‹ CésarChapitre 159 sur 223 · UN ALEXANDRIN · texte numérisé non relu

UN ALEXANDRIN

De nos sages, César écoute les discours.

UN AUTRE

Vante nos monuments.

UN AUTRE

César, vive à toujours !

Que veut ce Grec qui porte une tète coupée?

i HÉOD01 os.

Je l'appoi ir. la tête de Pompée.

Pompée est mort! Pour moi bien grave événement! c'est un triste pbjel que sa tête.

il se ûétw THÉODOTOS.

Humblement Je t'offre de la part de mon divin monarque n zèle pour loi cette sanglante marque. 11 l'a d'un ennemi délivré par ma main.

Ta main osa frapper un général romain,

El Ion roi pour me rendre à ses vœux favorable

envoyer vers moi ce présent exécrable!

i » Pompée ' 0 destin ! rival que j'ai vaincu ; Pharsale as-tu donc survécu Pour une telle mort ! Mourir, non par les arm Mais par un assassin !

l.\ ALEX tNDRIN.

Il a \. rsé des larmes!

DN Al TRE.

De ce qu'il désapprouve, il s'applaudit tout b

ll: ji if.

Pour moi, voilà îles pleurs que je ne comprends pas.

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Kt moi, je les comprem

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Peul-on, je le demande

Pleurer un ennemi .;

L'Ai; \i;i..

i ésar a l'âme grande.

\ R toujours sans regarder Théodotos.

Va- t'en.

Théodotos s'éloigne, la Foule li suit.

Animonius, peut-être l'on croira Peu sincères mes pleurs, et l'on se trompera. Oui, j'ai senti vraimenl une pitié profonde, Pour celui qui longtemps nie disputa le monde. Je plains un grand destin qu'achève Un grand malheur. Eh! pourquoi serait fausse et feinte ma douleur? Je ne le craignais plus. Et puis dans nus fortunes, Il était entre nous tant de choses communes, De luttes, de combats, même le sang versé, Pompée était partout pour moi dans le passé. Sa destinée était à la mienne attachée, On dirait de ma vie une part arrachée. Parmi mes ennemis il n'est plus de grand nom, Il n'en reste qu'un seul que j'estime, Caton. Ah! cher Animonius, ma pensée est flétrie, Je ne saurais songer à la philosophie; Je songe que si beau qu'ait été notre sort, Nous pouvons tous finir par une triste mort.

CÉSAR seul, ensuite APOLLODORE et CLÉOPATRE. CÉSAR.

Oui, je verrai Photin un jour à la potence,

C'est un traître et de plus tout rempli d'impudence.

Vraiment cette impudence est grande et me confond.

Il donne à mes soldats de mauvais blés, répond

Quand je m'en plains : Eh bien ! allez manger lés vôtres.

De quel droit vivez-vous sur la terre des autres?

Je dois me contenter de vaisselle de bois,

Celle d'argent, dit-il, fut vendue autrefois,

Du père de son roi pour nous payer la dette.

Payée, elle le fut de manière incomplète.

Oui, d'en finir il faut trouver quelque moyen.

Cet enfant couronné paraît n'entendre riru;

Cléopâtre sa sœur est, dit-on, plus subtile,

Je veux les rapprocher pour me la rendre utile.

Au lieu de son exil on l'est allé chercher ; -

Dix milles seulement, c'est très-peu; mais cacher

Cette entrevue importe, et je ne sais encore

Comment elle fera... Que vois-je? Apollodmv

Mon envoyé vient seul, chose étrange, et portant

De bardes sur son dos un paquet... L'on t'attend

Avec impatience et tu reviens sans elle!

Ainsi qu'un portefaix sous son fardeau chancelle,

Te voilà tout courbé, qu'est-ce donc?

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