PREMIÈRE PARTIE
HIÉROCLÈS
Muni?
Grand pontife.
HIÉROCLÈS
Toi ! le fait est curieux.
CJÉSAR.
J'ai tout le jour encnr, pour parler mal des dieux. Je ne suis pas nommé.
HIÉROCLÈS
De ces dieux ridicules, Toi pontife !
Écoutez, vous êtes trop crédules, Mes chers épicuriens, qui toujours vous vantez D'être sans préjugés, et pourtant admettez De je ne sais quels dieux le sort imaginaire Qui sont je ne sais où, qui vivent sans rien faire, Comme vivent nos grands dans un béat loisir, Et vivra le consul que je ferai choisir Pour être mon collègue. Eh ! bien, je le déclare, Moi, j'aimerais autant croire au Styx, au Tartare, A Vénus mon aïeule.
HIÉROCLÈS
Il faut bien cependant Par des dieux mieux compris...
96 « ! SÀR.
CÉSAB.
Non , c\ Bl surabondant. il D'est de dieu que L'homme, il n'est d'autre puissance Que la sienne, et lui Beul a donné La naissance
dieux prétendus qu'adore l'unii Qui ne sont vrais qu'en songe et oe sont bons qu'en vers.
Il II' ROGLÈS.
Je ne m'attendais pas, César, a les défendre Contre un futur pontife.
i ni pouvez-YOus les prendre I On ' dans L'espace vide et seul illimité Qui, nous enveloppant de son infinité, Nous fait sentir Le peu qu'est le monde où nous sommi s. M ii- nous pouvons un jour y commander aux homn ' - seul Olympe et je veux y monter,
Et rien, dans mon chemin, ne saura m'arréter. Je ii»' suis pas bien sûr, pour moi, de votre atome ; Mais, là vous dites vrai, notre âme est un fantôme oui doit s'évanouir e4 nous ne serons pli s, Il ne restera rien alors de Julius.
espril qui voit clair m tout et dans tout homme Et cette volonté si forte seront connue Qs étaient un quart d'heure avant le seul moment où l'être m'( si venu, je nerëlis pas comment, Pour jouir, pour agir, et dans la nuit profonde Où je marche, avancer en agitant le monde. o destins des mortels au fond indifférents! Mais Les uns sont petits et Les autres sont grands, Mais tous vont an néant, quelques-uns a L'histoire. Ami. décidément je ne crois qu'à 1 1 gloire.
PB i:\ll ÈRE l'Ai; I 1 1. 37
An sein d'un sorl êtroil y périrais d'ennui.
Voilà pourquoi je veux qu'un me nomme aujourd'hui
Grand pontife, ci demain nous verrons.
KIÉROCLÈS.
Moi j'admire Qu'en méprisant la vie on y cherche l'empire.
Qu'y faire sans cela9 mais ma mère paraît, Elle pleure.