PART. VII, CIIAP. X, ART. V
voile sur les épaules du Célébrant l, qui monte avec ses Ministres sur le second degré, où le Célébrant et le Sous-Diacre se mettent à genoux. Le Diacre monte sur le marchepied, fait la génuflexion d'un seul genou, monte, s'il est nécessaire, sur un escabeau, va prendre le calice, et, le tenant de la main droite au-dessous du nœud et de la gauche par le pied, il le donne au Célébrant. Celui-ci, l'ayant pris de la gauche par le nœud, pose la main droite par dessus, et le Diacre couvre ses mains des deux extrémités du voile. Ensuite le Diacre fait la génuflexion et va se placer à la droite du Célébrant; puis ils se lèvent, montent sur le marchepied, et se tournent vers le peuple, le Diacre à droite du Célébrant et le Sous- Diacre à sa gauche, un Clerc désigné à cet effet tenant Yombrellino ouvert. Les Chantres entonnent l'hymne Vexilla régis prodeunt, et la Procession se rend2 par le chemin le plus long3 à l'autel. On y suit le même ordre que le jour précédent pour venir au Reposoir4.
46. En arrivant à la balustrade, celui qui porte la bannière de k Confrérie du saint Sacrement, s'il y en a une, la dépose en dehors de la balustrade, et toutes les personnes qui l'accomp gnaient demeurent en dehors, et gardant leurs cierges, se placent avec ordre pour rester au même lieu jusqu'à la fin de l'Oflice, laissant toutefois un passage pour le Clergé 5. Le Portecroix et les Acolytes, étant arrivés au grand autel6, se rendent à la crédence sans faire aucun salut, et le Porte-croix dépose la croix du côté de l'épître, puis il fait la génuflexion et retourne à la sacristie7 (1). Les membres du Clergé viennent ensuite se placer devant l'autel, formant un ou plusieurs cercles; ils se mettent à genoux, chacun gardant son cierge allumé8.
47. Lorsque le Célébrant et ses Ministres sont arrivés à l'au-
(1) D'après Merati, le Porte-croix pourrait rester du côté de l'épître et «assister à la fin de la cérémonie avec les vêtements de Sous-Diacre. Cependant, s'il avait pris Ja chasuble du Diacre, il devrait la quitter
1 Rub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid. — 2 Conscq. — 5 Plusieurs auteurs. — * Tous les auteurs. — 5 Mem. rit. — 6 Rub. Ibid. Cxr Ep Ibid. — '' Plusieurs auteurs. — s Rub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid.
tel, le Diacre monte sur le marchepied, du côté do l'épître, cl se mut à genoux, le visage tourné vers le côté de l'évangile. Le Célébrant et le Sous-Diacre montent sur le dernier degré, le Diacre écarte les côtés du grand voile qui sont sur le calice, le reçoit, et, s'étant levé, il attend que le Célébrant se soit mis à genoux pour l'adorer1. 11 le met ensuite sur le milieu du corporal, délie le ruban, le met du côté de L'épître, et étend le voile du calice de la même manière qu'on le fait au commencement de la Messe. Ensuite il fait la génuflexion et retourne à la droite du Célébrant. Pendant ce temps, le Célébrant quitte le grand voile 2. Le Diacre étant descendu, le Célébrant met l'encens dans l'encensoir et encense le très-saint Sacrement3; ses Ministres soutiennent la chasuble à l'ordinaire*.
48. Ceux qui portaient le dais reçoivent des cierges et se réunissent aux membres du Clergé. S'ils étaient laïques, ils noteraient à genoux, avec leurs cierges allumés, devant la balustrade5.
49. Lorsque le Célébrant a encensé le saint Sacrement, les Thuriféraires font la génuflexion a deux genoux devant le milieu de l'autel, et le second va reporter son encensoir à la sacristie, tandis que le premier va se placer au coin de l'épître. attendant le moment où il faudra de nouveau se présenter pour l'encensement6.
50. Après le départ de la Procession, on éteint les cierges du Reposoir7. Si le saint ciboire y a été déposé, on y laisse quatre cierges allumés 8.
De la Messe des Présanctifxés.
