CHAPITRE II
Office des Acolytes.
ARTICLE PREMIER
Observations el règles générales (1).
\ . Les Acolytes doivent être, autant que possible, de taille égale3.
2. Ils doivent toujours marcher avec modestie et gravité, portant leurs chandeliers droits et également élevés; celui qui est au coté droit porte le sien de la main droite par le nœud, et le soutient de la gauche par le pied; et celui qui est au coté gauche le tient, au contraire, de la gauche par le nœud, et de la droite par le pied4. Et si, en se tournant, ils changent de côté l'un par rapport à l'autre, ils changent aussi en même temps de main, en sorte qu'ils aient toujours au nœud la main qui est en dehors, et au pied celle qui e>t en dedans5, environ à la hauteur de la ceinlure 6.
3. Ils tachent de faire avec ensemble, précision et parfaite uniformité, soit entre eux, soit avec les autres Ministres, les
1 Le Cérémonial des Erêques donne le nom d'Acolytes à tous les Clercs qui remplissent uni-. Fonction attachée ;'i cet ordre, et désigne les Ministres dont nous parlons par ( 1er o fer air es. Nous conservons le nom d'Acolytes, pour nous conformer à l'usage reçu et à Baldeschi, qui leur donne aussi ce nom.
1 Ilnb. Ibid. — - Conséq. — T' Car. £>., 1. I, c. xi, n. 8. — 4 Ibid. — ■ Conséq. — 6 Tous les auteurs.
actions qui leur sont communes, et suivent à cet égard toutes ies instructions du Cérémoniaire l.
4-. Ils doivent toujours marcher de front; mais, s'il faut passer par un lieu étroit, le second Acolyte doit passer le premier2.
5. Toutes les fois que le Célébrant fait le signe de la croix sur lui-même, les Acolytes le font aussi. Ils s'inclinent comme lui au mot Oremus, aux saints noms de Jésus et de Marie et du Saint dont on fait la fête et la mémoire, au verset Gloria Patri, et aux autres paroles auxquelles le Célébrant s'incline. Ils font la génuflexion eu même temps que le Célébrant à ces paroles : Adjuva nos, Veni sancte Spiritus, Ut in nomine Jesu, Et procidentes adoraverunt eum, Et procidens adoravit eum, Et incarnatus est, etc. , Et Verbum caro factum est. Ils se conforment, en outre, au Chœur pour les inclinations et les génuflexions à deux genoux, quand ils n'ont aucune fonction à remplir, comme lorsqu'on chante Adjuva nos, Veni sancte Spiritus, et aussi dans les Messes des morts et aux fériés majeures pendant les oraisons, et depuis le Sanctus jusqu'à Pax Domini 3.
6. La place des Acolytes est à la crédence, de chaque côté 4. ,7. Lorsque le Célébrant et ses Ministres vont s'asseoir, les
Acolytes s'inclinent vers eux. S'ils se trouvent à portée de le faire, ils relèvent la dalmatique et la tunique des Ministres sacrés pendant qu'ils s'asseyent5; ils peuvent alors s'asseoir euxmêmes, mais sans se couvrir6 (1).
8. Quand ils saluent le Chœur avec le chandelier en main, ils doivent toujours tenir le chandelier vertical et immobile.
(1) Baldeschi attribue aux Acolytes la fonction de soulever la partie postérieure de la chasuble, de la dalmatique et de la tunique des Ministres sacres lorsqu'ils doivent s'asseoir. Le sentiment commun des auteurs attribue au Diacre et au Sous-Diacre la fonction de relever la chasuble du Célébrant, et la plupart ne parlent pas du Ministre qui rend ce service au Diacre et au Sous-Diacre; ce qui donne à supposer que, s'il ne s'en trouve aucun à portée de le faire facilement, ils le font eux-mêmes.
1 Cœr. Ep. Ibid. — 2 Tous les auteurs. — 3 Tous les auteur?. — 4 Ibid. — 3 Baldeschi. — c Grand nombre d'auteurs.
Fonctions des Acolytes à la Messe solennelle. § 1 — De la préparation à la Messe.
9. Un quart d'heure environ avant la Messe, les Acolytes, s'étant revêtus de surplis, se rendent à l'église. Après une courte prière, ils préparent tout ce qui est nécessaire. Si quelque autre n'est désigné pour remplir cette fonction, ils allument les cierges de l'autel, l'un d'un côté, l'autre de l'autre, en commençant par les cierges les plus rapprochés de la croix l. Si un seul les allume, il commence par le côté de l'épître (I ). Ils doivent alors prendre garde de laisser tomber de la cire sur la nappe 9.
10. Ils se rendent ensuite à la sacristie, où ils aident aux Ministres sacrés à se revêtir de leurs ornements, et allument les cierges de leurs chandeliers 3.
11. Au signe du Cérémoniaire, ils prennent leurs chandeliers, de la manière indiquée n° 2, et se placent, le premier à la droite du Diacre ou derrière lui, le second à la gauche du Sous-Diacre ou derrière lui*.
