‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 75 sur 159 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Deg Têpres Boiennelles.

ARTICLE I

Instructions pour les Acolytes.

i * Les Acolytes, ayant posé leurs barrettes k leurs places du choeur^ vont allumer les cierges deTautel S puis ils allnment les cierges de leurs chandeliers, et se rendent au chœur de la même manière que pour la Messe.

2. Lorsque l'Officiant arrive & l'autel, ils font la génuflexion en même temps que le Prêtre fait la révérence convenable*. Puis ils vont aussitôt, chacun de son côté, poser leur cierge au coin de l'autel sur le degré. Us les éteignent (Caerem. Episc, lib. ii, cap. m, n. 2) et s'en retournent à leurs places ^.

* On suppose qa*ils remplissent cet office, qui est bien le leur, maïs qui ordinairement est laissé à un Sacristain.

* G*e8t-3i-dire la génuflexion si le saint Sacrement est dans le tabernacle, et, dans le ras contraire, seulement une inclination profonde. Mais les Âcolvtes, néme dans ce dernier cas, font la génuflexion è la croix.

* D'après le Cérémonial des Évêques, les Acolytes vont porter leurs derges sur le degré de raotel ou tout à &it sur le pavé, ntper gradu vel piano inferiari. Cette version du Cérémonial est la véritable, et les éditions qui portent piano inUriori sont fautives (Rép. du Gard. Prêt, de la S. Congr. du 5 octobreiSSl.)

978 PAnf . m, caap. m, àht. i.

3. Verela fin du dernier psaume, ils posent leurs bsN rettes et vont allumer leurs cierges, ayant soin, lors* qu'on chante le Gloria Patri, de s'arrêter et de se tourner vers la croix. A Sxcut erat, ils prennent leurs chandeliers ^ , et descendent devant le milieu de Tautel, où ils font ensemble la génuflexion inplano^ puis se rendent vers rOfficiant {Caerem. Episc.^ ibid., n. 9).

4. Us le saluent en arrivant, et se tiennent devant son pupitre *, tournés en face l'un de l'autre, jusqu'à ce qu'il ait entonné l'hymne ; et si c'est l'Ave, Maris steUa^ ou le Yeni, Creator, jusqu'après la première strophe, pendant laquelle ils ne se mettent pas à genoux. Dss'en | retournent à l'autel, aptes avoir salué l'Officiant à l'ordinaire, ayant soin de se retourner de manière que chacun I se trouve de son côté. En arrivant à l'autel, ils font la génuflexion, replacent leurs chandeliers, sans les éteindre, et s'en vont eux-mêmes à leurs places (fiaerem, Episc., ibid.).

g. Après le Gloria Patri du Magnificat ' , ils reprennent leurs chandeliers, et s'en vont comme la première fois devant l'Officiant, où, après Tavoir salué, ils se placent comme nous l'avons dit dans le numéro précédent {Caerem. Episc, ibid., n. 13). Ils y restent jusqu'à ce qu'il ait chanté toutes les oraisons. Lorsqu'elles sont finies, et que le Célébrant a dit Dominus vobiscum, ils le saluent, et s'en retournent devant le milieu de l'autel,

' Gomme Vautel doit être habituellement couvert d*un tapis, hors le temps de la Messe, les Acolytes, avant de prendre leurs chandeliers, commencent par le découvrir, repliant le tapis également contre les gradins (Caerem. Ep,, lib. u, cap. I, n. 13).

' On suppose que l'Officiant a un pupitre sur lequel est posé son Uvko pendant qu'il chante les oraisons, les mams jointes.

' U est bon d'observer que les Acolytes n'assistent pas à VenooMement de Tautel du chœur.

œs TÉPRBS MLEimELLBS. 979

OÙ, rnn k cdté de l'autre, ils attendent TOfflciant. Ayant bit la génuflexion en même temps que lui et salué le Chœur avec lui, ils s'en vont à la sacristie ^ .

Nota. Si le Qergé doit aussi sortir du chœur, ils ne font pas la génuflexion lorsque l'Officiant arrive à l'autel, mais ils attendent et restent debout jusqu'à ce qu'on ait récité l'antienne qui doit terminer l'Office. Alors, après le Dimnum auanlium, ils font la génuflexion, et s'en retournent ii la sacristie de la même manière qu'après la Messe*

ARTICLE II

Instructions pour le Thuriféraire.

i. Le Thuriféraire aura soin qu'on tienne prêts, en tempe et lieu convenables, du feu, l'encensoir avec sa navette, garnie d'encens.

