OBSERVATION
(CHARPENTIER. — Thèse de Paris, 2 mai 1894).
M. D..., 33 ans, marié, s’est toujours bien porté. de bonne 2 Cons Pas d’antécédents héréditaires.
Est pris le 24 janvier 1894, de frissons, céphalalgie violente, |
er
UNE C et
douleurs dans tousles membres, fièvre qui se maintient pendant quelques jours de 399 à 400. Langue blanche, pouls de 1420 à 130. Rien au cœur ; urines fébriles. 2
A l'auscultation, peu de chose, quelques râles de bronchite ;
à la percussion, rien.
Tous ces symptômes paraissent s’amender le 96 au soir, c’està-dire deux jours après le début, sous l'influence de l’antipyrine et du sulfate de quinine administrés à haute dose.
Le lendemain 27 janvier, le malade voit son état s'aggraver, la température remonte à 409, le pouls à 130. La dyspnée devient intense, pas de point de coté, crachats sanguinolents.
La percussion donne de ja submatité. À l’auseultation on trouve quelques ràles de bronchite et des râles fins sous-crépi-
Lants disséminés des deux côtés de la poitrine.
Le traitement composé de vésicatoires, ventouses, tartre stibié, acétate d'ammoniaque, toniques, est resté sans succés. Les 98 et 29 l’état du malade deviént de plus en plus grave, la mort survient le 30 au malin.
- Durée de la maladie : 6 jours.