‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 38 sur 159 · En arrivant k l'autel, ils font in plam la génu · texte numérisé non relu

En arrivant k l'autel, ils font in plam la génu

< Nous avoDS voulu traduire liltéralemeot, mais il eût peut-être été mieux d'écrire : « Ils présentent le manipule aux Ministres sacrés, qui le baisent avant » de le mettre. »

flexion d'un genou ^ et se retirent aux deux côtés k l'angle des degrés, tournés en face l'un de l'autre '.

7. Lorsque les Ministres sacrés sont arrivés, les Acolytes se tournent vers l'autel et font avec eux la génuflexion, puis s'en vont tous deux ensemble porter leurs chandeliers sur la crédence (Ruhr.^ ibid.). Ils se mettent k genoux, tournés vers l'autel, les mains jointes, et répondent k demi -voix k Ylntroxbo et k la confession du Prêtre. Quand celui-ci monte k l'aatel, ils se lèvent et restent ainsi debout auprès de la crédence.

Nota /. Toutes les fois que les Ministres sacrés vont s'asseoir, les Acolytes relèvent les tuniques et la chasuble, selon le besoin, pour qu'on ne s'asseye pas dessus. Si, dans cette circonstance, ils doivent passer devant le Célébrant, ils le saluent par une inclination. A l'épitre et k l'évangile, récités par le Prêtre, ils fléchissent le genou si le Célébrant le fléchit lui-même; ils font, ainsi que lui, les signes de croix accoutumés k Sequentia iancti Evangelii *.

* On suppose une entrée solennelle du Clergé, et en ce cas on demande deux génuflexions des Acolytes : celle qui est marquée ici et celle dont il sera parlé an n. suirant. Mais si les Acolytes précèdent seulement les Ministres sacrés, cette dernière génuflexion suffit.

' Les Cérémoniaux sjoutent ordinairement les développements qui suivent : Les Acolytes font le signe de la croix toutes les fois que le Célébrant le fait sur lui-même. Us s'inclinent comme lui vers la croix à ce mot Oremus avant les oraisons, comme aussi au nom de Jésus et au verset Gloria Patri; ils s'inclinent simplement devant eux aux autres paroles, auxquelles s'incline le Célébrant. Ils font la génuflexion |prsque le Célébrant la fait en disant certaines paroles, comme Adjuvn nos etc.; Veni^ sancle Spiritus, etc.; Ut in nomine Jesu, etc.; Etprocidentes adoraverunt eum; Etprocidensadoravit eum; Et incamatus est^ etc.; Et Verbum caro factum est. Ils se conforment en outre au Chœur pour les inclinations et les génuflexions è deux genoux, quand ils ne sont pas occupés d'ailleurs, comme quand on chante Ad-

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Nota II. Si le Diacre ou le Sous-Diacre se servent de chasubles pliées, pendant que le Célébrant chante la dernière collecte, le second Acolyte aide au Sous- Diacre à oter la sienne, et il lui aide à la remettre après qu'il a baisé la main du Célébrant. Le second Acolyte aide également au Diacre à ôter sa chasuble pendant que le Prêtre récite l'évangile, et le premier Acolyte lui met l'étole ample. Après que le Diacre a transporté le missel pour la postcommunion , le premier Acolyte lui aide a ôter cette étole et le second k remettre la cha* subie ^

8. Lorsque le Célébrant, après avoir récité l'évangile, met de Tencens dans l'encensoir, les Acolytes prennent leurs chandeliers ; et quand le Thuriféraire, ayant descendu les degrés de l'autel, se rend au milieu, ils le suivent, puis se placent de chaque côté de lui, et font, en même temps que les Ministres sacrés, la génuflexion à l'autel et le salut au Chœur *. Dans cette circonstance et dans toutes les actions où plusieurs ont a prendre part, on doit faire attention de bien s'accorder pour iaire toutes ces actions en même temps et de la même manière, comme si l'on ne faisait qu'un seul corps qui se meut ou s'incline.