2. Il ira au chœur avec les autres, et prendra une place d'où il lui soit facile de sortir lorsqu'il devra le faire, après que l'hymne est entonnée, ou un peu plus tôt s'il n'y a pas d'hymne, comme cela arrive pendant l'octave de Pâques, il fait la génuflexion à l'autel, et va préparer son encensoir.

3. Lorsque l'Officiant, après l'intonation du Magnificat, arrive à l'autel, le Thuriféraire s'en approche, et, ayant fisiit la génuflexion, il fait mettre et bénir l'encens \ l'ordinaire '. Après qu'il a remis l'encensoir à l'Offi-

* Si Ton doit domier la bénédiction du très saint Sacrenent après las VépMi, et qoa le Célébrant ne^ive pas alors s'en retourner è la sacristie, les Acolytes as l'attadent pu, et vont tout de suite prendre des flambeaux. Mais si rÉ?éqae irt présent» eoaaiMiil dmt donner la bénédiction après le verset Benedkamm^ Is ne (luitieiit pas le pied de rautel avant que cette bénédiction derÉvéqneaf leU terminée.

* Si lit éqiie est ppéient, a béoU rmm p«idaiit r«rtiwi i^

280 PART* m, GSAP. m, art. n.

eiant, et qu'il en a reçu la navette, il passe aussitôt à sa gauche, sans faire aucune génuflexion ni aucun salot ea passant au milieu, parce qu'il doit le faire aussitôt qu'il est arrivé à la gauche de l'Officiant. Pendant l'encensement, il élève la chape, et fait toujours la génuflexion, aussi bien que le Cérémoniaire, toutes les fois qu'en passant au milieu de l'autel l'Officiant fait la révérence convenable , soit une génuflexion, soit une inclination.

4. L'encensement de l'autel terminé, fl reçoit an coin de l'épttre l'encensoir des mains du Cérémoniaire, et pose la navette sur la crédence * . Il rend l'encensoir au Cérémoniaire, lorsque celui-ci doit encenser l'Officiant. Il se tient à la gauche dudit Cérémoniaire pendant cet encensement, ayant soin de faire avec lui un salut convenable avant et après. Il reprend ensuite l'encensoir des mains du Cérémoniaire, et encense le Clergé de la même manière que le Diacre le fait à la Messe.

5. Après que le Clergé est encensé, il encense d'un coup le Cérémoniaire, puis il va encenser le peuple de la même manière qu'il a été dit dans son Office pour la Messe. Ensuite il va ôter le feu de son encensoir, et retourne au chœur, ayant soin de faire la génuflexion ï l'ordinaire, tant en s'en allant qu'en revenant.

Nota L S'il y a des Chapiers, le Thuriféraire leur laisse le soin

ficat. Voici le texte du Cérémonial des Évéques : « Dum cantator par Ghormn ant. ad Magni/UxU^ tfignior Ganonicns ex Presbyteris, accedenteAcolytho Thuriferario, offert navicalam incensi Episcopo, qui imponit et benedicit ÎDcensam more solito. • (Lib. ii, cap. n, n. 8.)

* n est en France d*usage général cpie le Thuriféraire conserve la navette. Si rÉvêque est présent, TOfficiant est encensé h Tautel , et alors le Thuriféraire ne reprend Tencensoir qu'après. Il est bon de remarquer que ce n*est pas le Thuriféraire qui encense l'Officiant, mais que celui-ci doit être encensé ou par le Cérémoniaire, ou par le premier des Chapiers, s'il est assisté par des Eccléaiastiqaes en chap6(Caereiii, Ep., lib. n, cap. m, n. 11).

BBS VÊPRES SOLENNELLES. S8I

d'assister l'Officiant pour rencensement de Tautel. En ce cas, c'est au premier Chapier qu'il appartient d'encenser l'Officiant; et, s*ild sont plus de deux, le dernier encense le Chœur *. Le Thuriféraire l'accompagne de la même manière qu'il accompagne le Diacre dans l'encensement du Chœur à la Messe, relevant la chape sur le bras droit pour la commodité de celui qui encense. Lorsque le Chapier a encensé les Ecclésiastiques du Chœur et les autres Chapiers, il rend reneensoir au Thuriféraire. Celui-ci, après l'avoir encensé de deux coups au coin de l'épître, encense le Cérémoniaire d'un coup, et enfin le peuple, de la manière qui a été dite.

