I BAR
Non, chez les Parthes.
CRASSES
Quoi?
Je pense qu'on pourrait Les vaincre quelque jour, ot qu'on s'enrichirait
Là, glorieusement. Cette guerre ordonné.-. Peut-être qu'à Crassus elle serait donnée. Je pourrais l'y servir. Il faudrait un effort, Car lui Pompée aussi la désire très-fort. Et s'il était mon gendre...
CRASSUS à part.
Alliance fatale Et qui grandirait trop la puissance rivale
Haut.
I». Pompée. O César! veux-toi pour l'avenir Tous deux étroitement contre lui nous unir?
S \ R souriant.
Eh ! cela, cher Crassus, de toi dépend.
CRASSUS
Sans doute le voudrais pour beaucoup l'obliger, mais...
Ecoute, L'état où nous vivons ne peut longtemps durer; Le pouvoir est flottant, il faut s'en emparer,
PREMIÈRE l'Ai; I l l 99
Pour sauver la pairie il faut que quelques hommes Qui connaissenl les temps et son! ce que noua sommes, A propos, à l'Étal sachant se dévouer, Sur des écueils certains l'empêchent d'échouer. Quand viendra le moment, et ce moment est proche, Alors, pour qui m'aurait refusé nul reproche A faire, seulement obligé de choisir Entre Pompée >-t lui...
CRASSl'S.
Je cède à ton désir.
Je serai trop heureux, quoi qu'il doive s'ensuivre De te plaire, ce soir je veux qu'on te délivre La somme qu'il te faut, elle est comme en tes mains.
Adieu, vainqueur du Parthe et sauveur des Romains.