‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 116 sur 159 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Acs V«prcs des Ifortt, le premier Jour de novembre. ARTICLE 1.

Des €ho$es qu'il flml préparer.

1. On préparera une repi^filfttion <^oiitert« d^étoBte mte^ wec des chandeliers et des cierge dessus.

2. SùtkÈ le devant d'autel blanc on en mettra tm noir S si on peut le faire commodément; sinon, on préparera tt dernier à la sacristie avant que l'on ne commence les Vêpres des morts. De même pour le pavillon du taber** tmlt^ tsi le saint Sacrement est à l'autel, on en met un violet sous le blanc {BaMry, part* tv, tap. xvni, n. S et6)*.

5. Ob met sur la crédence la chape noire pour l'Officiant) et on prépare son pupitre en lien convenable *.

^ En Italie on a la coatame» appuyée d'aiDenn mt \t C^émonial des Éfê^ |06s, de mettre toigours un devant d'autel de la couleur du jour : il estdo&c blanc pour les Vêpres de la Toussaint ; il sera noir pour les Vêpres dés morts.

* Pour plus de couYonance, on couvre le tabernacle (pii renferme le saint Sifiiemettt, non avec da noir, mais avec du violet.

' Le Cérémonial suppose toiigours que TOfficiant a son pupitre, et qu'il ré- Ée les oniiaM loi auiBB jgiirtea.

428 PAKT. IV, GHAP. XI, ART. U.

ARTICLE II

Des Vêpres.

A. Pendant le Magnificat des Vêpres de la Toussaint, on allume les cierges de la représentation; et pendant qu'on chante le BenedicamuSj les Acolytes quittent TOfficiant, et, après avoir fait la génuflexion k Tordioaire devant le milieu de Tautel, ils vont placer leurs chandeliers à chaque côté et les éteignent {Batddryy part, iv, cap. xvni^ n. 5). Il se rend ensuite derrière les Chapiers, lesquels, après avoir chanté le Benedicamus Domino, font tous ensemble la génuflexion k l'autel et lé salut au Chœur, et vont k la sacristie déposer leurs chapes; les Acolytes les précèdent les mains jointes.

5. Après le Benedicamus Domino, l'Officiant, sans dire Fidelium animae {Baiddry, ibid., n. 6), quittera la chape blanche, et on lui en mettra une noire. Les Clercs désignés pour cela ôteront k l'autel les parements blancs^ et les remplaceront par des noirs, k moins que les noirs ne soient dessous. Ils feront de même pour la banquette de | l'Officiant et le pavillon du tabernacle . ,

6. L'Officiant revêtu de la chape noire, et tout le monde i étant debout, les Chantres chantent l'antienne Placchal Domino sous le rit double {Caerem. Episc., lib. u, cap. x^i n. 5) S et, après qu'ils ont entonné le psaume, tous s'asseyent, et l'on demeure assis jusqu'au commencement ie Magnificat.

7. Lorsqu'on entonne Magnificat, tous se lèvent, à alors les Acolytes allument lei]^rs cierges. Le cantiqoi

' n est k remarquer qu*aoz Offices des morts omi^ n pu amioncor ies asH tiemies : les Chantres les commencent eux-mêmes.

DE l'absoute pour LES DÉFUNTS* 429

terminé, tout le monde s'assied jusqu'à ce que le Chœur ait répété l'antienne, pendant laquelle les Acolytes prennent leurs chandeliers, et, après avoir fait la génuflexion devant le milieu de l'autel, vont devant l'Officiant {Cae^ rem. Episc., ibid., n. 4).

8. Lorsque l'antienne est terminée, tous se mettent k genoux, à l'exception des Acolytes. L'Officiant, à genoux, commence le Pater noster^ que l'on continue à voix basse. L'Officiant reprend : Et neno$ ir^ucaSj etc., et dit les autres petits versets. Après Daminusvobiseum, il se lève, et dit l'oraison Fidelium^ après laquelle il ajoute : Requiem aetemam^ etc. (Ibid.)

9. Les Acolytes, ayant fait devant TOfficiant le salut accoutumé, vont devant le milieu de l'autel, font la génuflexion, posent leurs chandeliers k leurs places, les y laissent, retournent au milieu; et après que les Chantres ont chanté le Requiescant in pace^ ils font la génuflexion, et s'en retournent les mains jointes k la sacristie, en pré< cédant le Clergé du Chœur et l'Officiant *■ .

Q::^^ CHAPITRE XIL

De TAbsoute pour les Défunts *.

ARTICLE I

Des Cérémonies de V Absoute^ le Corps présent.

1. Il est à remarquer d*abord que tous les déftints, Prêtres ou laïques, sont portés de la maison à Téglise et de Téglise au cimetière les pieds devant.

* On suppose qae le Clergé du Chœar se rend à la sacristie avec TOfficiant.

* Nous avons pensé que ce chapitre pouvait naturellement prendre place iprès le précédent. Noos n'avons pas jugé il propos de parler des cérémonies de la sépulture, qui nous ont paru sufiQsamment détaillées dans le Rituel.

