‹ Ces petites dames et ces jolis messieursChapitre 3 sur 6 · NOUVELLE CAISSE DE SURETE · texte numérisé non relu

NOUVELLE CAISSE DE SURETE

Elle conserve les valeurs e- le caissier, tous deux sous la même clef.

— J’ai été caissier en Amérique.

— Très-bien, vous avez emporté la caisse, et vous ne pouvez plus, par conséquent, y retourner. C’est une garantie : je vous prends pour mon caissier.

— Monsieur, j’ai appris que vous aviez besoin d'un caissier.

— Oui, mon ami ; mais vous avez les jambes trop longues : on ne pourrait plus vous rattraper.

— De notre temps, on se battait sans savoir lire ni écrire. Aujourd’hui, c’est plus ça! faut être journaliste.

— Vous me ferez quatre jours de salle de police. On ne porte pas son shako de la sorte.

— Capitaine, c’est pas ma faute. Il a pris cette position depuis le tremblement de terre.

Ces pauvres candidats à l’Académie recommençant leurs exercices.

— Monsieur, voilà vingt ans que je suis dans le journalisme.

— Vingt ans! Vous êtes donc bien fort aux armes, que vos collègues vous ont laissé vivre si longtemps?

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