‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 81 sur 196 · K?' CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

K?' CHAPITRE XIII

De la Messe cHantée sans macre et sans Sons-Macre avce les

encensements.

1. Les Rubriques ne parlent jamais d*encensement que pour les Messes solennelles, et plusieurs fois la S. Congrégation a décidé que l'encensement ne devait pas avoir lieu aux Messes chantées sans Diacre et Sous-Diacre {Decr,^ 19 aug. 1651 et 22 janvier 1701) ».

' Oq suppose une communion du Clergé ; car on doit communier les fidèles comme il a été dit ci-dessus chap. i, art. iv, n. 15, et chap. vin, n. 19. Et pendant cette communion, les Acolytes portent des &mbeaux ou au moins des cierges.

' Une Messe n*est appelée solennéUe en langage liturgique que quand elle est célébrée avec Diacre et Sous^Diacre. Pour arriver ï cette solennité, ou plutdt pour la simuler dans quelques églises, on avait introduit un usage abusif, que la S. Congrégation a formellement condamné. Nous citons le 'décret en entier:

« Quum Rev. Blesensis Episcopus sacrorum Rituum Congrégation! exposuerit, quod in sua Diœcesi sicut in quibusdam aliis Galliarum Dioecesibus consuetudo invaluit, ubi desunt Diacofll et Subdiaconi pro Gaeremoniis Missarum sotemoium» daos laicos sive juvenes sîve uxoratos indœndi vestibi» stcris, nimi-

244 PART, n, TiT. n, cmp. xm,

2. Voilà le principe. Mais des exceptions sont possibles. Tout récemment les églises de Guinée et de Sénégambie viennent d'obtenir rautorisation formelle de faire les encensements au moins les jours solennels aux Messes chantées par le Prêtre seul sans Ministres sacrés ^ La feveur que ces églises ont obtenue nous autorise SttfiBsamment à donner ce chapitre sans rien préjuger sur la légitimité des usages d'un bon nombre d'autres églises où ont lieu ces encensements. Les dispositions que nous allons tracer sont d'ailleurs uniquement appuyées sur la pratique de ees églises.

3. Dans beaucoup d'églises donc on fait les encensements, du moins les jours de fête, quoique la Messe soit célébrée sans les Officiers sacrés. Il y a dès-lors un Thuriféraire ; et ce Thuriféraire, qui n'est autre qu'un enfant de chœur, est quelquefois assisté par un Porte-Navette. Les Gérémoniaux vraiment romains ne parlent guère de cette espèce d'Acolyte ; cependant Merati le mentionne, et nous ne croyons pas cette pratique en opposition avec l'esprit des cérémonies.

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