‹ CésarChapitre 137 sur 223 · I.- ami; kSSADEl R · texte numérisé non relu

I.- ami; kSSADEl R

On pourrait l'emparer de la côte d'Asie. Nulle place, à mon sens, ne serait mieux choisie Pour attirer César; vaincu, dans ce pays, Cent ennemis sur lui fondraient.

LABIÉNUS

Tu te trahis, Sujet d'Anliochus, tu voudrais pour ton maître Contre des révoltés notre secours.

POMPÉE

Peut-être onseils pourront-ils plus tard être suivis.

LA BIEN US •• part.

11 veut les flatter tous, et lui n'a pas d'avis,

Haut.

ir, j».' te regrette ! Il n'est qu'un projet sage, C'esl d'attaquer César sur-le-champ.

POMPÉE

Ton courage Parait, Labiénus, dans bel avis ardent; Mais ce parti n'est pas peut-être assez prudent.

iris contre la force en ce lieu renfermée, Laissons César user L'effort de son année : S s soldats sont lassés «'t vieux, chaque moment Épuise leur vigueur h leur emportement : Le nombre diminue <-t L'ardeur esl moins grande. i reuve que ce plan es( bon, c'esl qu'il demande

TR01S1ÉN i: PARI M.

Le combat; pourquoi donc ses vœux favoriser? Croyez-moi, le meilleur esl de temporiser.

[JN VIEUX SÉN \ l EUR.

Oui, Pompée a raison; j'approuve sa prudence; l'n autre Fabius, un vieux Romain, je pense

Comme lui.

DN At T R B.

Moi de même.

LABIÉNl s.

Eh oui, temporisons!

Dans ces retards sans fin c'esl nous qui nous uson>. Quand je contemple, moi, cette année aguerrie, Tant de peuples divers, une cavalerie Comme on n'en vit jamais, la fleur du nom romain, Je voudrais me sentir les aimes à la main En face de César, qui m'appelle un transfuge. Moi, je l'appelle un traître. Eh bien, que Mars nous juge !

MU RÉ N A

Et comment supporter plus longtemps les affronts Que chaque jour encor César jette à nos fronts : Ce sont de beaux guerriers, un escadron imberbe. Ne ferons-nous pas taire à la fin ce superbe? Qu'il cesse de railler notre courage absent Et qu'il nous reconnaisse à la couleur du sang.

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