51 . Après avoir encensé le très-saint Sacrement, le Célébrant moule à l'autel avec ses Ministres; ils font ensemble la génuflexion. Le Diacre découvre le calice9; donne le voile au Céré-
* Consi'q. — - Tous les auteurs. — z Hitb. lbid. — 4 Tous les tuteurs. — 5 BaHeschi. — 6 Il>i<l. — ' Conséq. — s Ment. rit. — ■ Hitb ll.i.J.
moniaire *, ô(e la patène et la pale, puis, reprenant la patène, il la soutient2 des deux mains5 un peu au-dessus du corporal, et le Célébrant, ayant pris le calice, fait tomber* doucement " la sainte Hostie sur la patène6, prenant gardl de la toucher7, et, si cela arrivait, il se purifierait aussitôt les doigts dans le petit vase préparé à cette fin 8, et les essuierait avec le purificatoire, qui lui serait présenté par le Diacre9. Ensuite il prend des deux mains la patène, que le Diacre lui présente sans aucun baiser; puis, sans faire le signe de croix et sans rien dire, il dépose la sainte Hostie sur le corporal et met la patène un peu du côté de Tépître, également sur le corporal 10.
52. Le Célébrant ayant posé la sainte Hostie sur le corporal, le Sous-Diacre passe à la droite du Diacre, ayant soin de faire une première génullexion avant de partir et une seconde en arrivant ; l'Acolyte ayant apporté les burettes, il prend d'abord celle du vin et la donne u au Diacre, qui en verse un peu dans le calice 12 sans le poser sur l'autel et sans l'essuyer avec le purificatoire 13; puis il verse lui-même un peu d'eau, que le Célébrant ne bénit point. On dit pas non plus l'oraison Deus qui hamanx siù)stantixih . Ensuite l'Acolyte reporte les burettes sur la crédence, le Sous-Diacre retourne à la gauche du Célébrant en faisant les génuflexions ordinaires lîJ, et le Diacre donne, sans aucun baiser, le calice au Célébrant, qui, sans faire le signe de croix et sans dire aucune prière, le pose sur le corporal, et le Diacre le couvre de la pale16.
53. Alors le Cérémoniaire et le Thuriféraire observant les cérémonies accoutumées 17, le Célébrant met de l'encens dans l'encensoir sans le bénir, le reçoit des mains du Diacre, fait la génuflexion, et encense la sainte Hostie et le calice, comme à l'offertoire, disant lncensum istud, fait la génuflexion,
1 Baldeschi — - Rub. Ibid. — 5 Tous les auteurs. — 4 Rub. Ibid. — 5 Plusieurs auteurs. — 6 Rub. Ibid. — 7 Baldeschi, Merati. — 8 Rub. Ibid. — 9 Baldeschi et autres. — 10 Rub. Ibid. et Cœr. Ep. Ibid., n. 18. — n Tous les auteurs. — ,2 Rub. Ibid. — 45 Tous les auteurs. — 14 Rub. Ibid. Cœr. Ep. Ibid. — 15 Tous les auteurs. — 16 Rub. Ibid. -- 17 Gonséq.
encense la croix en disant Dirigatur Domine, puis l'autel à l'ordinaire, ayant soin de faire la génuflexion toutes les ibis qu'il passe au milieu; il rend ensuite l'encensoir au Diacre en disant Accendat in nobis, mais on n'encense point le Célébrant l.
54. Le Célébrant, ayant rendu l'encensoir, va se placer pour se laver les doigts comme à la Messe en présence du très-saint Sacrement exposé 2; puis le Sous-Diacre prend la bureile de l'eau et le bassin, qui lui sont présentés par un Acolyte; le Diacre, de son côté, ayant rendu l'encensoir au Thuriféraire, prend le manuterge, qui lui est présenté par l'autre Acolyte, et ils donnent ainsi à laver au Célébrant5. On ne dit point le psaume Lavabo*.
55. Le Célébrant revient ensuite au milieu de l'autel3, le Diacre et le Sous-Diacre se mettent l'un derrière l'autre, et ils font la génuflexion en arrivant; le Diacre se rend ensuite près du Missel6; le Célébrant s'incline médiocrement, appuyant sur l'autel les mains jointes, et dit d'une voix basse, mais intelligible: In spiritn hamilitatis; puis il baise l'autel, fait la génuflexion, se tourne vers le peuple, de manière à avoir le dos vers le coin de l'évangile, et dit Orate fratres à l'ordinaire. Il revient alors au milieu de l'autel, sans achever le cercle, et Eut la génuflexion. On ne répond point Sustipiat1.
