‹ Cérémonial selon le rit romainChapitre 168 sur 380 · Tout le Clergé se met à genoux16 et incline la tête. Le · texte numérisé non relu

Tout le Clergé se met à genoux16 et incline la tête. Le

1 Baldeschi et autres. — 2 Mem. rit. — 3G'a?r. Ep. Ibid. — 4 Mem. rit. — 5 Baldeschi. — « Ibid. — 7 Cxr. Ep. Ibid. — « Baldeschi. — 9 Rub. du jour. — 10 Cxr. Ep. Ibid., n. 6. — H Rub. du jour. — lt Tous les auteurs. — ,3 Mem. rit. — u Tous les auteurs — 13 Mem. rit. — iaTous les auteurs.

Céiémoniaire et les Acolytes te mettent à genoux à leurs places1; mais, après une courte prière, ils se lèvent 2; le Céréraoniaire prend sur la crédence le pupitre avec le Missel, le premier Acolyte prend la nappe de l'autel. Ils vont tous trois devant l'autel, et font la génuflexion derrière le Célébrant et ses Ministres, leCérémoniaire étant au milieu; puis le premier Acolyte et le Cérémoniaire vont au coin de l'épîlre, et le second Acolyte au coin de l'évangile, passant par derrière les Ministres sacrés \ Les deux Acolytes étendent la nappe4, et le Cérémoniaire place le pupitre et le Missel, qu'il ouvre à l'endroit de l'Office; ils reviennent faire la génuflexion derrière le Célébrant et ses Ministres 5, où ils demeurent à genoux 6.

1 i . Le Célébrant et ses Ministres, étant restés prosternés pendant le temps d'un Miserere1, se lèvent au signe du Cérémoniaire; le Chœur se lève également; et, les Acolytes8 ayant aussitôt retiré les trois coussins, le Célébrant et ses Ministres montent sur le marchepied : le Célébrant baise l'autel9; le Diacre et le Sous-Diacre font en même temps la génuflexion; puis ils vont au côté de l'épître, où ils se placent comme pour l'introït ,0.

12. Pendant ce temps, un Lecteur ll reçoit le Missel du second Cérémoniaire 1?, et, accompagné de celui-ci 17>, il va faire à l'ordinaire la génuflexion à l'autel; puis, après les saluts au Chœur, comme le Sous-Diacre a coutume de les faire, il va au lieu où se chante ordinairement l'épître14, et chante la leçon à haute voix 15 sur le ton des prophéties. Lorsqu'il commence, le Chœur s'assied; le Célébrant la lit à voix basse; ses Ministres ne répondent pas Deo gratias, et il lit le Irait qui suit ,6.

15. Lorsque le Lecteur a fini déchanter la prophétie, il vient Elire la génuflexion à l'autel et les antres saluts ordinaires, rend le livre au Cérémoniaire, et retourne à sa place sans baiser la main du Célébrant ni recevoir sa bénédiction. Le Chœur chante

1 Baldcsclii et aulres. — - (lab. du jour. Cœr. Ep. Ibid., n. 9. Mem. rit. — "• Mao. des Cér. Rom. — 4 Tous les auteurs. — ■ Mao. des Cér. rom. — 6 Soppl. ' Mem. rit. — s Tous 1rs auteur*. — '•' Rnl>. Ibid. — ,0 Tous les Mieura. — " Hub. Ibid. — '- Btldeschi. — '"' (lier. Ep. Jbid. — u Btldeschi. — li Hub. Ibid. — ,6 Tous le* auteui .

le trait, pendant lequel le Célébrant peut aller s'asseoir avec ses Ministres 1 .

14. Lorsque les Chantres sont arrivés à ces paroles, Operuit cœlos, le Diacre et le Sous-Diacre vont se mettre l'un derrière l'autre 2. S'ils sont assis, ils vont alors à l'autel 3 par le plus court chemin 4 et se placent comme il vient d'être dit 5.

15. Le trait fini, le Célébrant chante Oremus et le Diacre Flectamus genua, et en même temps il fait la génuflexion ainsi que tout le Chœur, à l'exception du Célébrant. Le Sous- Diacre se lève le premier, chante Levate, et tous se relèvent ; puis le Célébrant chante l'oraison 6, les mains étendues 7.

