LA VESTALE
Sylla, qui ne crains point les hommes, crains les dieux.
SYLLA
Oui, j'honore les dieux, en eux je me confie, Car, vingt fois leur puissance a conservé ma vie. Je suis l'heureux Sylla, mon bonheur me vient d'eux.
Tirant de son sein une petite statue d'Apollon et la baisant suivant sa coutume.
— Ceci m'a secouru dans des pas hasardeux. — Je t'accorde sa grâce, ô très-sainte vestale, Je crains qu'à Rome un jour elle ne soit fatale; Que le sort s'accomplisse, — ah ! dans ce Julius Il est, croyez-le bien, beaucoup de Marius.