‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 36 sur 159 · Il se tient près du Diacre ^ pendant que celui-ci en · texte numérisé non relu

Il se tient près du Diacre ^ pendant que celui-ci en

* Si Ton doit faire Taspersioii de l*eau bénite, le Thuriféraire, pour son Office en cette circonsUoce, CMsaltera le chapitre précédent.

* Si l'on devait se rendre à l'autel processionnellement, le Clergé pfécédé de la eroii, le Thuriféraire tiendrait son encensoir prêt, et ferût bénir l'encens auparavant; car il doit marcher le premier avec son encensoir filmant, et précéder immédiatement la croix {Cérémon. des Évêq. lib. ii, cap. vni, n. 24).

Le Thuriféraire, en arrivante Tautel, après avoir fait les révérences convenables, va, s'il a l'encensoir, se placer vis-à-vis du coin de l'épître, an bas des ^dgrés, sur le pavé. Mais lorsqu'il n'a pas l'encensoir, l'Auteur suppose qu'il est à sa place du chœur. En France, il est généralement d'usage qu'il se place alors à la crédence, où il se comporte comme les Acolytes. Et il nous semble qu'en effet le Thuriféraire peut-être regardé comme un troisième Acolyte. H est même désigné comme Acolyte par le Cérémonial des É vécues (tib. I, cap. xxiii. n. 1 et 2, et alibi passim).

' SI le samt Sacrement est dans le tabernacle, le Thuriféraire fait d'abord une génuflexion avant de monter, et ensuite une seconde génuflexion avant de descendre. Il est bon de remarquer que, si l'Évêque est présent, c'est toujours hn qui bénit Tenceos. Le Thuriféraire, au lieu de monter à l'autel, se rend donc, accompagné du Gérémoniaire, auprès du Prélat, devant lequel il se met à genoux en tenant l'encensoir ouvert, jusqu'à ce que TÉvêque ait béni l'enceos. 11 ne doit pas oublier les révérences convenables in aeeessu et recessu.

* Adroite, un peu derrière lui, disent généralement les Cérémoniaux.

1S2 PAUT. Il, TIT. IF, CIIAP. III.

censé le Célébrant, auquel il fait une inclination avant et après l'encensement. Il reprend l'encensoir de la main droite, et le reporte h sa place , en faisant la génuflexion s'il passe devant l'autel, et si le saint Sacrement est présent ^; puis il retourne au chœur *.

4. Après que toutes les oraisons sont chantées, il va préparer son encensoir : et aussitôt que le Célébrant a fini de lire l'évangile, à moins qu'il n'y ait un long trait à chanter, il s'approche de l'autel pour faire mettre l'encens '. Après la bénédiction de l'encens, il prend l'encensoir de la main droite et la navette de la gauche, et, étant descendu sur le pavé, il va, en précédant les Acolytes, au milieu et en face de l'autel, à quelque distance des degrés, où il se place entre lesdits Acolytes. Au signe du Cérémoniaire, il fait, en même temps que les Ministres sacrés, la génuflexion k l'autel et le salut au Chœur ^. Il s'en va ensuite pour l'évangile, de manière à se trouver placé k la gauche du Diacre, un peu derrière lui et en lace du premier Acolyte.

5. 11 donne en temps convenable l'encensoir au Cérémoniaire *; et, lorsqu'il Ta repris, il soulève un peu le

* On snppose que Tencensoir reste sur une crédence. Si on le reporte à It sacristie, comme cela se h\i assez généralement en France, le Thuriféraire doit faire la génuflexion arant de quitter le sanctuaire.

* Assez généralement on assigne au Thuriféraire une place à la crédence» à gauche du second Acolyte; ce qui le dispense de retourner an chœur.

* Si le saint Sacrement est dans le Tabernacle, le Thuriféraire fait la génuflexion avant de monter» et une autre avant de descendre. Il &it de même dans toutes les circonstances analogues .