16. Pendant cette oraison, le Sous-Diacre quitte la chasuble pliée, si Ton s'en sert, et va chanter la leçon suivante sur le ton de l'épître, au lieu où l'on a coutume de la chanter8, avec les révérences accoutumées à l'autel et au Chœur 9. Cependant le Célébrant la lit à l'autel, assisté par le Diacre, qui ne répond point Deo gratias; puis il lit le trait qui suit l0. Ils peuvent ensuite aller s'asseoir ll. Le Sous-Diacre, ayant chanté la leçon, fait les saluts comme à l'ordinaire 12 et, sans demander la bénédiction au Célébrant, rend le livre au Cérémoniaire, reprend sa chasuble pliée s'il l'a quittée, et retourne à sa place 15; il va à la banquette si le Célébrant est assis u, et reste à l'autel, comme pour l'introït, si le Célébrant s'y trouve l8.

17. Pendant le chant de la deuxième leçon ou pendant le trait, le trois Diacres qui doivent chanter la Passion vont se revêtir de leurs ornements, et tout se passe comme le Dimanche des Rameaux, à l'exception de ce qui suit. Le Célébrant lit ail coin de l'épître toute la Passion (1). Lorsqu'il est arrivé à la

(1) On peut voir ce que nous avons dit p. 357, note 1, pour le cas où le Célébrant chanterait une partie de la Passion.

1 Cxr. Ep., 1. II, c. xxvi, n. 2. — 2 Baldeschi et autres. — *Cxr. Ep. Ibid. — 4 Tous les auteurs. — 5 Baldeschi et autres. — 6 Rub. du jour et Cxr. Ep. Ibid., n. 3. — 7 Tous les auteurs. — 8 Rub. du jour et Cxr. Ep. Ibid.,n. 15. — ,J Baldeschi. — 10 Tous les ailleurs. — " S. C, 15 mars 1591. Gardel., Supp. 15 ou 15, ad 6, in Osicn. — ^Baldeschi — l3 Rub. Ibid. et Cxr. Ep. Ibid. — u Cunséq. — lb Tous les auteurs.

partie qui sert d'évangile l, il s'incline profondément 2 vers la croix 3 et dit Munda cor meum, en omettant Jubé Domine benedicere*.

18. Quand la Passion est finie, le Diacre, s'il porte la chasuble pliée, la dépose et prend la grande étole, puis il porte le livre à l'autel et se met à genoux 3 sur le bord du marchepied 6 pour dire Munda cor meam; ensuite il se lève, reprend le livre, et, sans demander la bénédiction, descend au bas des degrés près du Sous-Diacre; après les révérences accoutumées, précédé du Cérémoniaire, des Acolytes sans chandeliers et du Sous-Diacre, il va chanter l'évangile. On n'y porte point l'encens 7.

19. Si l'on porte les chasubles pliées, le Diacre ne reprendra la sienne qu'à la fin de l'Office 8.

20. S'il y a un sermon sur la Passion, c'est à ce moment qu'il doit se faire9.

Des monitions et oraisons.

21. Aussitôt que l'évangile est chanté10, ou après le sermon ll, le Célébrant, au coin de l'épître, se tourne vers le Missel et commence les monitions et oraisons, comme il est marqué dans te Missel. La inanition se chante sur le ton de la préface fériale, les mains jointes. La monition finie, le Célébrant 12, étendant et rejoignant les mains i7\ chante Oremus. Le Diacre chante Flectamus genua, et le Sous-Diacre Levate, observant ce qui esl marqué n" 15; puis le Célébrant chante l'oraison sur le ton férial, le* mains étendues. Ces règles s'observent pour toutes les monitions et oraisons 1V.