§2. — Depuis le commencement de la Messe jusqu'à l'offertoire.
12. Le Cérémoniaire ayant donné le signal du départ, ils font, avec les autres Ministres, une inclination profonde à la croix et une inclination médiocre au Célébrant, et se rendent à l'autel, observant ce qui est dit nos 2 et 35.
13. Si l'entrée est solennelle, ils marchent avec le Portecroix 6, font la génuflexion sur le pavé en arrivant au bas des degrés, et se retirent aux deux côtés de l'autel, tournés en face l'un de l'autre jusqu'à l'arrivée des Ministres sacrés7.
(1 V. p. ir>8, note 1.
* Baldeschi et autres. — - Raldeschi et autres. — 3 Ibid. — * Ibid.
— 5 liub. Miss., part. II, lit. n, n. 5. — 6 Cœr. Ep., 1. I, c. xv, n. 12.
— " Plusieurs auteurs.
14. Si le Clergé est déjà au chœur, ils le saluent en y entrant et se rangent au bas des degrés dans l'ordre indiqué n° 9 ».
45. Ils font la génuflexion conjointement avec les Ministres sacrés, puis le second Acolyte, sans faire aucune révérence, rejoint le premier2, et tous deux vont ensemble à la crédence. Ils y déposent leurs chandeliers 3, se mettent à genoux près de leurs sièges, tournés vers l'autel, et, tenant les mains jointes, ils répondent à demi-voix aux prières de la confession. Ils font les signes de croix, les inclinations, etc., comme les Ministres sacrés 4.
1 6. Lorsque le Célébrant monte à l'autel, les Acolytes se lèvent, croisent les bras (1) et demeurent dans cette position pendant l'encensement. Dès que le Célébrant commence l'introït, ils se tournent vers l'autel, font le signe de la croix, joignent les mains et demeurent dans cette position jusqu'à ce qu'il ait achevé le Kyrie eleison. Quand le Célébrant va s'asseoir, ils observent ce qui est dit n° 5. S'il n'y allait pas, ils croiseraient les bras et demeureraient debout 5.
17. A 1'intonafion du Glo7'ia in excelsis, les Acolytes se tournent vers l'autel jusqu'à ce qu'il soit achevé parle Célébrant. A la fin, ils font le signe de la croix, et observent ce qui est dit n° 5. Lorsqu'on chante Cum sancto Spiritu, ils se lèvent, font le signe de la croix et croisent les bras 6.
18. Aux oraisons, ils se tournent vers l'autel et joignent les mains, ensuite ils croisent les bras, et demeurent debout pendant le chant de l'épître 7. Si le Célébrant allait s'asseoir, ils observeraient ce qui est prescrit n° 5 8.
19. Nota. Aux Messes où les Ministres sacrés portent la chasuble pliée, pendant que le Célébrant chante la dernière orai-
(1) Pour la manière de croiser les bras, voir part. IV, sect. I, cli. i. n. 17, p. 199.
1 Ibid. — 2 Tous les auteurs. — s Rub. Ibid. — 4 Tous les auteurs. — '■• Tous les auteurs. — 6 Ibid. — " Plusieurs auteurs. D'après le principe. — 8 Conséq.
son, le second Acolyte aide au Sous-Diacre à ôter la sienne, et lui aide à la remettre après qu'il a baisé la main du Célébrant. Le second Acolyte aide également au Diacre à ôter sa chasuble pendant que le Célébrant lit l'évangile, et le premier Acolyte lui met la grande étole. Après la communion, lorsque le Diacre a transporté le Missel au côté de l'épître, le premier Acolyte lui aide à ôter cette étole, et le second à remettre la chasuble l.
20. Lorsque le Célébrant, après avoir récité l'évangile, met de l'encens dans l'encensoir, les Acolytes, avertis par ie Cérémoniaire, prennent leurs chandeliers; et, quand le Thuriféraire, étant descendu au bas de l'autel, se rend au milieu, ils le suivent, puis se placent comme il est dit part. IV, chap. i, n° 47, p. 211 , et font, en même temps que les Ministres sacrés, la génuflexion à l'autel et le salut au Chœur2 (1).
21. Les Acolytes vont ensuite au lieu où l'on doit chanter l'évangile, et se mettent aux deux côtés du Sous-Diacre, le premier à, sa droite et le second à sa gauche, le visage tourné veis le Gérémoniaire et le Thuriféraire. Us demeurent dans cette posture pendant l'évangile sans faire aucune génuflexion ni inclination, non plus que les signes de croix à Initium ou Séquentiel*.
22. L'évangile fini, les Acolytes retournent dans le même ordre faire la génuflexion devant le milieu de l'autel, et vont à la crédence. Us y posent leurs chandeliers et se tiennent debout comme auparavant*.
