CAT1LIR
Aile/, qu'on se retire,
Kl. h' iiiuini m venu, je VOUS le l'.'nu dire.
I «nu sortent.
CATILINA ^eui.
l'attends ici César. Combien j'aimerais mieux su- ;i lui seul que tous ces lui ieux !
Mais il \i»'iit.
( \l IliW. (.1 s\li.
CES k
Qu'esl ceci?
PREMIÈRE l'Ain IK. 49
CATltlIS \.
C'esl le \;ih' sacré Où, mêlant notre sang, nous avons tous juré La mort de nos tyrans.
Éloigne, je te prie, Ce lugubre appareil qui sent la boucherie.
CATILIXA pose la coupe dans le fond de la chambre.
Soit. En ce lieu, César, secrètement conduit Par de sombres chemins au travers de la nuit, Tu ne crains rien ?
Parlons des projets que tu formes.
C \TILIXA.
Mon but est dans l'état d'établir des réformes.
Violentes?
CATILIXA.
Sans doute, un vieux corps gangrené Comment à la santé serail-il ramené, Si ce n'est par le fer ou le feu qu'on applique Au membre en pourriture ou bien paralytique, Pour retrancher ce membre ou pour le ranimer?
Sergius, c'est détruire et non pas réformer.
CATILIXA.
Tl faut couper au vif si le mal est extrême.
Et quand sur ce point-la je penserais de même, Quels sont tes instruments ?
catilik \.
P g nommes résolus
nui. le r 1 1 1 \ « • tiré, ne le remettront plus
le fourreau, des gens d'une forte nature tjui toujours devant eux marchent...
A l'aventure.
CATILIN A.
Il faut risquer.
Parfois, mais alors seulement Que risquer est utile, et qu'on a mûrement
chaque moyen; quand tout est pjrét, un ose. Allant sans hésiter au but qu'un se propi
L'on arrive ou l'on meurt. Avant d'en venir là 11 faut avoir longtemps préparé.
CATILIN A.
C'est cela, si, depuis longtemps, jour et nuit je prépare rand soulèvement, formidable...
Barbare, Où l'on égorgera beaucoup?
CATILIN A.
Peut-être bien.
Mais, au sang qui répugne il ne parvient à rien.