CHAPITRE M
De l'heure à laquelle on peut célébrer.
ARTICLE PREMIER
Des Messes conventuelle et solennelle (1).
1 . Dans les fêtes doubles et semi-doubles, les dimonebes et pendant les octaves, les Messes conventuelle cl solennelle se disent après qu'on a ebanté Tierce au chœur. Dans les fêtes sim-
tombe le 19 on le 25 mars, on doit célébrer plusieurs Messes privées avant la Me>se conventuelle, afin de donner aux fidèles le moyen de satisfaire au précepte ecclésiastique <le l'audition de la Messe. Il faut se rappeler que la fête tic S. Jo>cpli ou celle de l'Annonciation, arrivant dans la Semaine sainte, est renvoyée pour l'Office, mais non pas pour le précepte d'entendre la Messe, qui demeure alors au jour de l'incidence S. C., 20 mars 1000. Gardcl. 1893 ou 20i0, in Camerinen. 15 sept. 1692, Gardel. 5133 ou 3289. Decr.gen., 10 janv. 1695. Garde)., 5152 ou 5501, ail 15. Calliarum), et n'est transférée avec l'Office que si l'une de ces fêtes arrive le Vendredi ou le Samedi saints S. C. 12 février 1090. Gardel., 5055 ou 5202. Decr. (jeu. 1 1 mars 1090. Gardel., 5055 ou 5201. Decr., H juin 1692. Gardel., 3155 ou 3282. Decr., 15 sept. 1692. Gardel.. 5H6 ou 3295. ad 1. in Uispalcn). Le précepte d'entendre la Mess» le 19 et le 25 mars a été supprimé pour la France par le Concordat de
I) On parlera, sect. II. des diftérenles espèces de Messes.
1 liub. du Jeudi saint. — - Conséq, Tous les auteurs. — 5 S. C, 22 mais 1806. Gardel., 4349 ou 1499, in Tip/wriwit. 25 sept. 1857, Gardel., 1661 ou 4815. ad 2, tri Mut bien.
li PART. I, SEGT. I, CHAP. VI; ART. II.
pies et les fériés, elles se disent après Sextc. Dans les fériés majeures, la Messe du Temps se célèbre après Noue ' .
2. La Messe de Requiem doit être célébrée après Prime. Si l'on dit les Vigiles des morts le matin après les Matines du jour, on peut, après les Laudes, célébrer immédiatement la Messe de Requiem. Cette règle ne s'applique pas au jour de la Commémoraison des fidèles Trépassés; car en ce jour, comme elle est la principale, elle se dit après Noue. Le jour de la sépulture d'une personne, les troisième, septième et trentième jours, ou encore le jour anniversaire, s'il y a concours de peuple, on pourra aussi la célébrer après None 2.
3. Les Messes votives pro re gravi, pro publica Ecclesix causa, se disent après None, s'il y a concours de peuple5.
4. On excepte de ces règles les Messes de Noël, dont la première se dit à minuit après le Te Deum de Matines; la deuxième à l'aurore, après Prime; et la troisième, dans le jour, après Tierce *.
De la Messe privée.
5. La Messe privée peut se dire à toute heure depuis l'aurore jusqu'à midi 5.
6. Par aurore, on n'entend pas ici le lever du soleil, mais les premières lueurs qui le précèdent, et qu'on appelle le crépuscule du matin. Ce commencement de clarté précède le lever du soleil d'un temps plus ou moins long, selon la diversité des climats et des saisons. L'aurore, par conséquent, ne consiste pas dans un point mathématique, mais se prend dans une certaine extension. Ainsi Ton pense généralement, conformément à l'Ordonnance sur la vie et l'honnêteté des Clercs, mise en appwndice au Concile Romain de 1725, que l'on pourrait commencer la Messe de manière à la terminer au commencement de l'aurore6.
1 lUib. Miss., part, I, t. xv, n. 2. — 2 Ibid., n. 3. — 5 Ibid., n. 5. — * Ibid., n. I. — 5 Rub. Miss. Ibid., t. xv, n. 1. — c La plupart des auteurs.