9. Ensuite les Acolytes vont au lieu où l'on doit chanter l'évangile, et s'y placent de manière à avoir leSous-

Juvanos, etc.; Veni sancteSpirituSt etc.; et aussi dans les Messes des morts et anx fériés majeures durant les oraisons, et depuis le Sanctus jusqu'à Pax Jhmini.

* Relativement à Tosage des chasubles pliées, ou peut voir une note ci-après ^p. VI, n. 15.

* On suppose le Chœur devant Vantel. On peut voir plus en détail ci'^près^ chap. V, n. 1i, p. 170» la manière dont les Ministres de l'autel se placent en «etie circonstance.

i60 PART. II, Tir. II, CBkV. IV.

Diacre au milieu d'eux (JRtiftr. Misi.^ part, ii, tit. vi^ o. 5), le premier Acolyte k la droite dudit Sous-DiacrCf le second à sa gauche, tous en ligne droite et tournés vis-à-yis du côté gauche du chœur. Pendant qu'on chante l'évangile, ils ne se mettent jamais à genpui {Ruhr. Miss.^ part. i. tit. xvii. n. 4). Ils ne font pas non plus les signes de croix en commençant, mais ils restent immobiles.

10. Quand on a âni de chanter l'évangile, ils retour* nent au milieu du sanctuaire, k trois ou quatre pas de distance des degrés antérieurs de l'autel, selon la disposition des lieux, font la génuflexion, et vont reprendre leurs places k la crédence. Ayant posé leurs chanr deliers, ils se tiennent debout comme auparavant. A VIncamatus est, ils fléchissent un genou seulement lorsque le Célébrant le dit ; ils fléchissent les deux lorsqu'il est chanté par le Chœur \

11. Lorsque le Sous-Diacre vient prendre le calice, le second Acolyte plie le petit voile qui le couvrait ; le premier suit le Sous-Diacre avec les deux burettes {Rubr. Miss», part, ii, tit. vu, n. 9); et lorsque tout est disposé sur l'autel, il les présente successivement au Sous- Diacre. Après que le vin et l'eau ont été mis dans le calice, il remporte ce dont il n'a plus besoin, et se tient debout k sa place.

12. Pendant que le Diacre encense le Célébrant, les Acolytes s'apprêtent pour le lavabo. Le premier Acolyte

* Quaodilyapar-dessus le calice l*écharpe, c'est-à^ dire ïe grand voile destiné à être mis sur les épaules du Sous-Diacre pour couvrir ses mains lorsqu'il soutiendra la patène, les Acolytes se lèvent un peu au moment où, après VIncamaiw est, le Gérémoniaire vient prendre la bourse, afin qu*il puisse le faire plus focilement. Ils aident de même le Cérémoniaire en levant Técharpe lorsque le Sous-Diacre va prendre le calice.

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prend le manaterge ; le second, la burette d'eau avec le bassin . Aussitôt que le Diacre s'est retiré, ils prennent sa place devant le Célébrant, qu'ils servent en versant l'eau sur ses doigts et' en lui présentant le manutei^e (Rubr.j ibid., n. 10), avec les saints convenables avant et après ^ Après que le Célébrant leur a remis le manu* terge, ils reportent toute cbose à sa place et restent debout k la leur.

13. L'un et l'autre salue le Thuriféraire avant d'être encensé par celui-ci, et encore après avoir été en« censé; et le premier Acolyte fait une inclination k son compagnon immédiatement avant d'être encensé luimême.

14. Quand la préface est commencée, les deux Acolytes vont à la sacristie pour allumer les flambeaux *. Au Sanctus^ ils sortent de la sacristie {Rubr., ibid., tit. vni, n. 8), et, marchant k côté l'un de l'autre, ils vont d'abord devant le milieu de Tautel, font la génu-

' Dans les Messes où le Soas-Diacre ne tient pas la patène, c'est à lui à damer è laver au Célébrant : alors les Acolytes lui présentent la burette et le mannterge.

