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Lorsqu'un Prêtre communie, il doit porter l'étole

24. Les Prêtres qui font avec l'Evêque l'imposition des mains à l'Ordination des Prêtres, s'ils ne portent pas la chasuble, doivent au moins avoir l'étole*.

w25. On peut aussi porter l'étole pour prêcher, si tel est l'usage 5.

§ 4. — De la tunique, de la dalmatique et de la chasuble.

26. Outre le temps du saint Sacrifice, ces ornements sont ncore portés par les Chanoines lorsqu'ils assistent aux Fonc-

' ions pontificales6. Les Prêtres, Diacres et Sous-Diacres s'en revêtent aussi à la Procession de la Fête-Dieu en l'absence du Chapitre 7.

27. On conseille l'usage de la chasuble aux Prêtres qui font, avec l'Evêque, l'imposition des mains à l'Ordination des Prêtres8.

28. On permet encore aux Ministres sacrés de prendre la dalmatique et la tunique pour quelques autres Fonctions comme la Reposition du saint Sacrement9, le Lavement des pieds, qui se fait le Jeudi saint 10, etc.

§ .">. — l»e la chape.

29. Il est d'usage, dans beaucoup d'églises de France, de tevêtir de chape- des Chantres laïques. Les règles de l'Église ne supposent jamais cette coutume; et, dans les pays où jai.

J Cxr. Ep.. 1. îl, c. m, n. 1. S. C, 7 sept. L658. Gardel., 1778 ou 1915, m Alexanen. i août 1663. Gardel., 209i ou 2241. ad 5. Dalmaliarum. 1 -ont. 1816. Gardel., 4574 ou 4524, Decretnin générale. 16 déc. 1828. Gardel.. iiOG ou 4G45, ad 3, in Volaterana. 26 avril 1X5'*. Gardel., 1575 ou 472'*. yullius Farfen. 11 sept. 1847. Gardel., 4950 ou 5111, ad 5 m Yeronen. — 2 Rép. du Gard. Préfet de la s. ».. . 3 oct. 1851. — s Cxr. Ep., 1. II. c. rxm, n. G. fUtuale. Ordo mioistr. Commun. — 4 Pontiflale, de Ord. Presb. — -s. <;., 12 nov. 1831. Gardel , 4520 ou 1660, ad 21, Marserum. — 8 Csar. Ep., I. I, c. xv, a. G. — : v. Fête-Dieu.— * Pontificale. Ordin. Presbyt. — J S. C., 17 sept. 1785. Garde! 127 1421, rn Portugallen. — !" Rub. de ce jour.

n'ont été introduits des abus de ce genre, le peuple serait scandalisé de ce qu'on pourrait appeler en quelque sorte la profanation d'un vêtement essentiellement ecclésiastique, qu'on fait porter à des hommes qui n'ont pas le droit de s'en revêtir, et dont la conduite et la tenue contrastent trop souvent avec les fonctions saintes qu'on leur fait remplir avec cet habit sacré. Tout en laissant à chacun la liberté de penser qu'en se procurant, par ce moyen, des chapes au milieu du chœur, on ajoute aux Offices un appareil extérieur plus majestueux, nous allons expose]' les principes qui se rattachent à cette question.

30. La chape est un habit de dignité, comme on le voit par la disposition du Cérémonial des Évèques, qui revêt de la chape les plus dignes du Clergé dans les circonstances solennelles. Ainsi, dans les Fonctions pontificales, lorsque les Chanoines sont revêtus d'ornements, les Dignitaires doivent avoir la chape l.

31 . La chape est portée aux Vêpres, Matines et Laudes solennelles par l'Officiant et les Assistants 2, ne fussent-ils que de simples Clercs3, par le Prêtre assistant à la Messe pontificale, par le Célébrant aux Bénédictions qui se font à l'autel, à l'Absoute pour les morts*.

32. À la Messe solennelle et non pontificale, les dignitaires ne peuvent être revêtus de la chape. Le Cérémonial, après avoir dit que, pour la Messe pontificale, les Chanoines doivent être revêtus d'ornements comme pour les Vêpres, ou qu'au moins six ou quatre doivent être revêtus de chapes8, parlant ensuite des églises collégiales, dit : « Celebrantem paratum « planela et reliquis paramentis Missalibus prœcedunt Diaconus a et Subdiacoous purati dalmatica et tunicella, vel pro tempoo ris qualitate, planetis ante pectus plicatis .. Nec alh prœter « ip^os erunt parati G. » De plus, à cette question : « Ex asserta « diuturna consuetudine pêne immemorabili in ecclesia sancti

1 Car. Ep 1. I. r. xx. n. G. — 2 V. Des Vêpres solen. — r> S. C. 15 mars 1C08. Garde!., 227 ou 374. ad 8, in Aïexandrina. — 4 Ilub. Miss., part. 1. tit. xix. n. 5. — "' Car. Ep. Qrid., n. G, 7, 8. — ° Ibid., n. 13.