480 FABT. iT, caip. xn, art. n.

S. Mais à l'église les Prêtres et les laâques ne sont placés ni au môme lieu ni de la même manière* On met les laïques dans la nef, les pieds tournés vers Tautel; et lès Prêtres dans le chœur, les pieds vers le peuple.

3. Pouf TAbsoute, le Porte-Croix se met toujours à là tête da défunt, tournant le crucifix vis-à-vis l'Officiant, qui se place toujours aux pieds. Aux funérailles d'un laïque, le Porte-Groii se mM donc en ftice de l'autel ; tandis qu'à celles d'un Prêtre, la plaœ delà croix est entre la bière et l'autel. On interprétait diverseme&t ce point de la Rubrique ; mais la S. Congrégatioa des Rites Fa expliqué clairement en ces termes : In exequits defuncti Sacerdoà^ fraetente corpore, locetur crux ad captU defuncti inter feretrtm et aUare (Décr. 3 sept. 1746).

4. Cette différence dans la manière de placer à l'église k bi^ d*un Prêtre et celle d'un laïque, et par conséquent dans la position quê doivent occuper la croix et le Célébrant, n'a lieu que quand kj corps est présent. Lorsqu'on &it les cérémonies de l'Absoute, le| corps non présent, les pieds de la représentation sont, pour tons tej cas, censés tournés vers l'autd, ainsi que nous allons b dire datf rartide suivant.

ARTICLE II

Des Cérémonies de V Absoute^ le Corps non présent. \

5. Lorsqu'aprés la Messe solennelle des morts on doit faire l'Ab* soute, le Sacristain fait mettre ta représentation dans le chœur si c'est pour un Ecclésiastique ou pour tous les ûdéles défiints, etdaos la nef si c'est pour un laïque. Elle est ordinairement couverte d'iffl grand drap noir^ portant au milieu une croix blanche. La repré^ tentation, comme nous l'avons dit, est toi^ours censée avoir les pieds vers l'autel, quand même on ferait l'offioe d'un Prêtre.

6. On range autour de la représentation six, ou quatre, ouaa moins deux grands chandeliers^ avec autant de cierges ; il coovieQ| tiu'ils soient allumés durant la Messe. C'est aussi un bon usage il^ mettre aux pieds, sur un petit escabeau, le bénitier avôc raspersoifJ

DE l'absoute pour LES DÉFUNTS. 4SI

7. Il y a deux manières de fedre cette cérémonie, selon qu'on y let plus ou moins de solennité. On distingue l'Absoute trè$ solen^ elle du Cérémonial des Évêques^ et TÀbsoute solennelle du Rituel.

8. I4' Absoute très solennelle ou la cérémonie des cinq Absoutes Jt réglée par le Cérémonial des Évêques (lib. 11, cap. xi, n. 13 et îq.) *. Dans ce cas, le Sous-Diacre qui porte la croix, et les deux colytes qui l'accompagnent, se place ad pedes loci, et l'Officiant ï capite loci [Caer. Ep-, lib. n, cap. xi, n. 15) *. Aux quatre anles de la représentation sont les quatre Prêtres qui doivent faire les aatre premières Absoutes. Le plus digne, celui qui doit £ûre la prelière Absoute, se place vers ce qui est censé Tépaule droite du déint; le second, vers le pied gauche, le troisième vers l'épaule auche, et le plus jeune ou le dernier vers le pied droit {Caerem., Ip., part, n, cap. 11, n. 16 et seq.). .

9. Absoute solennelle. Après la Messe, le Célébrant, ayant uittéprès de son siège la chasuble et le manipule, est revêtu d'une ^ape noire par ses Ministres, qui laissent au môme lieu leurs manipus. Le Sous-Diacre prend la grande croix, les Acolytes leurs chaneliers, le Thuriféraire son encensoir, et un autre Clerc le bénitier; ois ils vont ensemble au lieu où doit se faire l'Absoute, précédant ! Célébrant, qui marche derrière eux, le Diacre â sa gauche {Ritual. man.).

10. Le Thuriféraire et le Clerc portant le bénitier s'arrêtent ene la bière et l'autel, du côté de l'évangile ; le Sous-Diacre et les colytes vont par le côté de l'évangile se placer à la tête, laissant 1 peu de distance entre eux et la représentation ; le Célébrant, rec le Diacre à sa gauche {Rubr,, part. 11, tit. xin, n. 4), se met « pieds, vis-à-vis de la croix, dont l'image doit regarder Tautel. nant au Clergé, il se range de telle sorte que les plus jeunes sont

' Cette Absoute très solennelle a lieu pour le Souverain-Pontife, l'Évéqne di| n, le Souverain, et aussi le Métropolitain et un Cardinal (Qoerem., Kb. n, p. XI, o. 15.)

* Nous entendons par ces expressions que le Sous-Diacre se place è Textrété la plus éloignée de Tautel, et le Célébrant entre l'autel et la représentation, lis si le corps est présent , le Célébrant se roet du côté des pieds , de quelque té qu'ils soient tournés, et la croix est toujours k la tête (Caerém., iUd.).

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