‹ CésarChapitre 100 sur 223 · CRI GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CRI GÉNÉRAL

Horreur !

CRITOGXATE.

Pour eux Les Cimbres cependant étaient moins dangereux Que n'est pour nous César; comme un rapid Bientôt en d'autres lieux ils portaient le ia\j- M lis, alors que l'on tombe une fuis en leurs mains, On reste pour toujours au pouvoir des Romains. Non, Lorsque le Humain plante la servitude, Pi air la déraciner nul bras n'est assez rude. Vuulez-vous triompher de ce César maudit? Vous n'avez qu'un moyen, c'est celui que j'ai dit.

VBRGINGÉTORIX.

Nous ne nous rendrons pas, nul n'en a la pensée; Nous ne risquerons point une fuite insensée,

Ce coup de désespoir, s'il fallait le tenter, Aucun n'échapperait pour l'aller raconter.

DEUXIÈME PAB i IE. 168

Nous ne donnerons point, sanguinaires, bizarres, A ces Romains le droit de nous nommer barbares.

VERGÉSILLAUNUS.

Tous à de tels moyens répugnent en effet.

CRITOGNATE.

Que reste-t-il à faire alors ?

VERCINGÉTORIX

Ce que j'ai fait.

A ceux qui possédaient du blé je l'ai fait prendre, Pour le distribuer à ceux qui vont défendre Ce dernier boulevard de notre liberté ; Menaçant d'un trépas affreux et mérité Qui désobéirait à mon ordre inflexible.

Si quelqu'un résistait, son sort serait terrible. J'ai partagé, par tête, aux citoyens armés Tous les nombreux troupeaux dans Alise enfermés. Ce qui ne peut combattre et consomme inutile Avant la fin du jour sortira de la ville. Mangeant peu, nous pourrons attendre trente jours, Et plus ; dans moins de temps, nous aurons du secours. Avant que par César elle fût investie, La cavalerie est de nos portes sortie ; Elle va demander au grand conseil gaulois Que pour nous secourir tout s'ébranle à la fois : Et le sud et le nord, tribu proche et lointaine, Le rivage des mers, la montagne et la plaine. Car pour venir à bout de César il faudra La Gaule tout entière et la Gaule viendra.

CÉSAR seul.

Cent mille hommes ici dans les murs... deux cent mille Venant derrière moi... ce jour est difficile; Mais ce jour sera grand, à jamais célébré Si de tous je triomphe, et j'en triompherai.

Que veut Labiénus?

la El f; M" s.

César, la grande arm ' Des trente nations de la Gaule formée N'est plus qu'à mille pas de nos retranchements.

Qu'ils soient les bien venu- !

LABIÉNUS

Poussant des hurlements Sauvages, des sommets où la ville d'Alise Comme sur un théâtre est sur le roc assise, Applaudissant de loin à ces libérateurs Qui viennent.

L'on verra qui sont les bons acteurs Des Gaulois ou de nous.

LAETi'.ms.

Mais leur nombre est immense.

Le moment est venu, que la pièce commence!

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