‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 70 sur 159 · DES PORTE^ATTRIBIITS ET AUTRES CLERCS. S · texte numérisé non relu

DES PORTE^ATTRIBIITS ET AUTRES CLERCS. S

lit ou chante sur le livre. Le Cérémonial veut qu'il soit de service même à Tautel (Ibid,, n. 4).

4. L'Acolyte de la crosse la porte, au moins en marchant, des deux mains, à peu près comme une croix de procession. Il la présente à rÉvéque en fléchissant le genou et lui baisant la main. L'Évoque prend la crosse d'abord pour aller à l'autel, puis, toutes les fois qu'il va de l'autel au trône, et du trône à l'autel, et aussi pendant l'évangile, et quand il donne la bénédiction solennelle.

5. Les Acolytes des mitres portent cet ornement pontifical avec un voile qui leur tombe des épaules, à moins qu'ils nç soient en chape {Ibid., n. 6). A la Messe pontificale, l'Évéque porte la mitre toutes les fois qu'il va de l'autel au trône, ou du trône à l'autel, et aussi toutes les fois qu'il est assis ; il porte encore la mitre au lavement des mains et à la bénédiction solennelle. C'est la mitre précieuse depuis le départ pour l'autel jusqu'à l'intonation du Glorin in excelsis ; la mitre simple, depuis l'intonation du Gloria jusqu i l'offertoire, et depuis l'offertoire jusqu'à la fin de la Messe, c'est la mitre précieuse (lib. i, cap. xi, n. 6). Les Acolytes chargés des mitres doivent se tenir attentif pour être prêts à les remettre aux Diacres assistants, et à les recevoir d'eux en temps convenable.

6. L'Acolyte chargé du grémial doit être attentif à le présenter aux Diacres assistants pour le mettre sur les genoux de l'Ëvêque toutes les fois que, pendant la Messe, il est assis au trône Quand il le tient, il le porte des deux mains, comflie(Uum ante pedus. Après le lavement des mains qui suit l'offertoire, il peut le plier et le déposer sur la crédencc, attendu qu'on ne doit plus s'en servir {Ibid., n.9).

7. Le Maître des Cérémonies aura soin de pourvoir en outre à ce qu'A y ait un nombre suffisant de Clercs, pour apporter de l'autel ou de la crédence, et présenter aux Officiers sacrés successivement, et avec toute la révérence convenable, les ornements pontificaux lorsqu'on en revêtira l'Évéque, et pour les recevoir et les disposer convenablement en leurs lieux lorsqu^n l'en dévêtira.

170 rai. nt th. m, ou», a.

CHAPITHE XI.

1. Quelquefois, pour TOfflee pontifical, TÉ^éque se sert non pu du trône, mais simplemmit d'un fauteuil.

S. Ce firateuil, flMdoriim, se place, non plus au c(yté de Tévangile comme le trône, udes, mais au côté de Tépltre. Il n'ert pas non plus placé en regard de Tantel comme le trône, maïs tourné fers le peuple, de telle sorte que l'Évéque y étant assis se trouve •voir Tautel i sa droite, si même il n'est pas tout à iait devant le eoîn de l'épttre, c'e8t4-dire, au lieu où l'épttre se lit ou se chante ordinairement. Enfin, ce fiiuteuil n'est pas élevé de trois degrés eomme le trône, mais simplement sur les tapis qui recouvrent le pavé, ou à le lieu est trop bas, sur une petite estrade à la hauteur du dernier degré de l'autel.

S. Régulièrement TÉvéque, dafts son diocèse, officie à son trône, mais il y a pourtant des circonstances où il doit officier au fiiuteuil : par eiemple, le vendredi saint. De plus, lorsqu'un Légat apostoU* que ou un Cardinal est présent, il lui cède le trône, et se sort du fcuteuil pour officier. Le Cérémonial des Évéques semble même supposer (lib. n, cap. vm, n. il) que TÉvêque, quoique dans son diocèse, peut officier de la sorte en d'autres circonstances. C'est peut-^tre lorsqu'il veut mettre à l'Office moins de solennité, ou qu'il n'a pas suffisamment de Ministres .

