindre ensuite les mains (S. R. G. 12 mari. 1831). ' On suppose que le Servant, 8*11 n*est Clerc, est au moins revêtu d*ufl
droite, en dehors du corporal,. assez près pourtant pour qu'il ait la facilité de poser la pale dessus, ce qu'il peut toujours faire, afin de la reprendre plus commodément ^ 54. Posant alors la main gauche sur l'autel, et prenant le calice de la droite, il le met en dehors du corporal. Puis, de la main droite, dont il doit toujours se servir pour découvrir et recouvrir le calice, il ôte la pale de dessus la patène, et la pose sur le voile plié '. Il prend de la même roain^ entre le pouce, l'index et le medtm^ la patène, sur laquelle est l'hostie-, et, y portant également la main gauche avec la même disposition des doigts, il la tient des deux mains sur le milieu du corporal, vers
sorplis, ainsi que le porte la Rubrique, part, n, tit. ii, n. 1. 11 est vrai que la S. Congrégation a décidé, le 3 octobre 1851, qu'un laïc avec les habits ordinaires, peut faire) toutes les fonctions du Clerc servant la Messe; elle a seulement ajouté : Sed opporiunius Clericus ; toutefois , comme il s*agit ici d'un acte que la Rubrique ne met point dans les fonctions du Servant, nous pensons que si celui-ci n'est pas revêtu d*un surplis, il ne convient pas de lui remettre le voile.
* En Italie , la pale , comme déjà nous l'avons fait observer , n'étant qu'on simple carré de toile sans carton , ne peut être posée droite comme on le fait ordinairement en France : elle se pose donc à plat On comprend dès lorscom* ment l'Auteur ménage un moyen de la reprendre sans trop de difficulté ; et c'est peut-être ce qui peut expliquer aussi pourquoi , à la Messe basse , le voile reste plié surVautel du côté del'épître.
* En France, les Cérémoniaux disent généralement qu'on dresse la pale contre le gradin ; quelques-uns indiquent cependant qu'on peut la poser sur le voile. On comprend facilement que la raison de ces petites dispositions particulières à la France , c'est ce morceau de carton que Ton a introduit entre les toiles de nos pales Cette altération a fini par amener un usage abusif, celui de faire broder le dessus des pales , dont souvent la partie inférieure est seule en toile. Un décret de la S. Congrégation des Rites, du 22 janvier 1701, déclare que la partie supérieure ne doit pas être en soie. Ajoutons encore que ces pales, quelquefois magnifiquement brodées en dessus, sont souvent d'une malpropreté rcprébensible dans la partie qui doit couvrir le précieux Sang , et qui seule alors peut être bénite.
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la hauteur de sa poîlirioe, à quelque distaoce de lui*. Alors ii éfèvé et abaissé aussit(H les yeux sur rbdstiè, ^~n éisaiità voix basse ; Su^cipt, sancte Pater ^ etc (RubrJi ibid, n. 2)V
55. Quand il a Gni cette prière, et non auparavant, tenant toujours de la même manière la patène des deux mains, il fait avec elle sur le corporal, à di^ lance convenable, un signe de croix en lignes droites et égales '. Inelinant ensuite la patène, il en fait doucement tomber l'hoâtie sur le milieu delà première partie du corporal ^. Puis il place la patène elle-même en partie sons le corporal, du côté de Tépître (Rubr.^ ibid., n. 3) tenant, pendant cette action, la main gaucbe appuyée sdr TauteL
56. Il va ensuite, les mains jomtes, au coin de l'épltre '; et ayant pris le calice, par le nœud, de la main gauche, il le nettoie de la main droite avec le puriflcatôire ; puis il tient avec les doigts de la gauche ce ménié piiriGcatoire étendu en long, de manière que, si quel-
* Les Cérémoninux ajoutent ordinairement, et avec raison, qoe les autres doifis sont joints et étendus par^dessous.