Nota II. Si l'on doit encenser un autre autel, on se conrormera à ce qui sera réglé par le Maître des Cérémonies ^.

ARTICLE III

Instructions pour le Cérémoniaire,

1 . Le Cérémoniaire, après avoir préparé tout ce qui est nécessaire et disposé les signets du livre de l'Officiant, aide celui-ci à se revêtir du surplis ou du rochet. II a l'attention d'avertir le Clergé des Vêpres que l'on va chanter, des mémoires k faire, et de ce qu'il y a de particalier & l'Office; et, quand tout est prêt, il fait signe aax Acolytes de partir.

2. Lorsque le Clergé est en marche % il invite l'Officiant k s'y mettre k son tour. Il se met près de lui pour aller k l'autel, et lui présente l'eau bénite. En arrivant

* Noos avons ici modifié le texte de TAuteur, qui, contrairement aa Gérémo^ niai des Évéqoes, faisait encenser le Chœur par le premier Chapier. C'est bien le premier des Chapiers qui encense TOfficiant; mais c'est le dernier d'entre eux qui doit encenser le Chœur (lib. ii, cap. m, n. 11 et 13).

* On peut consulter ce qui est prescrit ci-après dans son ofQce. ' On suppose une entrée solenndle.

PABT. m, GBAP. DIf àXt. UL 1

k Tautel, il frit la génuflexion m piano, k là droite de | VOfficiant; et, après avoir dit à genoux YAperi, etc., il . •e lève et avertit TOfficiant de se lever. !

S. Ayant fait de nouveau la génuflexion, en même temps que TOfficiant fait la révérence convenable, il salue le Chœur, d'abord du côté de Tévangile, puis du côté l de répitre ' : ensuite il accompagne l'Officiant k son aiége, où il se tient à sa droite pour en recevoir et lai rendre sa barrette en temps convenable, ce qu'il fait avec les baisers accoutumés; pour tourner les feuillets de son livre, lui indiquer du doigt les psaumes, les antiennes, tout ce qu'il doit réciter ou chanter, et soulever sa chape quand il doit faire le signe de la croix (Caerem. Episc.^ Ub. II, cap. III, n. 5).

4. Il s'assied sur un siège particulier k proximité de rOfficiant, quand celui-ci n'a pas un besoin actuel de son assistance, et notamment pendant qu'on chante les psaumes. Il lui fait signe quand il ùut se découvrir et se recouvrir. Il en avertit également le Choeur, si personne autre n'est chargé de le faire.

5. U avertit les Acolytes d'allumer leurs cieif^es vers la fin du dernier psaume, de venir devant l'Officiant pendant qu'on répète l'antienne, et de s'en retourner quand il en est temps.

6. Quand on entonne Magnificat^ il reçoit la barrette de l'Officiant * et l'accompagne k l'autel, ayant soin , avant de partir, de saluer le Chœur d'abord du côté de l'épître, et ensuite du côté de l'évangile '.

* Nom avoas fût observer précédemment, page 142, que Tordre et la maiMère de saluer le ChoBor dépendent des usages et de la disposition des lieux-

' Après avoir lut le signe de la croii qui est prescrit pour TOffidant , et qoe tout le Clergé doit faire également, d'après une déeision da 5 octobre 1851.

' On commence par salaer le Chœur du cOtéle plu» digiM. Dans certaines

DEg TÉPIBS fiOUHfflBLLBI. M9

7. En arrivant k l'aatel, il fait la génufleiioû inpUmo, à la droite de TOfflciant ^ Il monte k Tautel avec lai en relevant le bas de sa soutane et les bords de sa cbape« n fait approcher le Thuriféraire, et présente lui-même la cailler à l'Officiant, et le prie de bénir Fencens, en lui disant : Benedicite, Pater révérende ». Il a soin de présenter la cuiller avec les baisers ordinaires, qu'il prend garde de ne pas omettre toutes les fois qu'il a quelque cho§e k présenter k l'Officiant ou k recevoir de lui.

8. Aussitôt que l'Officiant a mis et bénit l'encens, le Cérémoniaire reprend la cuiller, rend la navette au Thuriféraire, et présente l'encensoir k l'Officiant '. Pendant que celui-ci fait l'encensement, le Cérémoniaire soulève 8a chape par le côté, et il fait la génuflexion, aussi bien que le Thuriféraire, toutes les fois qu'en passant au mi« lien de l'autel l'Officiant la fait lui-même, ou s'incline profondément.