* On suppose le Chœur devant l'autel. Dans les instructions pour le Cérémoniaire (di. IV, n. 14) on explique de quelle manière le Thuriféraire et les Ministres de Tautel se placent en cette circonstance.

* G*est au Cérémoniaire à le présenter au Diacre lorsque celui-ci doit encenser le livre.

DE L'omCE DU THURIFÉRAIRE. 153

couvercle et a^te légèrement l'encensoir pour que le feu ne s'éteigne pas : car il doit servir pour l'encensement du Célébrant.

6. Lorsque l'évangile est chanté, il s'approche du Diacre, lui remet l'encensoir^ et fait avec lui les révérences convenables avant et après l'encensement du Gé** lébrant. Ayant repris l'encensoir, il fait la génuflexion k l'autel avant de le reporter en son lieu et de retourner à sa place : cette génuflexion se fait derrière le Sous- Diacre ; et, si on dit le Credo, le Thuriféraire s'arrête au même lieu, et s'incline au mot Deum. Si l'on ne dit pas le Credo, le Thuriféraire, ayant fait la génuflexion a l'autel, va s'occuper de son encensoir, afin de le tenir prêt pour l'encensement des oblats et de l'autel.

7. Vers la fin du Credo, il va préparer son encensoir, et fait en sorte d'être prêt pour s'approcher de l'autel aussitôt après l'offrande du calice. II fait mettre de l'encens de la manière ordinaire, reprend la navette, la pose sur la crédence S et se tient in cornu epistolae, les mains appuyées sur sa poitrine. Il assiste le Diacre quand celui-ci encense le Célébrant, le Chœur et le Sous-Diacre : pendant tout ce temps il l'accompagne, se tenant k sa gauche, un peu derrière lui, faisant les saints et les génuflexions en même temps que lui ; il reprend ensuite l'encensoir^ et^ quand le Diacre est arrivé k sa place derrière le Célébrant, il l'encense de deux coups ■; puis il

' Dans les églises de France, le Thariféraire a coutume de conserver 1» navette; il ne la pose point sur la crédence, mais la tient constamment à la main toutes les fois qu'il a Tencensoir.

* Cette expression rend assez bien la manière d*encenser telle qu'elle sepratique généralement en France. Si nous voulions exprimer celle des églises d'Italie, nous dirions plutôt qu't/ V encense à deux fois ou qu'(7 lui présente à deux fois la fumée de Vencens.

i84 PART. II, TIT. Il, CQAP. m.

encense les Acolytes d'an coup chacun; enfin (s^avançant k l'entrée du chœur), il encense le peuple de trois coups, dont le premier au milieu, le second à sa ganche et le troisième k sa droite : il a soin de faire toujours les saluts convenables avant et après, et les génuflexions devant l'autel quand il y passe. Gela fait, il reporte l'encensoir en son lieu.

8. Il renouvelle le feu, et, un peu avant l'élévation ^ il s'approche de l'autel au côté de l'épitre, k la droite du Cérémoniaire, lequel met de l'encens dans l'encensoir. Cela fait^ le Thuriféraire se met k genoux in piano, et il encense le très saint Sacrement de trois coups an moment de l'élévation de la sainte hostie, avec une inclination profonde avant et après : il fait de même k l'élévation du calice (Rubr., Miss.^ part, ii, tit. yiii, n. 8) '. L'élévation finie, il s'en va, reporte son encensoir en disant auparavant la génuflexion, et^ après l'avoir déposé en son lieu, il revient k l'autel.

9. Ici se termine l'office du Thuriféraire, k moins que les Acolytes ne restent avec leurs flambeaux jusqu'après la communion : car alors c'est lui qui, en temps convenable^ délie et été le voile de dessus les épaules du Sous-Diacre, le plie et le porte sur la crédence '.

* S'il a porté l'encensoir à U sacnstiCi il en revient avec les Porte-flambeaux, les précédant oi marchant au milieu d'eux, s'ils ne sont que deux.

