‹ CésarChapitre 134 sur 223 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

!\)uri|uoi ce rôve-là m'a-t-il épouvanté }

Bêlas I c'est l<i passé qu'il m'a. représenté.

Mes cheveux sonl blanchis, mon front ridé par L'ftj

D'un plus jeune l'amour du peuple est le partage :

Il esl infatigable et toujours jeune lui.

Ce que j'étais alors César l'est aujourd'hui.

Ces applaudissements qu'on m'adressait en rêve

On les donne à César, César me les enlève...

Mais ma tente s'emplit de rois, de député

Que de Grèce el d'Asie onl choisis les cités.

De consuls, de préteurs la clientèle illustre

Qui m'entoure el me suit sur moi jette un grand lustre.

c'est comme un firmament dont je suis le soleil.

César n'a dans son camp, je crois, rien de pareil.

POMPÉE, LABIÉNUS, DEJOTARE, roi do la Gallo-Grèco , LE DÉPUTÉ du roi Antiochus, LE DÉPUTÉ des Lacédémoniens, PISON, MURÉNA, CONSULS, PRÉTEURS, Personnages consulaires.

TOUS

Salut au grand Pompée!

POMPÉE à part.

Ah! je suis grand encore.

Haut.

Vous tous venus vers moi du couchant, de l'aurore, Du nord et du midi, vous consuls, vous préteurs, Consulaires, tribuns du peuple, sénateurs, Seule la fausse Rome est restée en arrière, La véritable Rome est ici tout entière.

LABIÉNUS

Avec de tels appuis et de tels alliés,

Tu verras bientôt Rome et César à tes pieds.

Mais pourquoi lardes-tu, dans une plaine ouverte, De l'aborder Lui-même; il semble qu'à sa perte Il court, car il parait vouloir te provoquer.

Punis cette imprudence en allant l'attaquer.

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