LE VÉTÉRAN DE SVLLA, LE GLADIATEUR, LE PROLÉTAIRE
LE VÉTÉRAN
Le gladiateur !
LE GLADIATEUR
Oui.
LE VÉTÉRAN
Qui, toi? que viens-tu faire ?
LE GLADIATEUR
Nous sommes enrôlés dans une même affaire... Ici ce que tu viens faire, probablement.
LE VÉTÉRAN
Il est dur de trouver un pareil garnement Partout. Serais-tu donc aussi de l'entreprise ?
LE GLADIATEUR
Suis doute; Cicéron, ce coup, celte surprise..-. Tu a ois qu'on peut parler sans crainte.
LE \ 1. 1 Kl, AN.
Qu'est cela?
Od ne connaissait pas m mol avec Sylla. De la sorte, il B'agit de dépêcher ce! homme ;
a doute un proscrit... on proscrit donc a Rome Encor comme au bon temps du grand Cornélius. Seulement je ne sais quel esl ce Céthi g Le neveu de Sylla ne l'a pas dit
LE GLADIA 1 IL R.
Qu'importe !
rourvu que le sang coule el que cela rapporte.
LE VÉTÉRAN
Et de plus je serais bien aise qu'un m'apprit Ce qu'esl ce Cicéron.
LE GLADIATEUR
Un plébéien maudit.
LE Vl'.TÏ RA.Y
S'il est plébéien, toi, dû parti populaire, Pourquoi l'assassiner P
LE GLADIATEUR
Pourquoi ? pour le salaire.
Je ne demande pas, pourquoi ? non, mais combien f
LE VÉTÉRAN
Que lui reproehe-t-on?
LE GLADIATEUR
Ma foi, je D'en sais rien.
Question qui, par moi, n'esl jamais débattue; Tuer est mon état, on me paye et je tue.
PKEMIKIU; PARTIE. W
LE PROLÉTAIRE
César ne l'aime pas ce Cicéron, je croi, il résiste à César et c'est assez pour moi.
Les mêmes, UN AFFRANCHI, CÉTHÉGUS suivi d'un esclave. L'esclave frappe à la porte de Cicéron.
CÉTHÉGUS
Frappe, frappe plus fort. Nul n'ouvre... Qu'on me nomme Céthégus et qui vient pour le salut de Rome Lui parler ; l'insolent! il ne m'ouvrira pas.
L'AFFRANCHI
Je crains que vous n'ayez ici perdu vos pas. Je sais de bonne source, ainsi que toute chose, Qu'au logis Tullius n'a point dormi; la cause Est que, chez le consul, les matrones sans bruit, Selon l'usage ancien, célébraient, cette nuit, Les mystères sacrés de la Bonne Déesse D'où tout homme est exclu.
LE VÉTÉRAN sasseyant à terre.
Dès lors, rien ne nous presse, Nous l'attendrons ici.
CÉTHÉGUS
Non, allons le chercher.
Venez, dans quelque coin qu'il puisse se cacher, Nous saurons le trouver. Mais d'où naît ce tumulte?
.il CÉSAF
Lu i in ÉDEirre, | ÏCÉROI II I NI S PATRICIENS
et de I m \ uni. s qui PeBcortent