CHAPITRE II
Des cérémonies particulières à In .liesse basse d'un Evèque.
1 . Le Pontife se rend à l'église accompagné de son premier Chapelain, et après avoir fait les révérences convenables, il vient se mettre à genoux sur le prie-Dieu qui a été préparé pour lui devant l'autel où il doit célébrer la Messe*.
2. L'Evêque récite alors sur le Canon les prières de la prépunition. Il vient ensuite au bas des degrés, quitte la mozette ou le mantelet, se couvre et se lave les mains. 11 reçoit ensuitetous les ornements5, à l'exception du manipule. Avant l'étole,
<>it la croix pectorale, qu'il baise auparavant. L'étole ne se croise point6. Après avoir reçu la chasuble, le Pontife récite la prière marquée pour le manipule7. Aux Messes de Requiem, le Prélat reçoit le manipule avant la croix pectorale8.
3. Le Pontife, étant revêtu de tous les ornements, commence la Messe comme à l'ordinaire. Après lndulgentiam, il reçoit le manipule' sans réciter aucune prière10.
4. Après Gloria in excelsis, le Pontife ne dit pas bominus vobiscum, mais Pax vobis. Aux Messes où l'on ne dit pas Gloria in excelsis, il dit Dom inus vobiscum u.
1 Cxr. Ep. Ibiil., n. 9.— -Ibul., c. xvm, n. ?> et '*.— ■ Balùesrbi.— * Balduschi. — 8 Ibid. — G liub. Miss., part. II, lit. I. n. '». — : Cur. Ep., I. II, c. vin, n. 9. - I liub. Miss. Ihid. — J Ibid. — !0 ÛW\ Ep. Ibid. — " liub. Ibi-1
5. Le Prélat, ayant lu l'offertoire, reçoit la patène comme aux Messes solennelles, bénit l'eau quand le Chapelain lui présente la burette et continue, les mains jointes, la prière Deus qui humanx substantix. Il reçoit ensuite le calice, puis dit comme à l'ordinaire Offerimus tibi, Domine l. Le Chapelain ne récite point cette prière avec le Pontife. Après l'oblation, l'Évêque laisse au Chapelain le soin de couvrir le calice de la pale, mettant, comme aux Messes solennelles, la main gauche sur le pied du calice. Il fait de même chaque fois qu'il faut couvrir ou découvrir le calice 2.
6. Au Lavabo, l'Évêque se lave les mains comme au commencement de la Messe3.
7. Si l'Evêque doit donner la communion, et si Ton doit tirer le ciboire du tabernacle, le Chapelain ayant ouvert le tabernacle, le Pontife fait la génuflexion, prend le ciboire et donne la communion comme à l'ordinaire *, présentant à chacun des communiants sa main à baiser avant de lui donner la sainte Hostie 5. Après la communion, il remet le ciboire dans le tabernacle, fait la génuflexion, et le Chapelain ferme la porte du tabernacle6. L'Évêque peut aussi faire prendre le ciboire par le Chapelain ; mais alors il devra se mettre à genoux sur le marchepied comme à la Messe solennelle7.
8. Avant de lire l'antienne de la communion, le Pontife se lave les mains comme au Lavabo, sans rien dire 8.
9. Après Placeat, le Prélat donne la bénédiction en disant Sit nomen Domini benedictum, Adjiitoriam nostram, puis fait trois signes de croix sur le peuple. En disant Pater, il bénit du côté de l'épître; en disant Filius, il bénit au milieu, et, en -disant et Spiritus sanctus, il bénit du côté de l'évangile 9. L'Évêque dit ensuite le dernier évangile comme à l'ordinaire10.
1 Conséq. — * Baldcschi. — 3 Cœr. Ep., 1. I, c. xxix, n. 10. — 4 Usage de Rome. — » Cser. Ep., 1. II, c. xxix, n. 5. S. C, 18 sept. 1666. Garde!., 2230 ou 2381, ad 10, in Orestan. Cortonen. — 6 Usage de Rome. — 7 Cér. des Év. expl. — *Cxr. Ep. Ibid. — 9 Ibid., n. 11 et c. xxv, n. 5. — ,0 Conséq.
MESSE BASSE DE LÉVÈQl'E. 773
10. Après la Messe, le Pontife descend au bas des degrés; puis on lui ôte tous les ornements. 11 reçoit ensuite sa barrette et se lave les mains comme au commencement de la Messe. Ayant reçu la mozette ou le mantelet, il revient à son prie-Dieu, où il récite les prières de l'action de grâces. Les prières terminées, il fait les révérences convenables et se retire avec son Chapelain l.
11. Nota. A Rome, lorsque le Pape, les Cardinaux et ies Evêques célèbrent la Messe basse aux grandes solennités, ils font usage de la mitre chaque fois qu'ils se lavent les mains, lorsqu'ils donnent la bénédiction, quand ils viennent à l'autel commencer la Mo>se, s'ils se sont habillés à la sacristie, et lorsqu'ils y retournent, s'ils ne quittent pas les ornements à l'autel. Cet usage, introduit chez nous, donnerait de la solennité aux Messes bas>cs que dit l'Évêquc dans de grandes occasions2 (1).