* En suivant ceci à la lettre, il n'y aurait personne pour sonner la docbette an Sawitus : il est donc nécessaire de faire quelques modifications aux règles tracées ici. D'abord les Porte-flambeaux peuvent être autres que les Acolytes, et la Rubrique, qui en demande deux au moins, suppose bien qu'on peut les prendre en dehors des Officiers de l'autel. En ce cas, on peut suivre à la lettre les dispositions de notre Auteur et se rendre à la sacristie pendant la préface. Hais si les Acolytes doivent être du nombre des Porte-flambeaux, alors ils ne peuvent partir qu'après le Sancttu. La Rubrique que cite l'Auteur dit simplement : Ad finem Praefationis accenduntur duo saltem in tortitia ah Acolytis. Ils peuvent se dispenser d'aller à la sacristie si les flambeaux sont préparés à l'avance. S'ils y vont, le premier Acolyte peut, ainsi que l'indiquent quelques Gérémoniaux, emporter avec lui la sonnette de la crédence à l'autel, dont il s'approche pour faire la génuflexion, afin de la trouver à sa portée lorsqu'à leur retour il devra s'en servir. Ils saluent à lordinaire l'autel et le Chœur, s'il est dennt l'autel, tant en allant qu'en revenant.

4eî PART. II, TIT. II, CHAP. IV.

flexioti, pttis le salut au Ghœnr *; eûsuite ils s'entre-salaent^ se séparent un peu, et se mettent en ligne droite.

45. Après rélévation, s'il ne doit pas y avoir de communion du Clergé, si ce n'est pas non plus un jour de jeûne ou quelque autre jour privilégié par la Rubrique, ils se rapprochent, font la génuflexion, et, sans faire aucun salut au Chœur, à cause que le saint Sacrement est présent, ils reportent leurs flambeaux. Ils font en rentrant la génuflexion k l'ordinaire, s'en vont k leurs places, où ils se tiennent debout. Si l'on devait donner la communion^ ils resteraient k genoux avec leurs flambeaux, et après qu'elle serait distribuée, ils se retireraient comme nous venons de le dire ; mais alors ils salueraient le Chœur auparavant '.

16. Le premier Acolyte ôte en temps convenable le voile jde dessus les épaules du Sous-Diacre ', le plie et le place sur la crédence *. Ils s'inclinent tous les deux pendant que le Célébrant communie.

* On suppose toujours le Chœur devant Vautel.

* Voici les termes de la Rubrique : t Extinguuùtur post elevatioDem caliois, » nisi aliqui sint communicandi , et tune extinguuntur post communionem. In » diebus etiam jejuniorum et in Missis pro defùnetis tenentur acceosa usque ad » Gommonionem. » (Ibid.) L'Auteur ne parle que de la communion du Qergé, parce qu'il ne suppose que celle-là, attendu qu'en Italie les Messes solennelles sont ordinairement chantées à un autel où n'est pas le tabernacle ; mais quand il doit y avoir communion du peuple, comme cela arrive souvent en France, les Acolytes doivent également garder leurs flambeaux.

' A ces paroles du Pater, Dimitte nohis, le Sous-Diacre fait la génuflexion, et monte à l'autel à la droite du Diacre et du Prêtre. Le premier Acolyte s'approche en temps convenable de l'autel, fait la génuflexion en même temps que lui, monte à l'autel à sa droite ; et, aussitôt que le Sous-Diacre a remis la patène au Diacre, il lui ôte le voile de dessus ses épaules.

* Il est bon d'ajouter ici que si, au moment de la paix, les Acolytes ne tieiment pas de flambeaux, ils la reçoivent du Gérémoniaire, ou, pour parler comme la Rubrique, de l'Acolyte qui a accompagné le Sous-Diacre (part. ii, lit. X, n. 8).

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i7. Le premier Acolyte porte, quand il en efit temps^ les burettes k Tantel pour la purifieation du calice et Fablution des doigts; en même temps^ le second porte le Yoile du calice sur l'autel au côté de l'évangile, et fait la génuflexion d'un genou lorsqu'il passe devant le milieu en allant et en revenant. S'ils conservent les flambeaux jusqu'après la communion, le Thuriféraire les remplace.

18. Pour la bénédiction k la fin de la Messe, ils se mettent à genoux utroque genu , au commencement de l'évangile ils se lèvent et font les signes de croit ordi-* naires k Initiuin êancti Evangelii.