1 Cxr. Ep. Ibid., d. T). — 2 Plusieurs auteurs. — r« Castaldi. — * Cxr. Ep. Ibid. — :i Uiib. Ibid. Cxr. Ep. Ibid., c. \w. n. 19. — 6 BsJdeschi. — '• Cxr. Ep. Ibid. — s Ibid . - , ivn, a. 6. — '•' Mem. rit. — '" Rub. Ibid. Cxr. Ep., n. 7. — " Couséq. — ,J Rub. \Wu\ Cxr. Ep. Ibid. — 15 Tous les auteurs. — M Rub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid

22. On omet la monition et l'oraison pour l'Empereur Romain (i) 1.

25. A l'oraison pour les Juifs, qui est la huitième, on ne fléchit point le genou 2.

24. Vers la fin des oraisons 3, à celle qui commence par ces mots : Omnipotens sempiterne Deas, qui salvas omnes Génies, les Acolytes4, ou autres Clercs désignés pour cela, étendent un tapis sur les degrés de l'autel et dans le sanctuaire5, de sorte qu'une des extrémités soit posée sur le premier degré6; ils y mettent aussi le coussin7, et le reste du tapis tombe sur le pavé 8; ils étendent, par-dessus le coussin, le long voile blanc tissu de soie violette 9.

De V Adoration de la Croix.

25. Les oraisons terminées, le Célébrant et ses Ministres vont par le plus court chemin à la banquette, où le Célébrant quitte l0 seulement11 sa chasuble, ainsi que le Sous-Diacre, s'il s'en sert12. Le Célébrant vient ensuite se placer sur le pavé, près de l'autel du côté de l'épître, le visage tourné vers le peuple13 , et le Sous-Diacre se met à sa gauche14. Le Diacre15, accompagné du Cérémoniaire 16, monte à l'autel 17, celui-ci 18, ou le Prêtre Sacristain 19, prend la Croix de l'autel et la remet au Diacre, qui la porte 20 révérencieusement, par le plus court chemin 2l, au Célébrant, la lui remet 22 sans aucun baiser, de sorte que, le Célébrant l'ayant reçue, l'image du Crucifix soit tournée vers

(1) On ne peut rien ajouter sans une concession spéciale, comme celle qui a élu accordée à la France le 10 septembre 1857.

1 S. C, 7 déc. 1844. Gardel., 4839 ou 4985, ad 6, in Melchlinien.— - Rub. Ibid. — 3 Cxr. Ep. Ibid., c. xxv, n. 2. Mem. rit. — 4Baldeschi. — 5 Cœr. Ep. Ibid., c. xxvi, n. 8. — 6 Baldescbi. — 7 Cœr. Ep. Ibid. — 8 Baldescbi — 9 Cœr. Ep. Ibid. Mem. rit. — i0 Rub. Miss. Ibid., Cœr. Ep. Ibid. — " Mem. rit. — 12 Tous les auteurs. — 13 Rub. Miss. Ibid. Car. Ep. Ibid. — u Tous les auteurs. — 13 Rub. Ibid. Cœr. Ep. Ibid. — 16 Baldescbi. — 17 Rub. Ibid. Cser. Ep. Ibid. — *» Baldescbi. — M C&r. Ep. Ibid., c. xxv, n. 23. — 20 Rub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid. — -' Baldeschi.— - Cxr. Ep. Ibid.. c. xxvi, n.9.

Dl VENDREDI SAINT. 385

le peuple '; le Diacre se place alors à sa droite 2. Un des Acolytes 3 ou un autre Clerc4 porte le Missel et le soutient ouvert devant le Célébrant '.

26. Le Célébrant, ayant reçu la Croix, et la tenant de la main gauche, découvre de la droite le sommet de la Croix jusqu'au croisillon exclusivement 6, aidé en cela par ses Ministres, s'il en est besoin7; puis, en l'élevant8 des deux mains9 à la hauteur des yeux, prenant un ton de voix grave10, assez bas et tellement ménagé, qu'on puisse chanter la même chose deux autres fois sur un ton plus élevé sans que le chant ait rien d'inconvenant ll, il chante Ecce ligmm Crucis ,2. Aussitôt qu'il commence, tout le Chœur se découvre et se lève 13 Le Diacre et le Sous-Diacre continuent avec le Célébrant : in quo salus mundi pependit. Le Chœur répond : Venite adoremus, et eu même temps tous se mettent à genoux, excepté le Célébrant '\

27. Lorsqu'on a fini de chanter Venite adoremus, tons se lèvent, et alors le Célébrant avec ses Ministres, toujours placés de la même manière, monte sur le marchepied du côté de l'épi tre, à l'endroit où on lit l'introït l3, le Diacre étant presque au milieu de l'autel, et le Sous-Diacre sur le degré le plus élevé 16. Le Célébrant découvre le bras droit de la Croix et la tête du Crucifix, l'élève un peu plus haut, et chante sur un ton plus élevé que la première fois : Ecce lignum Crucis. Tout le reste se fait comme ci-dessus 1T.

