‹ CésarChapitre 5 sur 223 · LA VESTALE · texte numérisé non relu

LA VESTALE

Sylla, qui ne crains point les hommes, crains les dieux.

SYLLA

Oui, j'honore les dieux, en eux je me confie, Car, vingt fois leur puissance a conservé ma vie. Je suis l'heureux Sylla, mon bonheur me vient d'eux.

Tirant de son sein une petite statue d'Apollon et la baisant suivant sa coutume.

— Ceci m'a secouru dans des pas hasardeux. — Je t'accorde sa grâce, ô très-sainte vestale, Je crains qu'à Rome un jour elle ne soit fatale; Que le sort s'accomplisse, — ah ! dans ce Julius Il est, croyez-le bien, beaucoup de Marius.

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