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LE VOISIN

Puisque chez toi ce soir on fête la déesse, Tu peux dormir ici, Cicéron, je te laisse.

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58 I ÊSAR

( K i ■■ . \ d'abord, poia eottrite n i.i.mia et il i.i i\.

( ni 'i:n \.

I nui- loi le grand jour, û Marcus Tullius, Il faut d'un vieux Romain déployer les vertus, Kl donnera ton nom la gloire La plus belle; Mon consulat s'illustre, un dangereux rebelle, Fameux par le désordre el par 1 assassinat, Mi voix l'a terrassé trois fois en plein sénat. Oui, il«' me surpasser, j'avais la conscience!

i Jus [u'à quand abusant de notre patience? »

Quel exorde ! il a fui, c'en est fait. — Ces discours

Demeureront, je crois, modèles à toujours.

j'ai rencontré des traits que n'a point Demosthène

Que l'on appellera le Cicéroti d'Athène.

Maintenant il me restée prendre un grand parti.

Du plan des conjurés par Crassus averti,

Quelle marche ai-je à suivre? Allons, Ifarcus, prends garde,

! . l'univers te regarde.

Les sages que le monde a toujours honoi sur d'autres poii ts, ici sont sépj Ceux-ci vers la douceur, d'autres vers la clémence

Penchent, le sage vrai doit tenir la balance É ral«' entre eux, peser prudemment la valeur

Des arguments divers et choisir le meilleur;

Mais, je n'ai pas le temps d'observer la méthode

Des académiciens, ce serait plus commode ;

Le t. mi - il me faut agir, non raisonner.

Si je fais arrêter d'abord, puis condamner

Lentulus, Céthégua avec tous leurs compli< es :

Si de ma propre main, je les livre aux supplii

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