‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 52 sur 196 · Il se tient près du Diaore ^ pendaât quefcelui-^ci én · texte numérisé non relu

Il se tient près du Diaore ^ pendaât quefcelui-^ci én

^ Si l'on doit faire l'aspersion de l'eau tiénite, le Tbiiriioraire» psak twî^ Office en oette circoBstance» cttisuUera le chapitre précédent. , ' ;

* Si Ton devait se rendre à l*autel processionnellement, le Clergé préoédéi delà croii, le Thuriféraire tiendrait son encensoir prêt, et ferait bénir l'cncens: auparavant ; car il doit marcher le premier ^vec son encensoir fumant^ ^t jirécéder immédiatement la croix {Cérémon. des Évêq. lib. Ti, cap. iriir, n. 24).

LeThoriféraire» en arrivant à l'autel, bprès à voir fait Vtô'révé^f^ïûJercon^ Yenables,Ta, s'il à Tedcensoir,. se yiflOer vls-àmis do ^in de i'épttrè, au^bd» des degrés, sur le f^avé, Afûa' lorfq^'ii[ n'a l^as l'enoensoir^ TAuV^w; çiRPiosi^ qu'il est à sa place du chœur. En France, il est généralemeat d'fuag^e ^u'il^sf^ place alors à la crédence, ou il se comporte cpmme les Acolytes. £t il ^us semble qu'en effet le Thuriféraire peut-être regardé comme un troisième Acolyle. II est même désigné comme Acolyte pfar le Céréfnoniàt dés Évêque^ (iib. I, cap. XXIII, n. 1 etî; etelH)i passimjl • •• ' ^ ' ; -• ^^

' Si le stiot Sacrement |Bst> diils le^ tab6maclQ,-1p Tfaniàferaire fait d'ïflhilià UDe génuflexion avaoi de montet; e(fejens9it^i^e;s0eo|»de|t§ng|^içip& iiys^ descendre. Il est bon de remarquer que, si TÉvéque est présent, c'est toujours lu qû bénit l'encens. Le Thuriféraire, au lieu de monter à l'autel, se rend donc, accompagné du Cérémoniaire. auprès du Prélat, devant lequel il se met i genoux en tenant l'encensoir ouvert, jusqu'à ce que l'ÉvÔque ait béni l'en- <^6Bs* Il ne doit pas oublier les révérences convenables in aeeessu et recessu,

* Adroite, un peu derrière lui, disent généralement les Cérémonieux.

i52 PART. Il, TIT. ir, CtlAP. III.

censé le Célébrant, auquel il fait une inclination avant et après rencensement. Il reprend l'encensoir de la main droite, et le reporte à sa place , en faisant la génuflexion s'il passe devant l'autel, et si te saint Sacrement est présent *; puis il retourne au chœur '.

4. Après que toutes les oraisons sont chantées, il ya préparer son encensoir : et aussitôt que le Célébrant a fini de lire l'évangile, à moins qu'il n'y ait un long trait k chanter, il s'approche de l'autel pour faire mettre l'encens '. Après la bénédiction de l'encens, il prend l'encensoir de la main droite et la navette de la gauche, et^ étant descendu sur le pavé, il va, en précédant les Acolytes, au milieu et en face de l'autel, à quelque distance des degrés, où il se place entre lesdits Acolytes. Au signe du Cérémoniaire, il fait, en même temps que leis Ministres sacrés, la génuflexion à l'autel et le salut au Chœur *. II s'en va ensuite pour l'évangile, de manière k se trouver placé à la gauche du Diacre, un peu derrière lui et en ïace du premier Acolyte.

5. Il donne en temps convenable l'encensoir au Cérémoniaire \ et^ lorsqu'il l'a repris^ il soulève un peu le

* On suppose que Tencessoir reste sur une crédence. Si on le reporte k U sscristie, comme cela se fiiit assez généralement en France, le Thuriféraire doit faire la génuflexion arant de quitter le sanctuaire.

' Assez généralement on assigne au Thuriféraire une place à la crédenee, i gauche du second Acolyte ; ce qui le dispense de retourner au chœur.

