Hélas! pourquoi suis-je sitôt lassé
Sitôt vaincu dans ma persévérance !
Ah! je ressemble, en ma triste inconstance, Au faible épi que le vent a froissé.
5 . J'ai donc besoin que tu changes mon cœur : Que ton Esprit le fléchisse et l'instruise ; Que pas à pas ta droite me. conduise,
Et mette en moi la force et la ferveur.
HÉBR. XII, 1, 2. Nous étant débarrassés de tout fardeau» et du péché dont nous sommes si aisément enveloppés, fournissons avec constance la carrière qui est ouverte devant nous, ramenant nos regards sur Jésus, Prince et Consommateur de la Foi.
4* Dans rabattement au jour de V épreuve,
1 . Travaux, douleurs et train de guerre, Sont du Chrétien la sûre part :
Mais Jésus a vu sa misère :
Il est sa force et son rempart.
2. Je vois qu'en vain mon âme espère De se dépouiller du péché :
Mais, Jésus! tu vois ma misère.
Et pour moi ton cœur est touché.
3. Je crois souvent qu'à ma prière Dieu courroucé ne répond plus :
Mais, Jésus! tu vois ma misère; Je ne crains donc aucun refus.
4. Souvent, aussi, je trouve amère La coupe que m'offre la Foi :
Mais, Jésus! tu vois ma misère, Et je ne la bois qu'après toi.
6. Souvent, encor, mon cœur diffère De s'approcher de son Sauveur :
Mais, Jésus! tu vois ma misère, Et tu supportes ma lenteur.
6. Ainsi, Seigneur ! mon Dieu, mon Père 1 Je regarde à Toi chaque jour :
Puisque tu connais ma misère.
Je reste en paix dans ton amour.
142 ni. VknctiË. —^Ttcxnmim u^foi,
1 . Que de larmes, Et d'alarmes, Sur le chemiq de notre foi !
De la mort s'y trouve la loi.
Et du péçjié les triste^ charmes.
Mais en Jésus, mon Rédempteur, Je suis rendu plus que vainqueur.
2. Sijëjais^e, I^ar faiblesse, Le droit sentier de sainteté ; Si mon méchçint cœur est tenté De résister à la sagesse, Ah ! ixion Sauveur ne tarde pas A redresser vers lui mes pas!
3. Si jô douté, En' mtf rbiité; Que de' moi' de Séighetar 'à)îf près ; De son amour mille bienfaits Uïbtitt'ent qu'il' me Voit' et m'écoute OiiiV qtf il ôôtinaît toûis miès( dëèirs. Et (jîu- il répond à' mes sôlipirs.
Deut. XXXII, 11. Comme Taigle encourage sa nichée, voltige au-dessus de ses petits, éteild ses ailes sUr le^c[ûelles il les accueille et les porte, ainsi l'Eternel seul conduit ton peuple.
.SENTIItfENT DE NOTRE .MI^ÈftE. 143
4. Non, sa grflce Ne se lasse Ni de sauver, ni de bénir. Oh ! qu'il est doux de se sentir Dans la lumière de sa face !
< Là, tout est paix ; là,, tout est beau : Tout est bonheur toujours nouveau !
5. Ah! qu'il vienne Et se tienne Tout près de moi, sur mon setitier!
Qu'il y soit toujours. le premier.
Et que sa droite m'y soutienne !
Non, je ne crains aucun ennui Si Jésus me tient près de lui.