* Lorsque le Sous-Diacre ne tient pas la patène, comme aux Messes des morts, c'est lui qui doit encenser le saint Sacrement pendant l'une et l'autre élévation. Le Thuriféraire lui remet donc pour cela l'encensoir entre les mains immédiatement auparavant.

' Cela se fait après le Dimiite nohis du Pater, ainsi qu'il est expliqué' chap. VI, D. 28. D'après le Cérémonial des Évêques, cet office d'Ôter le voile ^ de dessus les épaules du Sous-Diacre n'est pas exclusivement réservé au Thu-riféraire (lib. T, cap. x, n. 6) ; notre Auteur le lui assigne pour ne laisser lieor dans la pratique, à aucune indécision.

DE l'office du THURIFÉRÀIAE. 185

ID. Après avoir reçu la paix de son voisin du Chœur ou du Cérémoniaire^ selon le lieu ou il est placé, il porte sur Fautei, au côté de l'évangile, le voile du calice, présente en temps convenable les burettes pour la purification du calice et l'ablution des doigts; et, après avoir tout disposé sur la crédence, il retourne à sa place ^

il. S'il y a communion du Clergé, le Thuriféraire, après avoir reçu la paix^ prend ta nappe de communion, passe de l'autre côté, et se met à genoux inpUmo. Après que le Prêtre a dit Indtdgmtiam^ il monte, se met k genoux sur le bord du marchepied sur le côté de l'autel, ëtend et soutient la nappe conjointement avec le Céré* moaisure. Quand la communion est donnée, il descend^ Élit la génuflexion en même temps que le Cérémoniaire, et retourne à la crédence pour présenter les burettes, comme nous l'avons dit *.

Nota /. Le Thuriféraire fait la génuflexion d'un genou toutes les fois qu'il sort du chœur ou qu'il y rentre, qu'il s'éloigne de l'autel ou qu'il s'en approche, et quand il va ou revient d'un côté k l'autre de l'autel.

' On suppose dans tout ceci que les Acolytes sont occupés k tenir les flambeaux : autrement cesseraient leurs fonctions.

* L'Auteur ne parle pas du retour du Thuriféraire à la sacristie après la liesse, parce qu'il le suppose au Chœur, et que dès lors il doit s'en retourner tn son rang avec ceux du Chœur. Mais comme, en Fi'ance, assez généralement il se place à la crédence, voici ce qu'il observe pour le départ. La Messe étant finie, il fait la génuflexion au bas des degrés de l'autel avec tous les Ofiiciers à la gauche du premier Acolyte ; et, ayant ensuite salué le Chœur avec eux, il ntarche le premier, les mains jointes, pour retourner à la sacristie, où il sa- Vie la eroix et le Célébrant comme il a fait avant la Messe. Si le Clergé sort conjointement avec les Officiers, le Thuriféraire, en ce cas, fait la géneOexion aa milieu des Acolytes , derrière les Ofliciers sacrés. Ces points sont tracés par divers Cérémoniaux. On ne détermine, du reste, ces dispositions que pour ne jpas -laisser le Thuriféraire dans l'incertitude de la place qu'il doit occuper.

i9& PART. II, TIT. II, GHAP. IV.

Nota II, Quand il n'y a pas d'encens bénit dans Feacensoir, on tient toujours celui-ci de la main gauche; mais quand il y a de l'encens, on le tient de la main droite. Là navette se porte avec la main opposée ^ Quand le Thuriféraire porte l'encensoir avec cérémonie, comme lorsqu'il va pour le chant de l'évangile ou dans les processions^ il passe le petit doigt dans l'anneau du petit couvercle qui tient toutes les chaînes, et le gros doigt de la même main dans l'anneau par lequel on soulève le grand couvercle '. Dans les autres circonstances, comme quand il va faire mettre l'encens, etc., il prend ordinairement l'encensoir par les chaînettes au-dessous du petit couvercle, de manière k tenir le grand couvercle soulevé, ce qui ne doit pas avoir lieu au moment où l'on encense.

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