56. Il chante ensuite sur le ton férial Oremas, Prxceptis salntaribm moniti, le- mains jointes, et Pater nosler, lemains étendues. A ces mots, Pater natter, le Diacre fait la génuflexion et descend derrière le Célébrant tandis que le Cérémoniaire reprend sa place8.
57. Lorsque le Chœur a répondu Sed libéra nos a malo, le Célébrant dit à voix basse Amen, et chante, sur le ton férial des oraisons, Libéra nos, quxsumus, Domine, sans faire le signe de la croix avec la patène. Le Chœur répond Amen9. Le Diacre
1 lUib. Ibid. Gasr. Ep Ibid., n. 19. Mem. rit. — - Ibid. — r> Bauldry.
— i Hub. Ibid. Casr. Ep. Ibid. — ' Ibid. — ,; Tous les auteurs. — 7 lUi'b.
Ibid. Casr. Ep. Hwl — ' I'Iumcuts auteurs. — ,J Hub 1Ijj«I. Cxr. Ep- Ibid.
396 l'AUT. VII, CHAI', X, AUX. VI.
et le Sous-Diacre viennent alors *e mettre a genoux sur le bord du marchepied l.
58. Le Célébrant fait ensuite la génuflexion; puis il fait passer la patène sous la sainte Hostie, prend la patène de la main gauche qu'il pose sur l'autel, prend la sainte Hostie de la main droite seule, et l'élève de manière qu'elle puisse être vue du peuple 2, ayant soin qu'elle soit toujours au-dessus du corporal. Pendant cette élévation, le Diacre et le Sous-Diacre n'élèvent pas la chasuble, et l'on n'encense pas le saint Sacrement; un Acolyte donne le signal avec l'instrument destiné à remplacer la clochette5.
59. Au moment où le Célébrant dépose la sainte Hostie sur la patène, ses Ministres se lèvent, se mettent à ses côtés4, et font avec lui la génuflexion 5 (1). Le Diacre découvre alors le calice, et le Célébrant, sans faire une nouvelle génuflexion, prend l'Hostie, la divise à l'ordinaire en trois parties, sans rien dire, et met la parcelle dans le calice sans faire les signes de croix accoutumés 6.
60. Le Diacre ayant couvert le calice, le Célébrant et ses Ministres font ensemble la génuflexion, puis le Diacre et le Sous- Diacre changent de côté avec les génuflexions ordinaires. Le Célébrant, sans dire Agnus Dei et sans donner la paix, dit à voix basse la dernière des oraisons avant la communion, Verceptio Corporis, médiocrement incliné, les mains jointes et appuyées sur l'autel. L'oraison finie, il fait la génuflexion avec ses Ministres; puis il dit Panem cœlestem accipiam, Domine, non swn dignus, et Corpus Domini nostri, avec les cérémonies accoutumées 7.
(1) Cette génuflexion, prescrite par Baldeschi, n'est indiquée ni dans le Missel, ni dans le Cérémonial des Évoques, ni dans le Memoriale ritnum. Dès que la sainte Hostie est montrée au peuple, le Célébrant la divise aussitôt sur le calice, comme il sera dit plus tard, Cérémonial des petites églises, Office du Vendredi saint.
1 Tous les auteurs. — - llub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid., n. l20. — 3 Tous les auteurs. — 4 I\ub. Ibid. Cœr. Ep. Ibid. — '<> Baldeschi. — c l\ub. Ilid. (Ixr. Ep. Ibid. — 7 Ibid. et Mem. rit.
61. Le Célébrant, ayant consommé la sainte Hostie, demeure quelques instants en méditation à l'ordinaire1; puis le Sous- Diacre - découvre le calice ; le Célébrant fait la génuflexion avec ses Ministres, recueille les parcelles et les met dans le calice3 sans rien dire. En même temps, un Acolyte apporte les burettes à l'autel4. Le Célébrant prend le vin avec la sainte parcelle5 sans faire de >igne de croix6 et sans rien dire7; ses Ministres se tiennent alors profondément inclinés8.
62. Lorsque le Célébrant a pris la sainte parcelle avec le vin, on éteint les cierge-, les membres du Clergé se lèvent, {"ont la génuflexion à la Croix et reviennent à leurs places9.
