PREMIÈRE PARTIE
DEUXIÈME PATRICIEN
Sur l.-s secrets desseins de cet ambitieux
Le plus sage, peut-être, est de fermer les yeux.
PREMIER PATRICIEN
Quoi! ne pas s'opposer...
DEUXIÈME PATRICIEN
ir est bien habile.
PREMIER PATRICIEN
Tu le vantes aussi.
DEUXIÈME PATRICIEN
Bien fort.
PREMIER PATRICIEN
Je sens ma bile Se soulever, qu'il meure !
DEUXIÈME PATRICIEN
Il est très-dangereux.
PREMIER PATRICIEN
Mort, on n'est plus à craindre.
DEUXIÈME PATRICIEN
Ah ! conseil rigoureux !
PREMIER PATRICIEN
Il faut l'être, ou périr.
DEUXIÈME PATRICIEN
Ton humeur est acerbe.
Cl v\ l; PP. KM I EH PAJ RlCIBR.
Ki la tienne timide. Un jeune homme sup<
Pourra Daller l«i peuple avec impunité ,
Ki tout en le flattanl gardera sa fierté.
il nous dira, Romains, — comme il vient de le faire,
M i tante Julia descendait par sa mère
i> g rois, du bon Ancus Marcius ; Julia,
Pour ce motif, aussi se nommait Marcia,
:i père, du sang des dieux elle était n 1 i « * . Vous le savez, Romains, le nom de ma famille Remonte au fils d*Énée et tous les Julius Ont dans l»1 haut Olympe une aïeule Vénus Une aïeule en effet, digne de cet infâme De qui l'on ne peut dire : il est homme, il est femme. Lui, parler de l'Olympe auquel il ne croit point! N^ii ! l'on ne fut jamais impudent à ce point. Pourquoi nous étourdir de sa race divine, Pourquoi nous étaler sa céleste origine, s'il ne veut aujourd'hui parla se désigner A ce peuple séduit, comme fait pourivgner?
DEUXIÈME P ITRICIBlf.
Tu prévois, de bien loin, un mal imaginaire, entre nous, un peu visionnaire.
PREMIER PATRICIEN
Ma vision trop tût se réalisera, Si Pon m- me veut <-n>iiv on s'en repentira. Mai- le voici qui vient avec un beau cortège. iurs le dénoncer au sénat.
Dl.i \ll MB P UT, l< Il V
Le suivrai-je !
Foule m1" •" ' "" •> l'entoure.