Nota. Si le Clergé reste au Chœur, les Acolytes, après l'évangile, ayant pris leurs chandeliers, vont tous deux devant le milieu, font la génuflexion et saluent le Cbœnr en même temps que les Ministres sacrés.

id* Vers la fin de l'évangile, ils prennent leurs chandeliers, vont devant le milieu de l'autel, et, après avoir foit la génuflexion k ces paroles Et Verbum earo^ ou si c'est un autre évangile, après qu'il est fini, ils partent aussitôt pour la sacristie. En arrivant, ils font d'abord une inclination k la croix, puis attendent les Ministres sacrés, en conservant les chandeliers ^ Lorsque ceux-* ci sont arrivés, les Acolytes font une nouvelle inclinanation en même temps que tous les autres*; ayant éteint les cierges, ils aident au Diacre et au Sous-Diacre a ôter leurs manipules et la chasuble pliée quand ils en sont revêtus; puis, après que le Célébrant est déshabillé,

* Si les A€olyt«s sont immédiatemeot saisis des limUtres sacrés, et non d« reste dn Clergé, en arri?ant à la sacristie ils se placent tout de soite à chaque côté, et ne font à la croix qae l'inclination dont il est parlé dans la phrase suTanle.

* Après avoir salué la mix, les Acolytes saluent aussi k Célébrant.

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ils aident le Diacre et le Sous-Diacre k achever de se déshabiller eux-mêmes ; enfin, ils tout éteindre les cierges de l'autel, quand il n'y a personne assigné pour cela.

Nota. Les Acolytes sont toujours debout k la crédence, à l'exception des temps où nous avons marqué pour eux une autre position^ ou k moins qu'ils ne soient ailleurs occupés k remplir quelques fonctions S En règle générale, ils ont les mains jointes devant la poitrine toutes les fois que le Célébrant chante ou lit quelque chose; et quand il ne chante pas ou ne lit pas, ils les tiennent appliquées contre leur poitrine '. Lorsqu'ils saluent le Chœur, ils commencent par le côté le plus digne, qui est ordinairement celui de l'évangile. Lorsqu'ils portent des flambeaux, ils les tiennent k la main du dehors, le premier Acolyte de la main droite, puisqu'il est k droite, et le second de la main gauche '. Quand ils ont une main occupée, ils tiennent l'autre étendue et appuyée sur la poitrine. Lorsqu'ils présentent quelque chose au Célébrant, ils baisent d'abord l'objet

*■ Un décret de la S. Congrégation des Rites permet aux Acolytes de s'asseoir lorsque le Célébrant et les Mimstres sacrés sont assis : In Missa so- Umni, qmndo Celebrans et Ministri saeri cèdent, possunt etiam in gradibus presbt/terii sedere Acolyti, et etiam Thuriferarius, quando non gerit vicem Caeremoniarii (18 décembre 1779). Seulement il est d'usage en France qu'ils s'asseyent sur des tabourets. Mais ils ne peuvent jamsis se couvrir, et ils doivent se lever aussitôt que le Célébrant, ou même un des Ministres sacrés, est debout.

' Il s*agit ici de la lecture à voix baute. Le Manuel des Cérémonies romaines excepte le temps où le Célébrant lit Tépltre et le graduel : il veut fu alors les Acolytes aient les bras croisés. Mais au temps que rAnteur leur assigne ici pour les mains jointes, il ajoute celui de la consécration k la com-

* Lorsqu'on est obligé de mettre les deux mains, c'est la plus élevée qui est censée tenir le flambeau, raotre ne bit que le soutenir par le bas.

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présenté ; quand ils en reçoivent quelque chose, ils le baisent après l'avoir reçu : ces baisers n'ont pas lieu k la Messe des morts. Lorsqu'ils vont allumer et prendre les flambeaux, s'ils passent devant l'autel, ils font la génuflexion. S'ils doivent communier k la Messe, ils le font après les Ministres sacrés, et aussi après les Prêtres, au cas où quelque Prêtre ferait la communion ; ils remettent alors leurs flambeaux entre les mains de deux Clercs, et ils ont soin de faire la génuflexion d'un genou avant de communier, et encore après.

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