* *■ Si le Prêtre devait consacrer de petites hosties pour la communion des fidèles, il devrait suivre les rè$tles tracées par TAufeur, part, i, chi ix; q 0 et sÉlvantes, part, ii et lit. i, chap. iii, art. i, n. S. > * >
"' Plusieurs Cérémoniaux portent que l'on fait ce signe de croix en tenant la patène à la même hauteur de la poitrine. Dé bons ftribrieislês Veiilt>nt que Je Prêtre, pour le tracer, abaisse la palène à sj% pouceè environ du corporal. I^'Âuteur parait de^ce dernier sei»ttmen(, qui est fondé sur ce que ce signe de croix semble prencrit pmr être feit sur le lieu où l'on doit déposer Vhostiei' La même observ&tioa s'applique au signe de croix qui 8Utt l'obiation dti catloe.
* * Quand on dit la Messe $ur un au^ei fixe, il est bon de suivre k la lettre la règle donnée ici ; mais qu^md on célèbre sur un autel portatif, il firat surtout faire attention de placer Phoslie sur la pierre consacrée.
* La Rubrique, noti plus que TAuteur, ne dit point que l'on l^it, avant de quitter le milieu de Taulel, une ioclinatioo ï la croix, quoique cela se pratique eu France généralement.
qnes gouttes venaient'à fomber (fes burettes sur le piëa in calice; il pût les recueillir: ^ ' * *'
WI. Alors il prend de la main droite la burette de vin, et en verse ce qu'il en faut dans le caticé ; puis aydift fait un signe de croix sur la burette de Testu, il dit : D$u$i çui humanae subsiantiae. Il prend delà même maincetts même burette, il en verse un peu % en même tem|^s icfii'il dit : da nobis per hvjm aqwae et vim mysierium {Rubri^ ibid., n. 4), et continue lentement le reste de la prière^ ayant sbin de faire une inclination en prononçant le nom de Jésus. Après avoir mis Teau dans le calice, il fera bien, ainsi que l'a déclaré la S. Congrégation des Rites le 7 septembre 1816, d'essuyer avec le purificatoire les gouttes qui pourraient être restées séparées du vio ^':
58. Ensuite il rapproche le calice du corporal; il se rend lui-même au milieu de l'autel ', il couvre du purificatoire la partie de la patène qui était restée découverte; et, la main gauche posée sur l'autel, il prend d'abord de
' De bons auteurs, à la tête desquels on peut placer saint Charles Borro* mée et saint Liguori, recommandent de verser ie vin et Teau sur ki parui du calice, que t'on tient un peu penché, afin de ne point faire jaillir de gouttes (Cerim. délia Mess,, eap. vu, n. 9).
* Eugène IV, dans le décret pour les Arméniens, avant lui Honorius III (cap PenUeiosus), et, aprèd ces deux Pontifes, un grand nombre de Goncites, ont statué que Teau doit être mise dtns le calice en très petite quantité. Sur cela le docte Haberl de Euch , cap. vii^ fait cependant cette observation : Etsi in praxi servari dehéat (hoc statutum , probandi tamen nonsmt illi Sarerdotes qui unatn guHulam infundurU : ce qui est d'autant plus sérieux, qu^uoe seule goutte peut rester attachée aux parois du calice. (Note de r Auteur.)
* Les Cérémoniaux donnent ordinairem<»nt de cette sorte les détails de Tactiori du Préire en ce moment : • Apnt approché un peu le calice du corporal, il rejoint les mains, tout en tenant le puritlcatoire, s'ihcline vers la croix à tes mots Jésus Ckrisius » lia indiquent en outre une inclination de tête à fafrt à la croix en arrivant au milieu de Tautel .
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la droite le calice par le nœud, puis de la gauche par le pied, et, le tenant ainsi par les deux mains élevé de telle sorte que: le dessus de la coupe ne soit pas plus haut que les yeux, il dit : Offerimus tibi^ regardant la croix pendant toute cette prière (Rubr.^ ibid., n. 5).