9. Lorsque l'encensement est fini, il reprend l'encensoir et le remet au Thuriféraire; puis il monte de non*

éfises, c-est toujours le côté du plus digne du Chœur; dans d*autr68« o*est le côté où est placé le Chorus, L'Officiant et les Chapiers se rendent à Tautel du chœur» les mains jointes.

* Si rOfficiant est accompagné par des Chapiers, le Cérémomaire ne se met qu'à leur droite, et leiv ladsse la place la plus rapprochée de TOfficiant. Ce sont alors les Chapiers qui aident rOfflciant à monter à Tautel, qui lui font bénir Tencens, qui raccompagnent pendant Tencensement, etc.

* Si rÉvêque est présent, le Cérémoniaire fait bénir l'encens pendant l'antienne zitxii Magnificat. Et alors c'est lé Prêtre assistant qui présente la cuiller au Prélat, et qui demande qu'il bénisse l'encens.

' On suppose toujours que l'Officiant n'est pas assisté par des Chapiers ; car 9kn ils font l'office qu'on attribue ici au Cérémoniaire. Gelai-d préseote k Bavette, l'encensoir, etc., an Chapier, au ^u de les présenter directement k roffidant : eek i« fût sans aucon baiser à f égard du Ghapier, cette marque do reipeel ne de?vit jamais avoir liea qu'à l'égard dt Vmqoe <m de l'Offleiaot.

284 PAKT. m, GBUUP. ni, art. m.

Yeau sur le marchepied, et, ayant fait rinelinatiao k la croix avec TOfficiant, il descend, fait la génuflexion in piano, saine le Chœur, et accompagne l'Officiant à son siège, où il Tencense de trois coups k l'ordinaire ^ Ayant ensuite rendu l'encensoir au Thuriféraire, il se tient auprès de l'Officiant pour lui indiquer ce qn'il doit lire ou chanter. Il est lui-même encensé après ceux da Chœur.

10. Après que l'Officiant a dit Fidelium animae, le Gérémoniaire lui reqd sa barrette, et va avec lui à l'autel, après avoir salué le Chœur k l'ordinaire. Ils font la génuflexion, puis le Cérémoniaire accompagne l'Officiant lorsqu'il retourne k la sacristie.

11. Si l'on ne dit pas les Compiles, après avoir fait la génuflexion au pied de l'autel, le Cérémoniaire indique a l'OfBciant l'antienne de la sainte Yiei^e, qu'il doit commencer, et qu'on dit debout ou k genoux, selon le temps. En s'en retournant k la sacristie, le Gérémoniaire se tient k la gauche de l'Officiant ; il salue avec lui le Clergé réuni, puis l'image principale, et l'aide k se déshabiller.

12. S'il y a des Chapiers, le Cérémoniaire a soin que le premier d'entre eux accompagne l'Officiant du côté droit, et l'encense.

15. Si , en outre de l'autel du chœur, on doit encenser quelque autre autel, par exemple, celui du très saiol Sacrement, qui alors doit être encensé en premier lieu, on observera ce qui suit. Pendant l'hymne, le Cérémo-

' Si rÉTéque est présent, rOfficiant est encensé, non pas à son siéce, mus à l'autel , comme à la Messe; alors il est encensé de deux coups seulement, et rÉvéque est encensé ensuite de trois coups par son Prêtre assistant. Quant à celui qui doit encenser TOfiiciant, c*est, comme dit TAuteor, le Gérémoniaire s*il n'y a pas de Chapiers assistants, auquel cas c'est au premier de ceux-ci. (Voir le n. 12 qui suit.)

1>ES YÊPRjeS SOLENNELLES. 28S

niaire in^tera deux oa quatre des plus dignes du Chœur à assister à l'eDcensement * .

14. Il a soin qu'aussitôt après l'intonation du Magnifia' cal on se trouve devant l'autel dans l'ordre suivant : les Acolytes avec leurs chandeliers, le Thuriféraire au milieu d'eux^ les deux ou quatre plus dignes du Chœur derrière les Acolytes, la face tournée vers l'autel.

15. Le Cérémoniaire accompagne à l'autel l'Officiant, qui marche au milieu des Chapiers. En arrivant, il fait la génuflexion avec les autres, et, après avoir salué le Chœur, ils vont tous faire l'encensement en cet ordre :

16. Le Thuriféraire marche le premier ; les Acolytes le suivent ; puis viennent les Chapiers de chaque côté de l'Officiant et relevant sa chape. Ils marchent couverts de leurs barrettes.

