CHAPITRE IV
Office de-» Chapiers et des Chantres. '
ARTICLE PREMIER
Observations et règles générales.
1. Nous avons vu p. 48 que les Cérémoniaux ne supposent jamais que les Chantres soient revêtus de la chape à la Messe solennelle1. Cependant, dans les Offices où l'on admet des Chapiers, les fondions de Chantres sont, du moins en heaucoup de circonstances, exercées par eux, et tel est l'usage général des églises de Rome2.
2. Toutefois il ne faut pas confondre ces divers offices. Les Chapiers sont avant tout, comme nous l'avons dit, les Assistants de l'Officiant. Lorsqu'ils ne sont que deux, s'ils remplissent quelquefois les fonctions propres aux Chantres, ce n'est que dans les moments où ils n'ont aucune fonction à remplir près de l'Officiant3. En suivant à la lettre le Cérémonial des Evèques, ils remplissent cette fonction exclusivement et laissent celle du chant aux Chantres en surplis*. Mais, s'ils sont six ou même quatre, il suffit que les fonctions de l'assistance soient remplies par les deux premiers; et les autres, d'après un usage devenu à peu près général, peuvent remplir celles dtf Chantres '6.
Fonctions des Chantres à la Messe.
3. Les Chantres, à la Messe solennelle, n'ont d'autres cérémonies à observer que celles qui sont communes à tous les
1 Y. l'endroit cité. — - Batdeschi, Merati, Catalan et autres. — 5 Cér. v. expl. — 4 Cœr. Kp., 1. II, c. m, n. 8, 10 et 1D. — 5 Mômes auteurs.
membres du Clergé. Aucune règle positive ne détermine non plus la manière dont ils se partagent le chant des prières qu'ils ont à chanter.
4. Lorsqu'ils chantent quelque chose, ils doivent être debout l. Si le Chœur se met à genoux pendant le chant de quelques paroles, ils demeurent debout et font ensemble la génuflexion à la fin de ce verset 2.
5. Aussitôt que le Célébrant est arrivé à Tau tel3, et non auparavant 4, ils commencent l'introït 5. Après l'introït, on chante le Kyrie et le Gloria in excelsis, si l'on doit le dire6. L'épître chantée, on chante le graduel et ce qui suit7 sans en rien omettre8. Après que le Célébrant a entonné le Credo, le Chœur le continue jusqu'à la fin9. Puis, après Dominus vobiscum et Oremus, on chante l'offertoire. Le Célébrant ayant terminé la préface, on chante le Sanctus jusqu'à Benedictus exclusivement 10. Pendant l'élévation, le Chœur garde le silence11. On pourrait cependant chanter Tantum ergo ou une autre strophe en l'honneur du très-saint Sacrement 12. Après l'élévation, on chante Benedictus qui venit1"5; puis le Célébrant ayant dit Pax Domini sit semper vobiscum, on répond : Et cum spiritu tuo, et l'on chante les trois Agnus Dei. Lorsque le Célébrant a pris le précieux Sang, et jamais auparavant, on chante l'antienne de la communion14 (1).
6. Nota. S'il y a un orgue, on observe les règles indiquées p. 187.
(1) Suivant une concession faite à l'Empire français, en date du 10 septembre 4857, après l'antienne de la communion, on entonne le verset Domine salvum, qui est répété une seconde fois.
1 Rub. Miss... part. I, lit. xvn, n. 7. — 2 S. C, 8 mars 1738. Gardel., 5923 ou 4072, ad 5, in Ulixbonen. — 3 Cœr. Ep., 1, H, c. vm, n. 30.
— 4 S. C, 14 avril 1753. Gardel., 4084 ou 4233, ad 7, in Conimbricen.
— 5 Cœr. Ep. Ibid. — 6 Rub. Miss. Ibid. Cœr. Ep. lbid., n. 57, 38 efc 39. — 7 Rub. Ibid. Cœr. Ep. Ibid., n. 42. — 8 S. C. Ibid., ad 2. — » Rub. Ibid. Cœr. Ep. Ibid., n. 53. — 10 S. C, 12 nov. 1851. Gardel., 4520 ou 4GG9, ad 55, Marsorum. — n Cœr. Ep., 1. II, c. vm, n. 70. —
12 S. C, 14 avril 1755. Gardel., 4084 ou 4255, ad 6, in Conimbricen. —
13 y. 2. — l* Cœr. Ep. Ibid., n. 78.