28. Ensuite le Célébrant, toujours accompagné de ses Ministres, va au milieu de l'autel. 11 découvre alors entièrement la Croix ,8, donne le voile au Sous-Diacre, qui le remet au Cérémoniaire ou à un des Acolytes, qui le porte sur la crédence 19, l'élève plus haut encore, et chante sur un ton plus élevé que les autres fois : Ecce lignum Crucis. On observe encore ici ce qui a été prescrit, ci-dessus; seulement, après Venite adoremus,

1 Itub. Ibid. — * Tous les auteurs. — r> Baldcschi et autres. — * Plusieurs auteurs. — 5 Tous les auteurs. — 6 I\ub. Miss. Ibid. Car. Ep. Ibid. Mem. rit. — ' Tmis les auteurs. — H Cxr. Ep. Ibid. — ,J Mcm. rif 10 Crr. Ep. Ibid. — " Plusieurs auteurs — '- Rub Ibid. Crr. Ep. Ibid.— ,r,Tmi-b sauteurs.— u Rub. Ibid. Crr. Ep. Ibi.l.— 1' Ibid. — "'• Baldeseln À ■utres.—" Rub. Ibiâ.Cxr.Ep. Ibid — "Ibid— .*» Baldeschi et *ulres

tous restent à genoux l, y compris les Ministres sacrés 2, qui demeurent à genoux sur le marchepied, tournés vers le coussin où le Célébrant va placer la Croix 5.

29. Alors le Célébrant4, marchant d'un pas grave5, tenant respectueusement des deux mains la Croix élevée6, accompagné seulement du Cérémoniaire, qui relève au besoin le bas de l'aube 7, passant par le Côté de l'évangile 8, la porte révérencieusement 9, sans faire aucun salut 10, au lieu préparé. Y étant arrivé n, il se met à genoux 12, la pose sur le coussin 13, de manière que les pieds soient en bas u, et, s'il est nécessaire, il l'attache avec des rubans avec l'aide du Cérémoniaire; ensuite il se lève 15, fait la génuflexion d'un seul genou ,6, et retourne à la banquette 17. En même temps, ou un peu auparavant, le Cérémoniaire met près de la Croix, à droite, le plateau pour les offrandes 18.

50. Au moment où le Célébrant fait la génuflexion, le Chœur se lève; ses Ministres, sur le marchepied, font aussi la génuflexion vers la Croix, et descendent par le plus court chemin à la banquette. Le second Acolyte découvre la croix de Procession, et un autre Clerc découvre toutes les autres croix de l'église et de la sacristie, mais non pas les images 19.

31 . Le Célébrant et ses Ministres, arrivés à la banquette, quittent leurs manipules 20; puis s'asseyent 21, quittent leurs souliers 22 et se relèvent25. Ensuite, le Diacre et le Sous-Diacre restant à la banquette 24; le Célébrant 25, accompagné du Cérémoniaire 26 (1), va adorer la Croix. A cet effet, il va se mettre

(1) Tous les auteurs, à l'exception de Baldeschi, disent que le Célébrant va seul adorer la Croix .

1 Cxr. Ep. Ibid. — 2 Tous les auteurs. — 3 Baldeschi et autres. — * Rub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid. — 5 Tous les auteurs. — 6 Rub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid. Mem. rit. — 7 Baldeschi. — 8 Mem. rit. — 9 Cxr. Ep. Ibid. — 10 Baldeschi. — " Rub. Ibid. Cxr. Ep, Ibid. — 12 Baldeschi. — ^ Rub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid. — 14 Cér. des Év. expl. — » Rub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid. — 16 Tous les auteurs. — 17 Rub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid. — ls Cxr- Ep. Ibid. — « Baldeschi et autres. — 20 S. C., 15 sept. 1756. Gardel., 5906 ou Ï055, ad 4, in Toletana. — 21 Mem. rit. — M Rub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid. — 2S Mem. rit. — 24 Tous les auteurs. — 25 Rub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid.,n. 11.— 2» Baldeschi.