* Si le saint Sacrement e&t dans le Tabernacle» le Thuriféraire fait la génuflexion avant de monter, et une autre avant de descendre. Il fait de même dans toutes les circonstances analogues .

* On suppose le Chcsur devant l'autel. Dans les instnictions pour le Cérémoniaire (ch. IV, D. 14) on explique de quelle manière le Thuriféraire et les Ministres de Tautel se placent en cette circonstance.

* C*e8t au Cérémoniaire è le présenter au Diacre lorsque celui-â doit encenser le livre.

DE L'OFnCE DU THURIFÉRAIRE. 155

coDTercIe et agite légèrement reneensoir pour que le feu ne s'éteigne pas : car il doit servir pour rencensement da Célébrant.

6. Lorsque Tévangile est chanté, il s'approche do Diacre, lui remet Tencensoir, et fait avec lui les révérences convenables avant et après l'encensement du Célébrant. Ayant repris l'encensoir, il fait la génuflexion k l'aotel avant de le reporter en son lieu et de retourner à sa place : cette génuflexion se fait derrière le Sous- Diacre ; et, si on dit le Credo^ le Thuriféraire s'arrête au même lieu, et s'incline au mot Deum. Si l'on ne dit pas le Credo, le Thuriféraire, ayant fait la génuflexion a l'autel, va s'i)ccuper de son encensoir, afin de le tenir prêt pour l'encensement des oblats et de l'autel.

7. Vers la fin du Credo, il va préparer son encensoir, et fait en sorte d'être prêt pour s'approcher de l'autel ansatôt après l'offrande du calice. Il fait mettre de l'encens de la manière ordinaire, reprend la navette, la pose sur la crédence S et se tient in cornu epistolae, les mains appuyées sur sa poitrine . Il assiste le Diacre quand celui-ci encense le Célébrant, le Chœur et le Sous-Diacre : pendant tout ce temps il l'accompagne^ se tenant k sa gauche, un peu derrière lui, faisant les saints et les génuflexions en même temps que lui ; il reprend ensuite l'encensoir, et, quand le Diacre est arrivé à sa place derrière le Célébrant, il l'encense de deux coups * ; puis il

* Daus les églises de France, le Thoriféraire a coutume de conserver la navette ; il ne la pose point sur la crédence, mais la tient constamment à la inûn toutes les fois qu'il a Tencensoir.

* Cette expression rend assez bien la manière d*encenser telle qu'elle se pratique généralement* en France. Si nous voulions exprimer celle des églises d*Italie, nous dirions plutôt qu'il Vencense à deux fois ou qu'ti lui présente à deux fois la fumée de Vencens.

iH PAUT. Ilf Tfr^ llv GHAP. m. .

encense les^ Acolytes d'un coup chacun; enfin (s'ai^an* çant a l'entrée du chœur), il encense le peuplé' de troi& coups, dont le premier au milieu, le second à sa giuche et le troisième k sa droite : il a soin de faire toujours- les saluts convenables avant et après, et les génùilexioDS devant l'autel quand il y passe. Gela fidt, il reporte Ifencensoir en son lieu.

8. Il renouvelle le feu, et, un peu avant l'élévation S il s'approche de l'autel au côté de l'épitre, k la droite du Cérémoniaire, lequel met de l'encens dans l'encensoir. Cela fait^ le Thuriféraire se met k genoux in jltmo, et il encense le très saint Sacrement de trois coups aa moment de l'élévation de la sainte hostie, avec une in-« clination profonde avant et après : il fait de même k l'élévation du calice (Ruhr., Mm., part, ii, tit. viii, n. 8)'. L'élévation finie, il s'en va, reporte son encensoir eo £aûsant auparavant la génuflexion, et| après l'avoir déposé en son lieu, il revient k l'autel.

9. Ici se termine l'ofiice du Thuriféraire, k moins que les Acolytes ne restent avec leurs flambeaux jusqu'après la communion : car alors c'est lui qui, en temps convenable^ délie et ôte le voile de dessus les épaules du Sous-Diacre, le plie et le porte sur la crédence ^.

* S'il a porté l'encensoir à la sacristie, il en revient avec les Porte-flambeaux, les précédant oh marchant au milieu d*eux, s'ils ne sont que deux.

