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ments pleuraux, dans les viscères des malades grip-
. pés, on ne rencontre tout d'abord que des microbes.
vulgaires, de ceux que chez l’homme sain on trouve normalement dans la bouche. Ce sont le pneumocoque lancéolé de Talamon, (Ménétrier, Bouchard, Netter, Leyden, etc.) le pneumo-bacille de Friedlander (Letulle, Frazer James), le staphylococcus pyogenes aureus | Bouchard), le streptocoque (Bouchard, Laveran, Chantemesse et Widal, etc.) C'est au point que beaucoup d'auteurs se demandent si la grippe est bien une maladie spécifique, ayant un agent pathogène sui generis, où si au contraire la présence dans l’organisme de microbes inoffensifs d'ordinaire, mais dont
la virulence a été augmentée par des influences mal -
connues n'est point la cause de tout le mal.
Pourtant quelques bactériologistes continuent leurs
recherches et en publient les résultats.
Babès trouve dans les sécrétions bronchiques une
diplobactérie pâle, transparente, à points brillants, et
ensuite des bâtonnets légèrement courbés ;
Seiffert de Wurzbourg trouve dans les sécrétions :
nasales et bronchiques des bacilles en chaînettes : Aloing, un bacille semblable au bacille d'Eberth ; Cornil et Chantemesse trouvent dans le sang un petit bacille qui, injecté au singe, lui donne une affection semblable à la grippe ;
Klebs, lui, trouve dans le sang des monades avec
flagellum : x
HHAALEMEESE et Widal rencontrent également, des
CRTC
corpuscules avec prolongementsen formes de raquette, - mais ils concluent de leurs recherches que ce ne sont point des monades, mais des globules déformés : Ribbert et Finkler avaient décrit un certain streptocoque comme spécifique de la grippe, mais Bouchard, Vaillardet Vincent, Chantemesse et Widal qui l'ont également trouvé ne le considèrent point comme tel, et Bouchard, après l'avoir inoculé au lapin, a déterminé des abcès et des éruptions érysipélateuses, d’où il conclut que « ce streptocoque de la grippe n'est autre que celui de l’érysipèle, et par conséquent de la fièvre puerpérale, de l’infectron purulente et du pseudo-rhumatisme ».
En-1891, Teissier, G. Roux et Pittion ont trouvé et décrit un microbe polymorphe, semblable à celui que Tessier avait déjà découvert dansles eaux de la Mos- __ kowa quelques mois après l'épidémie de 1889-1890. C'est un élément se présentant dans l'urine au moment de la défervescence, sous forme d'un diplobacille encapsulé, et dans le sang sous forme d’un streptocoque spécial qui, à la suite de cultures successives, subit diverses métamorphoses qui ont amené à penser que ce streptocoque du sang pourrait bien être le diplobacille de l'urine modifié par sa eulture dans le sang. ÿ pue G. Roux a rapporté différentes expériences ’ faites in vitro, d’après lesquelles on peut transformer ce streptocoque en staphylocoque et en diplobactérie. Enfin Pfeiffer a constamment trouvé dans les mucosités ‘d'origine bronchique des SHIppeS un bacille
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très grêle, très court et très mince qui se colore difficilement par les couleurs d’aniline et se décolore par la méthode de Gram. Pour obtenir des cultures de ce microbe, Pfeiffer dépose un peu de mucosité bronchique sur de la gélose à laquelle ik a ajouté quelques gouttes de sang (ordinairement du sang de pigeon),
puis il laisse le tout à l’étuve à 37° pendant vingt-qua-
tre heures. Le bacille se développe facilement et forme des colonies nombreuses, semblables à de petits points transparents, très brillants, distinctes les unes des autres et très difficiles à voir à l'œil nu. si
Pfeiffer a toujours rencontré ce bacille dans les sécrélions bronchiques des grippés, et jamais dans le sang. [l est pathogène pour le singe seulement.
La découverte de Pfeiffer a été contrôlée par beaucoup d’expérimentateurs, et beaucoup sont tentés d’ad-
mettre que ce microbe est l’agent spécifique de la
grippe.
C'est ainsi que Kitasato retrouve dans des crachats de grippés un bacille tout à fait identique à celui de Pfeiffer.
Veichselbaum, Klein et Huber se rangent à l'avis de Pfeiffer.
Canon, lui aussi, retrouve le mierobe, mais contrairement à Pfeiffer, il pense que c’est surtout dans le sang qu'il doit être recherché.
Chiari et d'autres encore l'isolent et le cultivent
également. d En France, on admet généralement les conclusions ‘a
a 1 DEA
; de Pfeiffer, et Metchnikoff, de l’Institut Pasteur, en reconnait l'exactitude. x - Le bacille de l’influenza serait un microbed'infection . locale avec phénomènes généraux produits par une ‘toxine spéciale qui a été peu étudiée. Pourtant quelques bactériologistes ont isolé des toxines des urines et des crachats de grippés (Griffiths et Sadell, Jarron).
On le voit, les recherches qui ont été faites jusqu'ici ne sont pas absolument satisfaisantes quant à la spé- … cificité de la grippe ; et du reste au point de vue bac- | tériologique cette question de spécificité ne sera tout à fait élucidée que lorsqu'on aura fait étude du bacille de l’influenza, non pas seulement isolément, mais dans ses rapports avec les autres microbes qui lui sont associés et qu'on rencontre toujours avec lui.