« sepulcri et S. Jacobi vulgo de Barletta inlra fines Archidioi cœsis Tranen., illud est in more positum, ut dum in solema nioribus Missas solemnes et Vesperas célébrant Rectores ea- « rum, praeter Ministros inservientes, eis assistunt alii sex Pres- « byteri pluvialibus induti. Cum autem a consuetudiue ista, « qua3 nullo Apostolico indulto innititur, difficile admodum sit « desistere absque fidelium admirationc et scandalo, Rectores « ipsiS. C. R. humillime rogarunt ut eam confirmare dignare- « tur,adeo ut licite deincepsin eaperseverarevaleant. » LaS.C. a répondu : « Permit ti passe quoad Vesperas solemnes tan- « tum l. »

55. Ceux qui portent la chape font généralement la fonction de Chantres. Ainsi, dans son Commentaire sur celte règle, Duo Cantores cottis induti intonant pscdmos 2, Catalan dit : a Verum jam fere ubique ex consuetudinc recepta, ipsi Assi- « stentes intonant primum versum psalmi5. » Nous lisons aussi la même chose dans Gavantus et Merati : « Propria vestis est « Cantorum, et apud nos qnoque Cantorum est pluviale 4. » Baldeschi s'exprime ainsi : « A quelques fêtes de l'année, on a a coutume de chanter les Vêpres avec deux ou quatre Chai piers. Sur quoi il est bon de remarquer que, quand ils sont « quatre, deux d'entre eux, ordinairement les moins dignes, <( font l'office de Chantres. Les deux premiers le font égale- « ment quand ils sont seuls 5. »

34. On peut demander aussi si ceux qui remplissent la fonctions de Chantres peuvent porter la chape pendant la Messe solennelle. Aucun auteur n'en parle, excepté ceux qui ont écrit d'après les usages français. A Rome, il n'y a pas, comme dans la phipaii de- églises de France, de Chapiers pour la Messe, même solennelle, mais seulement pour les Vêpres. Le Cardinal Préfet de ht S. C.j consulté sur ce point, a répondu : i Non esse in ?/X(/6. i De plus, ceux qui revêtent de chapes les Chantres pen-

*S. C, lOji.nv. 1852. Gardel., 5170. in Tranen. — - Car. Ep.t I. II, e. m, n. 7. — " Catalan. Ebid. — 4 (lav. et Merati in Rub. cit. Uonorius in Gemma, 1. I. c. ccvn. — "' Baldeschi. Dci Yesperi cantati. — c Rép- du Card. Préfet du la S. C, 3 oct. 1851

dant la Messe solennelle paraissent n'avoir pas réfléchi sur le motif pour lequel ils en sont revêtus pendant les Vêpres. En effet, ils ne sont revêtus de chapes pendant les Vêpres que pour assister l'Officiant, et c'est par accident qu'ils remplissent la fonction de Chantres. De plus, les auteurs qui donnent la chape comme l'habit propre des Chantres n'en parlent que pour les Vêpres et en ce sens.

article y De la couleur des ornements.

35. La couleur des ornements varie suivant les différentes fêtes et les divers temps de l'année. Il y a cinq couleurs : le blanc, le rouge, le vert, le violet et le noir.

1° Le blanc. On s'en sert depuis les premières Vêpres de Noël jusqu'au jour octave de l'Epiphanie, excepté aux fêtes des Martyrs qui se rencontrent dans cet intervalle; à la fête du saint Nom de Jésus; le Jeudi et le Samedi saint à la Messe; et, depuis ce jour jusqu'à la vigile de la Penlecôte à None, à tout l'Office du Temps, excepté le jour de Saint-Marc à la Messe de la Station et des Rogations; le jour de la sainte Trinité; du saint Sacrement; de la Transfiguration1; du Sacré-Cœur de Jésus 2; aux fêtes de la sainte Vierge, excepté à la Bénédiction des Cierges et à la Procession, le jour de la Purification; aux fêtes des saints Anges; le jour de la Nativité de saint Jean-Baptiste; a la principale fêle de saint Jean l'Évangéliste; aux deux Chaires de saint Pierre; aux fêtes de saint Pierre-ès-Liens, de la Conversion de saint Paul, de la Toussaint, des Saints et Saintes non Martyrs; le jour de la Dédicace et de la consécration d'une église ou d'un autel; à la consécration du souverain Pontife; le jour de l'anniversaire de son couronnement, de l'élection et de la consécration d'un Evoque. On prend encore des ornements de cette couleur pendant les octaves de ces fêtes, à la Messe de ces octaves et les dimanches qui s'y rencontrent lorsqu'on fait l'Office

1 Rub. Miss., part. I, lit. xvm, n. 1 cl 2. — - Ordo diviniOffic. Romae.

<le ces dimanches, si toutefois on ne doit pas se servir de la couleur violette; et, de plus, aux Messes votives des mêmes mystères et des mêmes Saints, et à la Messe du mariage l.

