‹ CésarChapitre 95 sur 223 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Il franchit Cévenna par les neiges couver!,

Dans l'Anémie un jour descend en plein hiver.

Puis on le trouve à Vienne, en moins de trois journées,

Il atteint du Liger les rives étonnées.

Quand on le croit bien loin soudain il reparaît,

Pour aller vaincre ailleurs il repart, on dirait

Par un frondeur habile une balle lancée;

Mais que lui servira cette marche pressée,

Quand les peuples Gaulois trop longtemps isolés,

Contre lui, de concert, marcheront rassemblés?

Il n'aura plus alors l'espoir de les surprendre

A l'insu l'un de l'autre. Il faudra se défendre

Sur un point, contre tous, et nous l'écraserons,

Et nous aurons vaincu César.

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