' Lorsque le Sous-Diacre ne tient pas la patène, comme aux Messes des morts, c'est lui qui doit encenser le saint Sacrement pendant l'une et l'autre élévation. Le Thuriféraire lui remet donc pour cela l'encensoir entre les mains immédiatement auparavant.

' Cela se fait après h Dimitte nobis du Pater, ainsi qu'il est expliqué chap. VI, n. 28. D'après Te Cérémonial des Évêques, cet office d'ôter le voila de dessus les épaules du Sous-Diacre n'est pas exclusivement réservé au Thu*riféraire (lib. i, cap. x, n. 6) ; notre Auteur le lui assigne pour ne laisser bea^^ dans la pratique, ë aucune indécision.

DE L'OFFiŒ DD THURIFÉaAlRE. iSS

10. Âprèa siToir reçu la paix âe l»ôa voiâin da Cbœar ou da Cérémoniairev 86k)D le U'êu ou il e^t^iacé, il porte 6ur l'aateU aw c6lé de l'éviMigito^ te* tn^Msid^l «ttltber;>,|iA^é* sente en* temps conTeoablelesliilrettedipoiir ta poriOciàtioû du calice et l'ablution des doigts ;' ei < aj^ès avoir tout dispesé sur la crédeoce, il retourne k âa*placè ^

11. S'il y a communion du Clergé, le Thuriféraire, après avoir reçu la paix, prend la nappe de communion, {lasse de l'autre côté, et se met à genoux imphnù. Après que le Prêtre a dit Jndulgentiafh^'il'tsmiei^ %e met k genoux sur le bord du marchepied surië côté dé Faute!, étend et soutient la nappe conjointement ^vec le Gérémoniaire* Quand la communion est doiràée, il descend, fait la génuflexion en même temps que le Cérémoniaire, et retourne k la crédence pour présenter les burettes, comme nous l'avons dit '.

Nota I. Le Thuriféraire fait la génuflexion d'un genou toutes les fois qu'il sort du chœur ou qu'il y rentre, qu'il s'éloigne de l'autel ou qu'il s'en approche, et quand il va ou revient d'un côté a l'autre de l'autel.

' On suppose dans tovt ceci que les Acolytes sont occupés k tenir les flambeaux : aalrement ce seraient leurs fonctions.

* L*Àuteur ne parle pas du retour du Thuriféraire à la sacristie après la Messe, parce qu'il le suppose au Chœur, et que dès lors il doit s'en retourner «0 son rang avec ceux du Chœur. Mais comme, en France, assez généralement il se place à la crédence, Toici ce qu'il observe pour le départ. La Messe étant fmie , il fait la génuflexion au bas des degrés de Tautel avec tous les Officiers à la gauche du premier Acolyte ; et, ayant ensuite salué le Chœur avec eux, il marche le premier, les mains jointes, poor retourner à la sacristie, où il sakie la croix et le Célébrant comme il a fait avant la Messe. Si le Clergé sort conjointement avec les Officiers, le Thuriféraire, en ce cas, fait la génuflexion au milieu des Acolytes , derrière les Officiers sacrés. Ces po'mts sont tracés par divers Oérémoniaux. On ne détermine, du reste, ces dispositions que pour ne pas laisser le Thuriféraire dans Tinoertilude de la place qu'il doit occuper.

iSa PART. II, TIT. II, (MAP. IV.

Nota IL Quand il n'y a pas d'encens bënit dans l'eneensoir, on tient toujours celui-ci de la main gauche; mais quand il y a de Tencens, on le tient de la main droite. La navette se porte avec la main opposée ^ Quaad le Thuriféraire porte l'encensoir avec cérémonie, comme lorsqu'il va pour le chant de l'évangile ou dans les processions, il passe le petit doigt dans l'anneau du petit couvercle qui tient toutes les chaînes, et le gros doigt de la même main dans l'anneau par lequel on soulève le grand couvercle *. Dans les autres circonstances, comme quand il va faire mettre l'encens, etc., il prend ordinairement l'encensoir par les chaînettes au-dessous du petit couvercle, de manière k tenir le grand couvercle soulevé, ce qui ne doit pas avoir lieu au moment où l'on encense.

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