‹ Cérémonies de la consécration d'une église à l'usage des fidèles avec un commentaire littéral, historique et mystiqueChapitre 13 sur 57 · Aspersions de l'autel avec l'eau Grégorienne · texte numérisé non relu

Aspersions de l'autel avec l'eau Grégorienne

Bénédiction de cette eau. — Comme il a fait précédemment, à la porte de l'église, le Pontife garde la mitre et la crosse pour les exorcismes du sel et de

Le Pontife, avant de procéder à la consécration de l'autel, implore une dernière fois le secours divin. Se mettant à genoux avec humilité, il demande instamment au Seigneur de venir à son aide.

A chaque invocation, il élève la voix pour nous montrer l'importance de l'acte qu'il va accomplir et nous donner un exemple de prière persévérante.

Eau Grégorienne. — Cette eau bénite est ainsi appelée parce qu'elle vient de saint Grégoire le Grand qui l'institua à la fin du sixième siècle. La consécration d'une église et d'un autel lui paraissait avec raison trop importante pour que l'eau bénite ordinaire suffît. Les éléments de cette eau ont été choisis en souvenir des purifications légales et des sacrifices des juifs.

l'eau, et les dépose pour les oraisons destinées à bénir le sel, l'eau, les cendres et le vin, ainsi que celle qui est récitée sur le mélange de ces éléments.

Mais avant de faire usage de cette eau, le Pontife se rend au fond de l'église, où il trace, avec la pointe de sa crosse, une croix sur le haut puis sur le bas de la porte. Il y continue l'oraison précédente, mais vient la terminer à l'endroit où il a bénit l'eau.

C'est alors que le Pontife monte à l'autel et entonne l'antienne Iniroibo que le

Cette eau bénite est riche en symbolisme. L'eau indique les larmes de la pénitence, le vin, la générosité, le sel, la prudence, les cendres, l'humilité. Nous aimons aussi à y voir les quatre effets du sacrifice de la messe. C'est d'abord l'effet latreutique ou d'adoration exprimé par les cendres, résidu de la destruction complète en l'honneur du souverain domaine de Dieu ; puis l'effet eucharistique représenté par le vin ou la coupe d'action de grâce; en troisième lieu, l'effet propitiatoire ou d'expiation par l'eau qui purifie; enfin l'effet impétratoire par le sel, emblème de la sagesse puisée dans la prière.

Ces quatre substances mêlées ensemble sont la figure de Jésus-Christ qui seul donne la sainteté à nos églises, nous pu-

chœur continue et ajoute le psaume 4-2 Judica me. Puis il trempe son pouce dans cette nouvelle eau bénite et trace une croix au milieu et à chacun des coins de l'autel, en disant chaque fois : "Que cet autel soit sanctifié en l'honneur de Dieu tout-puissant, de la glorieuse Vierge Marie et de tous les saints, et en mémoire et sous le titulaire de saint N. . . ". Puis levant la main, il fait trois signes de croix, en disant: "Au nom du Père, et du Fils, et du saint Esprit. La paix soit avec vous." S'il doit consacrer d'autres autels, il va répéter cette

rifie et nous rend les temples vivants de Dieu. L'eau symbolise son humanité, le vin sa divinité, le sel sa divine doctrine et les cendres son humiliante passion.

Enfin ces quatre éléments représentent les dispositions qu'un véritable chrétien doit apporter en venant à l'église. Ce sont une grande pureté, signifiée par Peau, une volonté forte et courageuse de surmonter les occasions de péché et les ennemis du salut que figure le vin ; une véritable sagesse surnaturelle exprimée par le sel ; enfin une humilité profonde au souvenir des péchés rappelée par la cendre.

Aspersions sur la table de V autel. — L'antienne Introibo et le psaume Judica me Deus sont précisément ceux que le prê-

cérémonie sur eux. Si d'autres évêqucs doivent les consacrer, ceux-ci font en même temps et avec la même eau et la même formule, les croix sur l'autel qui leur est respectivement assigné. Dès lors, les aspersions, et plus tard, les encensements et les onctions ont lieu successivement ou simultanément sur chaque autel à consacrer. Les antiennes, versets, répons, psaumes et oraisons (mises au pluriel) ne sont pas répétées.

Cette cérémonie terminée, le Pontife chante une oraison.

Sept aspersions autour de l'autel.

Le Pontife entonne alors l'antienne Asperges me et, s'il le peut, fait le tour

tre récite à chaque messe avant le Confiteor. On omet le Gloria, parce que ce rite d'aspersion est pénitentiel et incompatible avec la joie exprimée dans cette prière. L'onction faite avec l'eau bénite au milieu de la pierre nous rappelle la passion de notre Seigneur qui a opéré le salut au milieu de la terre, comme il est dit au psaume 75. Celles qui sont faites aux coins de l'autel rappellent les quatre objets de la charité: l'amour de Dieu, du prochain, des amis et des ennemis.

Les cinq croix remémorent les plaies de notre Seigneur.

Aspersions autour de l'autel. — Ces

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