65. Le Célébrant, omettant 'es oraisons et les cérémonies ordinaires, ne prend mie l'ablution des doigts. Le Sous- Diacre (1), ayant versé l'eau et le vin, change de coté avec le Diacre, et tous deux font seulement la génuflexion au milieu, l'un derrière l'autre. Le Sous-Diacre se rend près du Missel, et le Diacre à la crédence, où il dépose la grande étole et reprend la chasuble pliée, s'il s'en sert; puis il retourne sur le marchepied, à la droite du Célébrant10, qui, ayant pris l'ablution des doigts sans rien dire, vient au milieu de l'autel, s'incline médiocrement, et, tenant les mains jointes devant la poitrine, dit Quod ore sumpsimus. Le Sous-Diacre purifie le calice à l'ordinaire11, le convie du voile noir, qu'un Acolyte a dû apporter à l'autel, le porte sur la crédence, retourne à la gauche du Célébrant, ayanl soin de faire les génuflexions ordinaires lorsqu'il passe devant le milieu de l'autel, et ferme le Missel 1J.
(i) D'après le Cérémonial des Evêque9 (lib. II. cap. xw. n. 35), le Diacre verse les ablutions; mais on suppose l'Office l'ail par l'Évêque; le Prêtre assistant est alors à ! m Prélat, auprès du livre, et le
Diacre à mi droite. Quelques •■ pendant donnent pour ce jour
cette fonction au Diacre. Le Sous-Diacre changerai! alors de côté avec le Diacre après avoir découvert !<■ i sterait pour le purifier.
1 Mm. rit. — - Baldeschi el autres. — r> I\ub. [bid. — 4 Ton- les auteurs. — « luth, [bid. — ■ S. C 7 août 1027. Gardel., 560 ou 707. ."•. Urbit Dubiorum. — ' ïiub. Ibid. — 'Plusieurs auteurs. — '•' lUtb. Ibid. Cœr. Kp. Ibid. — ,0 Baldeschi et autres.— u llub. Ibid. — {- Baldeschi et auU es.
64. Au signe du Cérémoniaire, les Acolytes, sans chandeliers, viennent à l'autel comme à l'ordinaire, le Célébrant et ses Ministres, ayant fait l'inclination à h Croix, descendent au bas des degrés, et tous font la génuflexion; les Ministres sacrés reçoivent leurs barrettes; le Diacre présente au Célébrant sa barrette sans la baiser, et on retourne à la sacristie l sans saluer le Chœur2.
65. Nota. On a demandé à la S. C. ce qu'il y aurait à faire si, par un accident imprévu, le Prêtre qui a commencé cette cérémonie ne pouvait la terminer. Devrait-elle être complétée par un autre, ou bien rester incomplète ? Voici le cas qui a donné lieu à la solution de cette question. Dans une église, le Prêtre qui faisait cette Fonction fut frappé d'apoplexie, et il n'y avait pas d'autre Prêtre à jeun, sauf celui qui remplissait l'office de Diacre. La S. C. a ainsi résolu la difficulté : « Si (( Ministrans ut Diaconus est Sacerdos et jejunus, ipse as- « sumptacasul i prosequatur Officium, et Missam prxsancti- « ficatorum absolvat, alterque non jejunus Sacerdos ei « succédât in munere Diaconi; quatemis vero Me sit dun- « taxât in diaconatus ordine constitutif et nemo alius « adsit Sacerdos jejunus, cesset Officium, et sacra Hostia « reponatur in tabernaculo die sequenti post sumptionevi « calicis a Célébrante sumenda*. »
Des Vêpres.
66. Lorsque le Célébrant et ses Minisires se sont retirés, on récite au chœur les Vêpres vde la même manière que la veille; pendant ce temps, on enlève le Missel, le pupitre et la nappe, de sorte que l'autel soit entièrement nu* : on y laisse seulement la croix et les chandeliers. On enlève aussi tous les objets qui se trouvent sur la crédence5.
i ibid. - 2 Tous les auteurs.— 3 S. C, 8 mars 1825. Gardel., 4459 ou 4G99, *d 1 et 2. hesol. Dubiomm. — 4 Mb. Ibid. — « Tous les auteurs.
67. Après les Vêpres, on sorl du chœur à l'ordinaire, et tout le monde fail la génuflexion à la Croix; puis on éteint les cierges1.