à genoux trois fois en trois endroits différents, à égale distance (I), et, ta la troisième fois, il baise * les pieds du2 Crucifix ~\ Cette cérémonie se fait de la manière indiquée ci-après.

32. Le Célébrant se mettra à genoux une première fois au bas du chœur4, et pourra dire, s'il veut : Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi, quia per sanctam Crucem tuam redenmti mundum. Ensuite il se lève, se remet à genoux au milieu du chœur, et prie de même. 11 fait la même chose auprès de la Croix, et baise seulement les pieds du Crucifix. Il se lève alors, fait une génuflexion à la Croix, et retourne par le plus court chemin à la banquette s. Il reprend ses souliers 6, aidé par les Acolytes 7, puis son manipule et sa chasuble 8 aidé par les Ministres sacrés9; enfin il s'assied et se couvre 10.

33. Alors seulement, et non auparavant, les Ministres sacrés, ayant salué le Célébrant, vont11 ensemble 12, accompagnés par le second Cérémoniaire 15, faire l'Adoration de la Croix de la même manière et avec les mêmes cérémonies que le Célébrant l*. Le Diacre baise les pieds du Crucifix le premier, le Sous-Diacre après lui, puis ils vont à banquette, où ils observent ce qui e>t prescrit n° 54 15.

54. Quand les Ministres de l'autel se sont retirés, les membres du 16 Clergé quittent leurs souliers 17 et commencent l'Adoration : les Prêtres les premiers, deux à deux; puis les autres

(1) 1° Le Maître de* Cérémonies doit désigner, suivant la disposition des lieux, quels sont les trois différents endroits où l'on doit se mettre à genoux pour l'Adoration de la Croix. Il serait même utile, pour que cette cérémonie se fit avee pins d'ordre et d'ensemble, que ces endroits fussent marqués par de petits t;nii<.

2° Ni le Missel, ni le Cérémonial des Bvéqnes, ni le Menwriale rituum, ne disent que celui qui se met à genoux pour l'Adoration de la Croix doive s'incliner profondément. Merati seul en parle : a Genullexus igitur « utroque genu facietprimam Adorationem capite reclinato in terram super « manus junctas. » Il prescrit la même chose pour la deuxième Adoration.

1 Rub. Ibid. Cœr. Ep. Ibid. — - Tous les auteurs. — s Rub. Ibid. Car. Ep. Ibid. — 4 Baldeschi. — 5 Grand nombre d'auteurs. — 6 Rub. Ibid. Crr. Ep. Ibid. — " Baldeschi. — s Rub. Ibid. Cœr. Ep Ibid. — '•> Baldeschi. — M Cxr. Ep. Ibid. — " Ibid. — M Tous les auteurs. — ir- Baldeschi. — u Rub. Ibid. — 15 Tous les auteurs. — 16 Rub. Ibid. . Ep. Ibid.. n. 12 — '" Grand nombre d'auteurs.

Clercs dans le même ordre. Après eux viennent les laïques ', s'il est d'usage que les laïques entrent dans le chœur2, d'abord les hommes, puis les femmes : les membres des Confréries, s'il y en a, se présentent avec leur habit de Confrères 3. On se présente dans l'ordre suivant : lorsque les deux premiers se mettent à genoux pour la deuxième fois, les deux suivants s'y mettent pour la première ; quand les deux premiers se mettent à genoux pour la troisième, ceux-là s'y mettent pour la deuxième, et cependant deux autres se mettent à genoux pour la première. Lorsque les deux premiers, ayant adoré la Croix, se retirent, ceux qui les suivent s'approchent pour faire l'Adoration, et ainsi de suite 4 (1).