25. Lorsque le Célébrant entonne Credo in unum Deum, les Acolytes se tournent vers l'autel, et demeurent dans cette position jusqu'à ce qu'il ait achevé de le réciter. Quand le Célébrant dit : Et incarnat us est, ils font la génuflexion. A la fin, ils font le signe de la croix et observent ce qui est dit n° 5. Lorsque le Chœur chante Crucifixns, ils se lèvent, puis soulèvent un peu le grand voile, afin que le Cérémoniaire puisse
(I) On suppose le chœur «levant l'autel.
1 Baldeschi el mitres — - Baldescfai. — 5 Tous les auteurs. — 4 II>iJ.
prendre plus facilement la bourse. Le Diacre étant de retour à sa place et assis, ils s'asseyent eux-mêmes. Au moment où l'on chante Et vitam, ou un peu auparavant, ils se lèvent et croisent les bras *.
§ 3. — Depuis l'offertoire jusqu'à la fin de la Messe.
24. Pendant que le Célébrant chante Dominus vobismm et Or émus, ils joignent les mains. Lorsque le Sous- Diacre vient prendre le calice à la crédence, ils élèvent des deux mains le grand voile 2 et le remettent au Cérémoniaire 3, ou bien le mettent eux-mêmes sur les épaules du Sous-Diacre 4; ensuite le second Acolyte, ayant reçu le voile du calice, le plie et le met sur la crédence5; en même temps6 le premier 7 Acolyte accompagne le Sous-Diacre au côté de l'épître, portant les burettes8. Après que le calice a été essuyé, il présente les burettes au Sous-Diacre. Quand il les a reprises, il les reporte à la crédence 9.
Nota. Lorsqu'on ne dit pas Credo, le second Acolyte monte au côté de l'épître avec le premier pour recevoir le voile du calice des mains du Sous-Diacre 10.
25. Après l'encensement de l'autel, lorsque le Diacre encense le Célébrant, le premier Acolyte prend des deux mains le manuterge plié, et le second le bassin de la main gauche et la burette de F eau de la main droite u. Aussitôt que le Diacre et le Thuriféraire se sont retirés, ils s'approchent du Célébrant 12, et, sans saluer l'autel, lui font une inclination médiocre. Le second verse l'eau, et le premier présente le manuterge. Lorsque le Célébrant a remis le manuterge, ils le saluent, remettent tout en place et reviennent près de leurs sièges 13.
26. Dès que le Thuriféraire vient pour les encenser, ils joignent les mains ; le premier Acolyte défère aussitôt, par une inclination, l'honneur de l'encensement au second, et l'un et l'autre saluent le Thuriféraire avant et après l'encensement u.
1 Ibid. — 2 Ibid. — 3 Merati et autres. — 4 Baldescbi, Du Moulin et autres. — * Cser. Ep., 1. II, c. vm, n. 60. — 6 Rub. Miss. Ibid.— 7 Tous les auteurs — 8 Rub. Ibid. — 9 Conséq. — 10 Conséq. — ll Tous les auteurs. — 12 Rub. Miss. Ibid., tit. vu, n. 10. — 13 Tous les auteurs. — " Ibid.
27. Quand la préface est commencée, les deux Acolytes, ou d'autres Clercs désignés pour cet office, vont à la sacristie pour allumer les flambeaux (1). Au Sanctus, ils sortent de la sacristie, et, marchant à côté l'un de l'autre, ils vont d'abord devant le milieu de l'autel, font la génuflexion, puis saluent le Chœur, se saluent mutuellement, s'écartent un peu et se remettent à genoux sur le pavé, vis-à-vis l'un de l'autre ou de chaque côté l .
28. A l'élévation, le premier Acolyte sonne la clochette et s'incline comme aux Messes basses 2.
29. Après l'élévation, s'il ne doit pas y avoir communion, et si ce n'est pas un des jours où le Clergé doit demeurer à genoux, les Acolytes se lèvent3, reviennent faire la génuflexion, et, sans saluer le Chœur *, vont reporter leurs flambeaux 5. En rentrant, ils font la génuflexion à l'ordinaire et vont à leurs places, où ils se tiennent debout 6.
50 . Au Pater, lorsque le Célébrant chante et dimitte nobis débita iiostra, h premier Acolyte, s'il n'est pas occupé à tenir un flambeau, monte au côté de l'épître en môme temps que le Sous-Diacre, et reçoit le grand voile qui recouvrait ses épaules. Etant descendu, il fait la génuflexion en môme temps que le Sous-Diacre, revient à sa place, et, aidé du second Acolyte, replie le voile et le remet sur la crédence7.
5t. Lorsque le Célébrant dit A g nus Dei, s'ils ne sont pas occupés à tenir les flambeaux, ils s'inclinent et se frappent la poitrine. Us observent la même chose au Domine non sum dignus. Ensuite le premier Acolyte, ayant reçu la paix du Cérémoniaire, la donne au second. Ils s'inclinent profondément vers l'autel pendant que le Célébrant communie sous l'une et l'autre espèce 8.