UN SOLDAT
0 jubilation !
LE VIEUX SOLDAT
Après notre malheur, ce fut dans cette ville, Pour la première fois, que je dormis tranquille,
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Nous étions des vainqueurs, jusque-là des vaincus! Personne, dès ce jour, ne nous méprisa plus ainsi qu'auparavant chacun, oh! quel suppli Le faisait.
L'AI TRB 50LD \ ï.
Ali ! Gomphos est un lieu de délice ! Quel vin nous avons 1m ! Ce vin nous a sauvi Une contagion régnait, mais abreuvés De ce vin de Gomphos, dieux! quel bon vin! l'armée S'est sentie aussitôt guérie el ranimée. Les rangs n'étaient toujours pas très-bien ordonnés, Mais nous allions grand train en vrais déterminés, César, à notre gré, nous permettait de boire, Tout le monde était ivre et Ton aurait pu croire Voir d*es faunes dansants, Bacchus, suivre ton char, Et nous aussi suivions un dieu, lf dieu César !
Vous êtes donc contents de moi.
LE VIEUX SOLDAT
Non.
LE CENTURION
Comment, drôle?
Ma vigne va bientôt tomber sur ton épaule.
Laisse-le donc parler. Que peut-il désirer?
LE VIEUX SOLD \T
sar, nous avons un crime à réparer.
Tu nous avais promis une grande bataille, Non pas d'escalader une vieille muraille
I R01SIÊME PARTIE. Mflf
Comme à Gomphos, mata bien on combal sérieux
i ni l'on cul pu mourir ou vaincre sous tes yeux,
Tu dous la\ais promis... o'est qu'on n'en esl pas digne
Sans doute; il faut attendre encore... on se résigne.
ci- s \i;.
.Mais en nombre les leurs sont le double des miens, ils sont quarante mille.
LE VIEUX SOLDAT
Oh! oui, des Pompéiens.
Nous sommes bien assez, il n'est pas nécessaire D'avoir tant de renforts contre un tel adversaire.
Faut-il, quand Calenus vers nous est en chemin, L'attendre, ou bien sans lui combattre dès demain?