59. Lorsque la prière Offerimus est terminée, il fait avec le calice, en le tenant toujours de la même manière, un signe de croix sur la partie la plus reculée du corporal, sans passer aucunement sur l'hostie ; puis, l'ayant placé au milieu ' à une petite distance de l'hostie, il le couvre de la pale [Rubr.^ ibid.).
€0. Gela fait, il s'incline médiocrement, et mettant les mains jointes, comme de coutume, sur le bord de l'autel, il dit: In spiritu^ etc. {Rubr.^ ibid.)
61. Cette prière finie, il se relève, étend les mains en les élevant ainsi que les yeux, et incontinent, rejoignant les mains et baissant les yeux, il dit en même temps : Fwii, Sanctificator^ etc ; puis, en formant un signe de croix sur les oblats, il ajoute : et benedic hoc Sacrificium ttio sancto nomini praeparatum (Rubr.^ ibid.) *.
* On suppose Thoslie 5ur le milieu de la partie antérieure du corporal . Si la trop petite dimension de la pierre sacrée avait oblige le Prêtre à la reculer davantage, il faudrait également reculer le calice, qui dès lors serait plus près du fond de Tautel que du devant. Mais il est essentiel que l'hostie et le calice soient également sur la pierre sacrée, un peu séparés, l'hostie en avant, le calice en arrière.
* Toutes les fois qu*on doit faire des signes de croix sur les oblats, régulièrement il faut d'abord joindre les mains devant la poitrine; puis, pour bien former le signe de croix, il faut étendre la main en la tenant droite, les doigts joints ensemble, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du ti juillet 1683. Il faut encore remarquer que, quand les signes de croix se font ensemble sur Vhostie H le calice, ou tire la ligne droite du milieu de la pale sur Vhostie, sans aucunement baisser la main, et la ligne transversale entre le calice et l'hostie, c'est-à-dire en dehors et sur le devant de la pale, mais à la même hauteur que la première ligne. On observera aussi de faire ces signes
62. Ayant fait le signe de la croix sur l'hostie et le calice, il joint de nouveau les mains *, et s'en va au coin de répUre, où, ayant Tautel à sa gauche, il se lave l'extrêmilé des pouces et chaque index des deux mains, il les essuie ensuite * ; et pendant tout ce temps, il récite le psaume Lavabo^ etc. {Rubr.^ ibid. n. 6)^ qu'il dit en entier au même lieu.
65. Au Gloria Patrt, il fait une inclination de tête à la croix en s'avançant vers le milieu : il peut cependant ne dire le Gloria Patri que quand il sera en face de la croix de Tautel.
64. Y étant arrivé, il joint les mains, élève les yeux vers la croix, et, les abaissant aussitôt, il appuie à la manière ordinaire ses doigts sur les bords de Tautel, et, médiocrement incliné, il dit la prière Susdpe^ sancla Tri'nitas : quand elle est finie, il étend les mains sur l'autel, et le baise {Rubr.^ ibid., n. 7).
65. Après qu'il a baisé l'autel, il se tourne vers le peuple^ écarte et rejoint les mains comme au Dominus vobis" cum^ et dit, d'un ton médiocrement élevé : Orate, fra-très ; puis, achevant le tour, il se retourne vers l'autel
de croix d*UDe dimension coDveoabte, et proportionnée en longueur et en Iar« geor. (Note de VAtUeur,) Les signes de croix qui se font sur le calice seulement doivent être à peu près de la grandeur de la pale ; sur Vhostie on les Cût nn peu plus petits.
Pendant que Ton fait sur les oblats le signe de croix de la main droite, la gauche est appuyée sur l'autel. [Ruhr,^ part, n, lit m, n. 5).
* La Rubrique ne parle pas non plus ici de rinclinalion de télé que généra* leaient les Cérémoniaux recommandent de Caire ^ la croix avant de quitter le milieu de Taulel.