17. Lorsqu'on est arrivé k l'autel du saint Sacrement, ou & tel autre autel que l'on doit encenser, tous font la révérence convenable. Les Acolytes et les Chapiers se rangent sur une ligne, devant Tautel, au bas du dernier degré. Ensuite l'Officiant monte avec deux Chapiers sur le marchepied pour faire l'encensement , et les autres attendent debout et immobiles.

18. L'encensement terminé, ils font tous ensemble la révérence convenable, et s'en retournent dans le même ordre qu'ils sont venus. En arrivant dans le chœur, les Acolytes se partagent, ainsi que les Chapiers : le Thuriféraire prend le côté droit, et lorsque l'Officiant est arrivé avec ses deux Chapiers- Assistants, ils font tous la révérence convenable au Chœur, puis à l'autel *.

' S*ily a des Chapiers, on peut se dispenser d'inviter d*aatres Ecclésiastiqnesi surtout si le trajet pour aller à Tautel du saint Sacrement n'est pas considérable.

* On suppose que le chœur est devant Tautel, ou que du moins Ton passe dans le chcenr.

PART, m, ciup. m, ÂKT. rr.

19. Im Acolytes reposent aussitôt leurs chandeliers, et s'en retournent à leurs places. Les autres se rangent cpmme pour Tencensement du premier autd. Pour cet mcrasement, on ne met pas de Tencens une nouvelle | fois.

20. Cet encensement fini , ils font tous la réyérence conyenable k Tautel et au Chœur. Les Chapiers conduisent rOfficiant k son siège, et ceux du Choeur, qui sont venus pour assister à Tencensement du premier Wtel, s'en vont à leurs places après s'être entre-«alués.

ARTIOJB lY.

Des Chapiers et ^ Chantres.

1. Le$ fonctions de Chantres peuvent, du moins en beaucoup de circonstances, être exercées par des Chapiers, ainsi le supposent Mérati, Catalan, Baldeschi. Mais cependant il ne faut pas confondre ces divers offices.

t. Les Chapiers sont, comme nous l'avons dit, avant tous les Assistants de l'Officiant. Lorsqu'ils ne sont que deux , il est au amns convenable qu'ils remplissent cette fonction exclusivement et laissent celles du chant aux Chantres en surplis. Mais s'ils sont six ou même quatre Chapiers, il suffit à la rigueur que les fonctioDs de l'assistance soient remplies par les deux premiers; et les autres, d'après un usage devenu à peu prés général , peuvent remplir celles de Chantres

3. Dans les cas donc où il n'y a que deux Chapiers, ils ne délaissent point leurs fonctions d'assistance, et alors les antiennes sont annoncées , et les psaumes sont entonnés par deux Chantres en surplis.

4. Quant à la place des Chantres, le Cérémonial ne l'assigne pas positivement; il dit simplement qu'ils entonnent les psaumes in medio Chori ; mais, d'après une réponse du Préfet de la S. Congrégation des Rites (3 octobre 1851), ils ont leurs sièges au milieu du Chœur.

1»£S VÉPBE8 SOLËNKILLfiS» Wt

5. iM Ghapiers, iprôs s'être rdTétus du surplis , aident i'OS-^ àant à s'habiller, et, aidés par les Acoljtes , Ils prennent ensuiti eux-mêmes leurs chapes, qui doivent être convenables et unifbrmêS* Ensuite ils se couvrent en même temps que l'Officiant.

6. Au signe du Cérémoniaire, ils descendent, et, ayant fkit, la têtd découverte , une inclination à l'image de la sacristie, ils se couvrent de nouveau et se mettent en marche derrière le Clergé, ayant rOffl** eiant au milieu d'eux, et relevant sa chape de chaque côté (Caerem, Epitc,, lib. n, cap. m, n. 1).

7. En entrant au chœur, ils se découvrent ; et, arrivés i Tautd, ils font la génuflexion tous ensemble , rangés en droite ligne ; pUrS ils se mettent à genoux sur le dernier degré pour dire VAperi, Domine (Ibti., n. 2). Au signe du Cérémoniaire , ils se lèvent et, ayant fait les révérences convenables à l'autel et au Chœur (ibid., D. 8), ils accompagnent l'OCBciant à son siège , et ils restent là ua peu devant , de manière à ne pas tourner le dos entièrement i l'autel, jusqu'à ce que celui qui doit le faire ait annoncé à l'Offioiant la première antienne (/Md., n. 5 et 6) ^

