Ces diables de Parisiens
Les haillons n’inspirant plus la pitié, depuis que, grâce à la grève des tailleurs, les gens riches sont en loques , tout comme les pauvres.
— Si elle pouvait donc durer, cette grève des tailleurs ! J’aurais bientôt plus d’habits à brosser.
— Pauvre bête ! Faut-il qu’il l’ait battue pour lui avoir fait venir une bosse pareille!
— Vous savez, la musique est défendue dans la cavalerie.
— Major, c’est du Wagner.
— C’est différent, vous pouvez continuer.
Il ne vient pas pour moi... Il écoulait le piano de madame... Pauvre cher homme ! on a supprimé la musique dans son régiment.
— Mon Dieu ! monsieur, vous voudrez bien m’excuser ; mais vous concevez, n’ayant pas l'honneur de vous connaître !...
— Sortez ! Les pierrots doivent être en habit noir et cravate blanche.
LE DÉPART POUR LE CAL DE L’ilOTEL DE VILLE.
— Mon ami, je me décolleterai beaucoup. Cela fait qu’on regardera moins tes mollets.
A part. — Le malheureux ! Il veut que je l’accompagne à ce bal. Il ne sait pas tout le tort que je vais lui faire sans le vouloir.
— Ne te préoccupe donc pas de tes mollets ! Tes jambes ne paraissent pas : elles se confondent, comme grosseur, avec les bougies.
— Mon ami, surveille donc tes mollets !
— Comment, vous voilà encore ? Mais, avec la dernière vente au profit des pauvres, vous devriez avoir voiture 1
— Mais, papa, je n’en jouis pas, de la Saint-Charlemagne: e ne contiens pas assez. Je voudrais être comme ce monsieur,
— Mon enfant, ce serait la ruine de l’enseignement.
— Comment! vous, le grand Charlemagne! Qu’avez-vous ait de vos Capitulaires ?
— Je viens de m’en servir pour les côtelettes enpapillottes.
— Dis donc, mon cher! Charlemagne est bien supérieur à Henri IV. L’un 11e vous donnait que la poule au pot, tandis que l’autre vous paye des dindes truffées.
Filet, culotte, entre côtes, tout y est. Salut au droit de réunion!
La fashion parisienne peu empressée d’adopter la nouvelle coiffure proposée par M. Batty.