PRESQUE TOUS LES SÉNATEURS
fils.
UN SÉNATEUR timidement.
Il n'en a pas !
CIMRER.
N'importe,
CASCA
La rage me transporte.
CIMBERâpart.
Ali ! ce trait-là par moi ne fut pas mal trouve, Le peuple cette fois en sera soulevé,
Haut.
Ou jamais. Est-ce tout, pères conscrits? personne, N'a-t-il à nous donner un avis? qu'il le donne. Sommes-nous assurés de ne négliger rien, Pour honorer César? Voyons tous, cherchons bien.
A part.
La bassesse est à bout, la bassesse abusée Et l'adulation elle-même épuisée.
Haut.
Maintenant rédigeons le décret mûrement, Puis allons à César le porter humblement.
372 I ÉSAR.
LE FORUM
CÉSAR assis devant toi ro>tres sur un siège d'ivoire, pi lui PANSA et BVL131S; CITOYENS ROMAINS; eusuii
UN CITOYEN ROMAIN
Il a l'air soucieux et sur la multitude Il promène un regard rempli de lassitude.
DM AUTRE.
César a bien vieilli, son front hâve eJ ridé Semble de courtisane un vieux front mal fardé.
UN AUTRE
CSsar doit s'ennuyer, il ne fait plus la guerre.
Il fait des monument-, des lois.
UN AUTRE
C'est bien vulgaire Pour lui «iui conquérait un royaume en trois jour.-.
UN AUTRE
Ah ! cette activité ne peut duivr toujours.
UN AUTRE
Il court de « igues bruits, un pressentiment sombre De conspiration- qui se trament dans L'ombre.
i \ AL IRE.
ro Liges oombreui semblent Le menacer, On a vu dans Les airs des fantômes passer,
01 A I li 1 1: M K PARTIE. 373
Des hommes toul à coup entourés par la flamme; On dirait que l'Orcus l'attend el le réclame. Passant le Rubicon, il avait consacré Quelques chevaux aux dieux, ces chevaux ont pleuré.
I N VIEUX CITOl EN ROM UN.
César veul de l'Étal changer la forme antique, El chaque changement de notre république
Est toujours annoncé, nous disent les plus vieux, Par des signes; je crains la colère des dieux.
UN CITOYEN
Mais voilà le sénat qui vient, Cimber en tète,
Apporter à César quelque plate requête,
Sans doute ; chaque jour, courbant plus bas le front
Devant le dictateur., ils nous le gâteront.
CIMBER à la tête du sénat.
Divin César, voici ton sénat.
César fait un mouvement «le degoùt.
PANSA
Dissimule Ton mépris.
CÉSAR a Pansa.
C'est plus fort que moi, ce préambule
A Cimber.
Me dégoûte déjà. Donne-moi cet écrit.
II lit.
Quel avilissement à chaque ligne inscrit!
UN CITOYEN ROMAIN
Il ne se lève pas.
PANSA ..César.
Lève-toi, l'on murmure, Ne fais pas au sénat cette morlelle injure.
374 CÉSÀF
BALBDS.
Eh ! ne te 1ère pas; jamais n'apprendras-tu, r, à recevoir le respect qui t'est dû f
Ils ne méritent pas que pour eux on se lèf€ :
Ce sont de lâche- cœors... Mais il faut que j'achève.
Après avoir lu.
Aux .honneurs accordés pourquoi rien ajouter0 On devrait les restreindre et non les augmenter.
UN SÉNATEUR l part.
Ces arrogances-là pour toi seront fatales !
UN CITOYEN ROMAIN
Mes amis, c'est le temps des folles lupercales, Oublions l'avenir, ne songeons qu'au présent; Il est pour chaque jour un spectacle amusant A Rome, jeux, combats, pompe ou cérémonie, Cela distrait, du moins jamais on ne s'ennuie.
UN AUTRE
Vois Antoine tout nu par le Forum courir.
DU AUTRE
Il est devant (".•'
UN AUTRE
nue lui peut-il offrir?
- UN AUTRE
Grands dieux! un diadème.
ON Al TRE.
Oui, c'est un diadème I Il prononce le oom «le roi, bc ld laie extrême !
mi \ l MÊME PARTIE. 875
l N M TRB.
César a refusé, tout le peuple applaudit.