Aspersion du pavé avec l’eau Grégorienne
Après les murailles, le Pontife asperge aussi trois fois le pavé de l’église. 11
Aspersions des murs. — Ces aspersions suivant immédiatement celles de l’autel, accentuent l'union de l’un et de l’autre.
Comme celles de dehors, elles sc font par trois fois, en l’honneur de la sainte Trinité pour purifier l'Eglise, et en elle, toute âme chrétienne, des péchés de pensées, de paroles et d'actions. Le Pontife, pendant ces aspersions, ne récite pas de formule, les psaumes que l’on chante y suppléent suffisamment.
L’aspersion du pavé dans sa longueur
Commence à l'autel et avance jusqu’à la porte. I] asperge. ensuite transversale ment depuis le côté de l'évangile jusqu'au côté de l'épitre, sans réciter de formule. On chante pendant ce temps les antiennes Domus mea et Domine avec
et dans sa largeur, Par suite en forme de croix, ne suffit pas ; il faut encore l'as- Perger dans la direction des points cardinaux, pour faire entendre que tous les peuples arrivent, par la prédication de la croix, des quatre extrémités de la terre, à la foi et à l'unité de l'Eglise. Cette bénédietion intérieure jointe à celle du dehors, montre que l'innocence du cœur n'est pas moins indispensable que la justice extérieure des œuvres. Les psaumes chantés pendant cette cérémonie expriment : 1° le respect dû au saint lieu, 2° le Vœu que les ennemis de la religion ne puissent jamais prévaloir contre elle, 3° et le désir que Dieu accorde À ses serviteurs cette assistance divine sans laquelle ils ne sauraient se sauver.
Les deux oraisons qui suivent ces aSpersions et que le Pontife chante tourné vers la porte derrière laquelle se presse le peuple pour entrer, rappellent que c’est Dieu lui-même qui sanctifie les lieux dédiés en son honneur. Tout cet ensemble de cérémonies et de prières n'est-il pas bien propre à donner aux fidèles une haute idée de la sainteté de leurs églises ? ‘Ne craignons pas de
leurs versets, puis l'antienne Non est hic aliud.
Revenu au milieu de l'église, le Pontife entonne l'antienne Vidit Jacob scalam et asperge de nouveau le pavé dans la direction de l’est, de l’ouest, du nord et du sud. A cette antienne succèdent deux oraisons et une longue préface.
dire qu’ils sont Saints, affirme saint Bernard, ces murs que des mains pontificales et consacrées ont sanctifiés par de si grands mystères.” Chacun devrait donc être pénétré de cette parole du psaume 92 Dominus regnavit: ‘‘ La sainteté doit être à jamais conservée dans votre maison, ô Seigneur, par le respect et la pureté de tous ceux qui y entrent. ”’
L'Eglise fait chanter une préface dans toutes les cérémonies particulièrement importantes, comme à la messe, à l’ordination d’un diacre, d’un prêtre, au sacre d'un évêque, à la consécration d’une église. Dans un langage élevé, l'Eglise excite les fidèles à manifester leur respect pour le lieu saint. Elle mentionne les prières qu'elle y adresse à Dieu, les sacrifices qu'elle y offre, la prière continuelle que Jésus-Christ y fait au saint tabernacle, Ce qui constitue autant de puissants motifs de ne paraître dans nos saints temples, qu’en manifestant une religieuse vénération. Qu'il est triste de voir tant de fidèles tenir à l'église une conduite si PCu en harmonie avec la sainteté du lieu !