' Dans beaucoup d'églises on attache sur le bout de l'autel le petit linge appelé manuterge et en quelques lieux lavabo, qui seri à essuyer ies doigts dit Prêtre : nous regardons cet usage comme abusif» et contiaire au respect dû k l'autel La place du manuterge est sur la crédence des burettes : le Servant le présente au Prêtre lorsqu'il en est besoin.
70 PAUT. Il, Tlï. I, ClIAP. I, AUT. VII.
Îar le côté de l'évangile. Il dit en même temps, à voix asse : utmeum acveslrumSacrtficium^ etc, : car il ne doit pas rester tourné vers le peuple pendant qu'il dit ces paroles, ainsi que quelques-uns Teiiseignent contrairement aux texte clair de la Rubrique ftbtV^./ et a ii Cérémonial des Evêques (lib. ii, c. 8, n. 66).
66. Après que le Servant a répondû,5usapmt, e^c.,le Prêtre dit, k voix basse. Amen. Ensuite, les mains étendues comme pour les autres oraisons, il récite tout bas, sans les faire précéder dû mot Oremus^ les Secrètes, qui sont toujours correspondantes et en nombre égal aux Col* lectes. S'il n'y en a qu'une, il n'achève pas la conclusion, niais il s'arrête après qu'il a dit : Spmtus sancti Deus. S'il y en à plusieurs, il termine tout k fait la première, en disant mênie'i4men. Alors une seconde conclusion a lieu pour la dernière Secrète ; mais il s'arrête aux mêmes [iarbles, qui sont considérées comme le ëbmmencement de la Préface.
' 67- Après avoir dit les mots Spiritus sancti Deus de la dernière Secrète, il s'arrête, trcuve dafts le'ltfissel la Prélafclé'qiiî convient, et, leè'maitisW l'autel k la doànière ordinaire, il dit : Per omnin^ saeculà êaeéutorurhei Domtnus vobiscum; k Sursum corda^ il les élève k la hauteur de |a poitrine, les paumes tournées l'une vers l'autre; à Gratias agamus, il les rejoint (sans les élever davan-» tage)S et k Deo nosiro, il regarde la croix et incline la iète('flâfer.,ibid:", nlS). ' ' ' ' '
68. Quand il commence Vere dignum, etc., il étend de nouveau les mains, et les tient élevées comme pendant les oraisons jusqu'au Sanctus : alors il les rejoint, s'ni-
^ Q'ietqaes Hobricistes disent an con'raire qu*en rejoignant les mains on les élève un |k»u. •
ciine médiocrement, et dit d'un ton de voix médiocre: Sanctus, sanctm, etc., faisant attenlion de ne pas appuyer les mains sur l'autel. Aux paroles Benedictm quivenit, il se relève et fait le signe de la croix (Rubr., ibid.) ^
ARTICLE YIII.
Du Canon à la finie la Consécration.
69. La Préface terminée, le Prêtre pose la main droite sur Tautel, et de la ga^icbe il trouve le Canon, puis il élève quelque peu les mains : il lève aussi les yeux vers la croix et les abaisse aussitôt. Il joint les mains, les pose a la manière ordinaire sur le bord de l'autel; et alors, profondément incliné, il commence le Canon en disant : Te igitur, etc. (Rah, Miss., part, ii, lit. viii, n. 1.) Il ne doit pas le commencer plus lot, d'après lô décret de la S. Congrégation des Rites du 7 septembre
70. Arrivé aux paroles Vti accepta habeas et barie^tcas, il étend les mains sur l'auiel et le baise; en<«Qite il se relève, joint les mains, et aux paroles Haec dona, haeç munerà", haec sancia sacrificia ilUbata» il fajt trois signp§ de croix sur le calice et Thostie conjointement ; et^ sans joindre les mains, mais en les tenant élevées à l'ordH naire devant la poitrine, il continue: Inprimis quae tibi offertmitë, etc. (Rabr.^ ibid.)