Nota. S'il n'est pas d'usage que les laïques entrent dans le chœur, un Prêtre, revêtu d'un surplis et d'une étole noire, portera un autre Crucifix dans le lieu où le peuple a coutume de faire l'Adoration, et où l'on a dû préparer un tapis, un coussin et un voile, comme il a été dit ci-dessus 5. On pourrait même en préparer plusieurs s'il y avait un grand concours de peuple6. S'il s'en trouve dans un lieu où cela dût gêner la Procession, le même Prêtre aura soin de l'ôter avant qu'elle commence7.

35. Pendant l'Adoration, les Chantres chantent les impropères et l'hymne qui suit comme il est marqué dans le Missel, et continuent le chant jusqu'à ce que l'Adoration soit terminée. Il n'est donc pas nécessaire de chanter tout, mais seulement ce qu'il faut pour le temps qu'elle dure, eu égard au nombre des adorateurs 8.

36. En arrivant à la banquette après avoir adoré la Croix, les Ministres sacrés saluent le Célébrant, reprennent leurs souliers et leurs manipules; le Sous-Diacre reprend en outre sa cha-

(1) D'après le Manuel des cérémonies romaines, les deux plus dignes du Chœur se mettent à genoux pour la première fois, en même temps que les Ministres sacrés le font pour la deuxième, etc. Cependant, d'après Baldeschi et Bauldry, le Clergé doit attendre que les Ministres sacrés se soient retirés.

1 Rub. Ibid. — - Raldeschi. — 5 Mem. rit. — * Merati, Bauldry. — 5 Baldeschi et autres. — 6 Merati, Bauldry. — 7 Baldeschi. — 8 Hnl>. Ibid. Cfer. Ep. Ibid., n. 11.

subie pliée, s'il s'en sert; puis ils s'asseyent à côte du Célébrant et se couvrent. Alors un des Acolytes ou un autre Clerc prend à la crédence un Missel, se présente devant le Célébrant, le salue, et, l'ouvrant à l'endroit des impropères, il le tient de manière qu'ils puissent être récités alternativement par le Célébrant et ses Ministres1.

37. Vers la fin de l'Adoration de la Croix, on allume les cierges de l'autel et ceux des Acolytes. Le Diacre se lève, salue le Célébrant, et va prendre la bourse à la crédence. la porte à l'autel2 par le plus court chemin3, en tire le corporal, qu il étend sur l'autel à l'ordinaire, et met auprès le purificatoire*, du côté de l'épître 5. En même temps, le Cérémoniaire porte le Missel avec le pupitre au côté de l'évangile 6 où il le place ouvert et tourné vers le milieu comme pour la Messe, ayant soin de faire les génuflexions à la Croix7. Le Diacre, ayant étendu le corporal, fait de nouveau la génuflexion vers la Croix, et retourne par le plus court chemin à la droite du Célébrant, où il s'assied et se couvre. En même temps, le Sous-Diacre qui doit porter la croix se rend à la sacristie pour se revêtir de l'amicl, de l'aube et de la chasuble pliée, si l'on s'en sert8; celle du Diacre peut servir. Les Thuriféraires préparent leurs encensoirs y.

Nota. S'il n'y avait pas de Sous-Diacre pour porter la croix, un simple Clerc, revêtu d'un surplis, pourrait la porter10.

38. L'Adoration terminée, le Diacre, au signe du Cérém< niaire, dépose sa barrette, se lève, et, ayant salué le Célébrant, il va, accompagné du Cérémoniaire, au lieu où est la Croix; ayant fait la génuflexion d'un seul genou, il la prend révérencieusement ll, des deux mains 18, et, sans faire aucune référence, il la reporte sur l'autel. Cependant tout le monde se met à genoux, le Célébrant et le Sous-Diacre à la banquette, les autres à leurs places 15.

1 Tous les auteurs. — * Rub. Ibid. — 3 Ilaldeschi. — 4 Rub. Ibid. — 5 Tous les auteurs. — 6 Cser. Kp. Ibid., c. xxv, n. 28 — " Mem. rit. — 8 Plusieurs auteurs. — 9 Baldestbi. — 10 Baldes< hi, Uauldry. — ix Rub Ibid. Caer. Kp. Ibid., etc. xxvi, n. P2. — u Plusieurs auteurs. — 13 Rub Ibid Cmr. Kp. îbid.

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