2° Le 7'ouge. On emploie la couleur rouge depuis la veille de la Pentecôte, à la Messe, jusqu'au samedi suivant après None et la Messe; aux fêtes de la sainte Croix2 et du précieux Sang3; le jour de la Décollation de saint Jean-Baptiste; à la fête de saint Pierre et saint Paul et des autres Apôtres, excepté la fête principale de saint Jean l'Évangéliste, celle de la Conversion de saint Paul, de la Chaire de saint Pierre et de saint Pierre-ès- Liens; à la fête de saint Jean devant la Porte-Latine; de la Commémoration de saint Paul; aux fêtes des Martyrs, excepté celle des saints Innocents arrivant un jour autre que le dimanche. Si cette fête arrive le dimanche, on prend des ornements rouges; mais toujours on se sert de cette couleur le jour octave. On se sert encore de la couleur rouge aux fêtes des saints Martyrs, à la Messe des ociaves des fêtes mentionnées, et les dimanches qui se rencontrent dans ces octaves, comme il a été dit pour la couleur blanche; et, de plus, aux Messes votives de ces mêmes fêtes, et à la Messe Pro eligendo summo Pontifice \

5° Le vert. On prend des ornements de couleur verte depuis l'octave de 1 Epiphanie jusqu'à la Septuagésime, et depuis l'octave de la Pentecôte jusqu'à l'Avent, «à tout l'Office du Temps, à l'exception du dimanche de la Trinité et des dimanches qui >e rencontrent dans les octaves et auxquels, comme il a été dit cidessus, on garde la couleur de l'octave, à l'exception encore des Vigiles et des jours de Quatre-Temps \

4° Le violet. On se revêt d'ornements de couleur violette depuis le premier dimanche de l'Avent aux premières Vêpres jusqu'à la Messe de la Vigile de Noël inclusivement, et depuis la Seplua^é>imc jusqu'au Samedi saint à la Messe exclusivement, à tout l'Office du temps, excepté le Jeudi saint à la Messe, le Vendredi saint et le Samedi saint à la Bénédiction du Cin .

1 But. Ibid. — a lirid. — 3 Ordo divini Officii. — * Bub. Miss . part. I, lit. xviu, n. 3. — B Ibid., n. I.

où le Diacre prend les ornements blancs. On se sert encore de la couleur violette la veille de la Pentecôte avant la Messe, depuis la première prophétie jusqu'à la Bénédiction des fonts inclusivement; aux Quatre-temps et aux Vigiles qui sont jours de jeûne, excepté la Vigile et les Quatre-Temps de la Pentecôte; à la Misse des Litanies les jours de Saint-Marc et des Rogations, et à la Procession qui se fait en ces jours; à la fête des saints Innocents quand elle n'est pas un dimanche; le jour de la Purification à la Bénédiction des Cierges et à la Procession, à h» Bénédiction des Cendres et des Bameaux; à toutes les Processions non solennelles; aux Messes De Passione Domini; Pro quucumque necessitate; Pro remissione peccatornm; Pro infirmis; Ad postulandam gratiam bene moriendi; Ad toilendum schisma; Contra pagartos; Tempore belli; Pro pace; Pro viîanda mortalitate; Pro lier agentibus l.

5° Le noir. La couleur noire est employée le Vendredi saint, ainsi qu'à tous les Offices et Messes des morts 2. On peut cependant employer pour les morts la couleur violette 5.

6° On admet encore la couleur rose le troisième dimanche de l'Avent et le quatrième dimanche de Carême à la Messe et aux Vêpres solennelles*.

56. Les auteurs pensent assez généralement que les ornements en étoffes d'or peuvent être employés dans les jours où l'on se servirait du blanc, du rouge et du vert 5. Il existe cependant une réponse du Cardinal Préfet de la S. C, adressée à une église en particulier, d'après laquelle ces ornements, in quitus nullus apparet color nisi aureus, ne pourraient tenir lieu que de la couleur blanche 6.

57. Les ornements de couleur bleue ou en soie jaune sont prohibés7.

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