A. Un Évêque non Cardinal S hors du lieu de sa juridiction, officie simplement au fauteuil * et sans crosse, si ce n'est avec la

^ Ua Girdiiiil, néiae hors da Bea de sa juridiolimi, offleia aa tiOnes mi aWra il a*a pas d# Diacrai aMîitanti, lût-il même Légat (lib. i, cap. x, B.i). De plus, il ne porte pas la crosse [Ibid., cap. a, n. 1S). Le Métropolitaio, même non Cardinal, a aussi droit à un trône, mais sans pr^udice de celai de l*Évdqae. Alors le trône du Métropolitain se place an côté de Vépttre (Ibid., cap. xiu, n. 9). Ooant aaz honoeurs dns k on Légat et aux droits de ce représentant du Saint-Siège, on peut consulter le Cérémonial (lib. i, cap. xv, n. i, cap. xni, n. i et seq. ; lib. xxm, n. 13, 16 ; lib. n, cap. vm» n. 79).

' L'Évéque du diocèse ne doit même pas permettre à un autre Érêque IV

DE li'OFPIC» MMTIFIGAL AU PAUnua. S7i

permission ou expresse ou au moins tacite de l'Évéqae du lieu (lib. I, cap. IX, n. 12).

5. Au fauteuil, TOffice pontifical est célébré comme au trône, à Texception des observations suivantes : 1® TÉvéque, même dans son diocèse, n'a pas de Diacres assistants, mais simplement un Prêtre avec le Diacre et le Sous-Diacre qui remplissent les fonctions ordinaires de Diacres assistants (lib. i, cap. ym, n. 2) ; i^ le Sous-Diacre, après avoir chanté Tépltre et baisé la main de l'Évêque, tient devant lui le livre ouvert, jusqu'à ce que le Prélat ait lu Tépitre et tout ce qui suit jusqu'à l'évangile inclusivement , Z^ lorsque l'Évêque, placé en face du peuple, le dos à l'autel, doit se tourner vert l'autel pour le Gloria in exeeliiê, le Credo et les oraisons (après avoir dit Dominus voUscum vers le peuple), il fait cette action en tournant non pas sur sa droite, quoique le milieu de lautel soit de ce côté, mais sur sa gauche (lib. i, cap. xix, n. 4 et 5) ; 4^ la dé* gustation du pain et du vin par le Sacrista n'a pas lieu (Baldescbit tom. m, cap. I, art. v, n. 43) ; 5<* l'Évêque ne donne la paix qu'au Prêtre assistant, lequel la donne au Diacre et va la porter au Chœur (Baldeschiy ibid.); 6^ enfin, l'Évêque dit le dernier évangile au eoin de l'autel à l'ordinaire, et non pas en quittant l'autel comme lorsqu'il ofBcie au trône (/Md., n. 81). •

6. Lorsque l'Évêque est assis au fauteuil, il a le Prêtre assistant seul à sa drôite; le Diacre et le Sous-Diacre sont placés à sa gauche ^ .

âge do baldaquin. Voici une question qm a été adressée k la S. CoofrégitMii : « Âo Uceat Episcopum Ordinarium loci extra cathedralem Episcopo extero, coi Pontilicafia demandet, cathedram sub baldachino iodulgere ? ■ Et la S. CoQgrégafion répondit : < Minime licere, sed eo easu Episeopnm exterum, jDxta GffTMBonialia dispositiooem ftldistofio nti debere • (29 jaa. 1696).

< Nom avoni va ainsi oflScier à Rome : rÉvéqno était tourné ea &et da peuple, placé devant le coin de Tépître, de telle sorte que si le livre e6t été| comme à rordinaire, snr Vautel, il lui eCtt tourné le dos. Le Prêtre assistant était seul à sa droite; le Diacre et le Sous-Diacre occupaient tous les deux la poohe. Ces trois Ministres étaient plus bu que le Prélat G*est aoasi oa qa'iniqne Baidescbi (ton. III, cap. i, art. iV;. On peut aussi placer on boQc par côté pour eux. Alors TÉvéque reste seul sur Festrade : les trois Ministres vont l'asseoir sur le banc k proximité, le Prétio assistant an miliea, le Diicn à draite et k Sons^Diacra à gancbe (iWd).

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