8. Les Chantres vont au milieu, où ils doivent entonner Itt psaumes , faisant les révérences convenables tant i l'autel quW Célébrant, s'ils passent devant lui *. Après qu'ils ont entonné k

* Uq GérémoDiaire, surtout dans les Offices soleoneb, peut avwtir etaoeo»* pagner chaque foia celui qui doit annoncer une antienne. Tandis qu'aux Oflloai

moins solennels, lorsqu'il n*y a que deux Ghapiers, les Chantres iraient i les antiennes seuls , sans étra ni avertis ni aocompagnés par le Cérémoniaire^ D'après une réponse du Préfet de la S. Congrégation (S octobre 1851), U) Cérémoniaire peut conduire même les simples Chantres en surplis. Anx donbltsi rantienne devant se chanter en entier avant le paaume , le Chantre qui l*iii« nonce doit rester auprès de celui qui doit l'entonner et tourné vert hii Joaqa'l ce qu'il ait fini l'intonation; mais aux semi-doubloB le Chantre, anaiitdt aprte avoir annoncé l'antienne, peut s'en retourner, pour l'intonation du psaume. Lai Chantres ou Chapiers , avant de quitter leurs places , s'entre-ealœnt ; ils saluiot celui i qui ils vont annoncer une antienne, d'abord en arrivant auprès de hii| pois encore avant de le quitter.

* Nous ne parlons que des Chantres qui d'après le Cérémonial doivent nh tonner les psaumes in medio Chori, parce que les Chapiers aséistanti è% quittent point le Célébrant, et n'iraient au milieu qu'autant que cehM y serti

288 PART, m, CHAP. m, art. iv.

psaume, ils s'asseoient sur les tai)ourets qui sont préparés et disposés pour eux dans le milieu du Chœur, devant l'autel (Caerem. £p., iWd., n. 6 et 7).

9. Lorsqu'ils sont assis, et non auparavant, ils se couvrent et continuent le chant avec le Chœur, chacun de son côté ^

10. Le premier psaume terminé, les deux Chantres ou le Chapier vont annoncer l'antienne au premier du Chœur du côté de l'évangile *. Lorsque celui-ci a repris Tantienne, les Chantres entonnent le psaume au milieu du chœur , ce qui se pratique alternativement de chaque côté {Caerem. Epm., ibid., n. 8). Pendant ce temps les Chapiers^Âssistants restent assis '.

il. Lorsque tous les psaumes sont chantés et qu'on a répété la dernière antienne, les Chapiers assistent au capitule, chanté par rOfficiant ^. Et, après qu'il a entonné l'hymne, qui lui est annoncée

loi-même placé. Mais si son siège est au coin de Tépître, sa place naturelle, les Chantres seuls vont in medio Chori,

* Dans plusieurs églises de France, les Chapiers se promènent dans le chœur. Cet usage est contraire au Cérémonial romain, dont Tesprit repousse ces mouvements inutiles. La S. Congrégation des Rites a d'ailleurs déclaré, |e 51 juillet 1665, que cette pratique était contra usum Ecclesiae romanae.

* 11 est d'usage général que chaque Chantre ou Chapier aille altemativemeat annoncer seul Vantienne de son côté. Après que les Chantres ont entonné le psaume jusqu'à la médiante, le côté du Chœur où l'antienne a été annoncée continue le reste du prenner verset. — Il n'est pas nécessaire d'annoncer Tantienne an premier des stalles : il suffit de commencer de manière à ce que les antiennes suivantes soient annoncées à de moins dignes, et qu'on aille toujours en descendant. C'est ainsi que nous comprenons le Cérémonial des Évoques (jSb» n, cap. m, n. 8). On peut, aux grandes solennités, commencer tout à fait par les pkis dignes ; aux solennités moindres, commencer seulement aux Chanoines honoraires ou aux simples Prêtres, et les autres jours se borner aux Diacres ou aux simples Clercs.

' On suppose que les assistants ne sont pas placés ï côté des Chantres de manière à former un môme corps avec eux ; car dans ce cas quand un Chapier est debout pour son office, tous doivent également être debout, conformément aux dispositions du Cérémonial des Évoques (lib. i, cap. xviri, n. 8 et 9.)

* Lorsque l'Évêqne est présent, c'est un des Chantres qui chante le capitule (Caer, Ep. , lib. i , cap. n, n. 7), au lieu où se chantent d'ordinaire les leçons. S'il s'avance au milieu du Chœur devant l'autel, il fait la génuflexion iu aecessu 9$rece9m,

Page 1